Politique

  • Russie : La Cour constitutionnelle autorise Vladimir Poutine à briguer deux nouveaux mandats

    Le président russe pourrait rester au Kremlin jusqu'en 2036

    C’est reparti pour… deux tours. Le Cour constitutionnelle russe a donné son accord, ce lundi, à une vaste réforme voulue par le président Vladimir Poutine. Cette nouvelle loi donnera notamment au président russe le droit d’effectuer deux mandats supplémentaires après la fin de l’actuel en 2024.

     

    La juridiction a publié sur son site Internet l’arrêt, dans lequel elle estime que le projet de réforme est bien conforme à la législation. La Cour ajoute avoir adressé cette décision au Kremlin.

    Un vote le 22 avril

     

    Le texte doit encore être définitivement approuvé lors d’un « vote populaire » prévu le 22 avril. Malgré les inquiétudes liées à la pandémie de coronavirus, cette date est pour l’instant maintenue.

    Vladimir Poutine avait signé samedi cette vaste réforme constitutionnelle qui, grâce à un amendement ajouté à la surprise générale quelques jours avant et vivement dénoncé par l’opposition, pourrait permettre au président russe de rester au pouvoir jusqu’en 2036.

    L’amendement en question permettra à Vladimir Poutine de remettre à zéro le nombre de ses mandats présidentiels, alors que la loi russe interdit au président d’effectuer plus de deux mandats consécutifs.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/russie-la-cour-constitutionnelle-autorise-vladimir-poutine-%c3%a0-briguer-deux-nouveaux-mandats/ar-BB11gUM9?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Russie : Vladimir Poutine, président à vie ?

    À la tête du pays depuis vingt ans, Vladimir Poutine a fait voter mardi 10 mars un amendement lui permettent d'y rester jusqu'en 2036. Une situation exceptionnelle.

    Vladimir Poutine, qui dirige le pays depuis 20 ans, est parvenu à faire voter un amendement surprise à la Constitution. Ainsi, il pourra rester président jusqu'en 2036. Les députés et les sénateurs l'ont approuvé, mais les opposants dénoncent un putsch. Si cette situation arrivait, Vladimir Poutine dirigerait le pays jusqu'à l'âge de 84 ans. Le parlement russe a en tout cas rendu cela possible grâce à un tour de passe-passe exceptionnel parfaitement orchestré.

    Seize ans de plus au pouvoir ?

    Une députée proche du Kremlin et ancienne cosmonaute a déposé l'amendement à la dernière minute, mardi 10 mars. "Je propose que soit levée la limitation des mandats présidents et que soit inscrite une disposition permettant que le président sortant ait le droit d'être élu comme tout autre citoyen", a demandé la députée russe Valentina Terechkova. Vladimir Poutine est ensuite arrivé, encourageant les députés à voter cet amendement. Trente minutes plus tard, le vote était terminé, permettant au président de rester au pouvoir potentiellement seize ans de plus.

     

    source: https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/vladimir-poutine/russie-vladimir-poutine-president-a-vie_3861997.html

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  • Russie : le sacre discret du tsar Poutine

    On pose ce matin le doigt à Moscou. Pendant que le monde fait face à la crise du coronavirus, Vladimir Poutine, lui, propose purement et simplement de rester au pouvoir.

    On peut reconnaître à Vladimir Poutine un savoir-faire remarquable. Sur le fond et sur la forme. Sur le fond, il vient tout simplement d’annoncer qu’il comptait bien rester au pouvoir, et sur la forme, son annonce est apparue comme une réponse à une demande générale. À la Douma, les députés étaient réunis pour étudier une réforme constitutionnelle, pour donner justement plus de pouvoir au Parlement. La députée Valentina Terechkova, 83 ans ancienne cosmonaute, prend la parole. Elle explique que si la situation l’exige, il faut sans doute permettre à Vladimir Poutine d’envisager de rester. Le président suspend la séance, et comme quelques minutes plus tard, comme par magie, Poutine arrive à la tribune pour une adresse solennelle… Il fait comme s’il répondait à une demande générale.  

    Poutine se pose en sauveur de la nation, une fois de plus    

    Il fait mine de se sacrifier, et raconte que dans un monde de menaces économiques et sécuritaires, oui, finalement, la stabilité a des vertus et qu’il faut "repartir à zéro". C’est-à-dire faire comme s’il n’avait jamais été président, puis Premier ministre, puis président, et ce depuis 21 ans… Le texte est soumis au vote, et immédiatement adopté à une large majorité. Pour la forme, Poutine propose une consultation populaire le 22 avril et une ratification par la Cour Constitutionnelle. Deux étapes qui ne font aucun doute pour lui  

    Propositions conservatrices

    La foi en Dieu inscrite dans la Constitution, mais aussi l’interdiction du mariage homosexuel, ou encore la protection de la vérité historique de l’Etat, c’est-à-dire l’obligation de raconter la bonne version de l’aventure de Poutine dans l’histoire russe, la sienne. Bref, la révision de la Constitution, qui devait aboutir à un rôle plus fort du Parlement, s’est transformé en pouvoir accru et sans limite du président Poutine et d’un virage conservateur. Un discret sacre de Poutine, tsar de Russie.

     

    source: https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-est-a-nous/russie-le-sacre-discret-du-tsar-poutine_3841591.html

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  • Russie : l'opposition défile dans les rues

    Ce rassemblement visait également à commémorer la mort de Boris Nemtsov, l'une des principales voix anti-Poutine jusqu'à son assassinat en février 2015.

    Pour la première fois depuis l'annonce de la révision constitutionnelle voulue par Vladimir Poutine, l'opposition est descendue dans les rues à Moscou. Plus de 22 000 personnes se sont rassemblées, selon l'ONG Compteur blanc, alors que la police a comptabilisé 10 500 personnes. Le but de ce rassemblement : protester contre les réformes constitutionnelles voulues par le président russe et rendre hommage à l'opposant Boris Nemtsov, assassiné il y a cinq ans au pied du Kremlin.

    Il s'agit du premier rassemblement d'importance de ce genre depuis le mouvement de protestation en faveur d'élections libres qui avait secoué Moscou à l'été 2019 et avait été fermement réprimé. « Je suis contre les changements constitutionnels. Je veux que le pouvoir puisse être changé et je ne veux pas que nous ignorions le droit international », a déclaré Albina Poukhova, 54 ans. Pour un autre manifestant, Semion Pevzner, 75 ans, la réforme voulue par Vladimir Poutine « n'a qu'un seul but : rester au pouvoir par n'importe quel moyen ». Les manifestants appelaient également à la libération des « prisonniers politiques », des jeunes Russes condamnés ces derniers mois dans diverses affaires controversées pour « violences » contre les forces de l'ordre ou activités « terroristes ».

    Autorisée par les autorités

    Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie, près de 2 000 personnes ont défilé jusqu'au monument aux victimes des répressions politiques. « Il s'agit, de fait, de la seule possibilité de dire que nous sommes contre ce qui se passe dans le pays et contre l'État policier », a affirmé Galina Zouïko, 55 ans. « Le Kremlin va regarder combien de gens participent à la marche pour Nemtsov. De cela dépendra avec quel niveau de cynisme ils continueront l'opération destinée à maintenir Poutine au pouvoir », a écrit mardi sur Twitter l'opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny.

    Autorisée par les autorités, la marche est la première manifestation d'importance depuis que Vladimir Poutine a annoncé une révision constitutionnelle qui renforcera plusieurs prérogatives du président et musclera le rôle du Conseil d'État, un organe jusqu'alors consultatif. Pour beaucoup d'analystes, Vladimir Poutine organise avec cette réforme l'après-2024, en se laissant le maximum de portes ouvertes pour préserver son influence et pérenniser le système qu'il a bâti en 20 ans au pouvoir, alors qu'il doit quitter la présidence puisqu'il ne pourra pas se représenter. Selon un récent sondage du centre indépendant Levada, seuls 25 % des Russes sont prêts à voter en faveur des changements constitutionnels, tandis que 65 % disent ne pas comprendre ce qu'ils signifient. Les sondés sont divisés sur l'avenir du président : 44 % veulent le voir quitter le pouvoir après 2024, 45 % le voir rester.

    Cinq hommes arrêtés pour l'assassinat de Boris Nemtsov

    L'assassinat par balle de Boris Nemtsov avait provoqué une onde de choc dans la société russe comme à l'étranger. Les appels à retrouver les auteurs et les commanditaires s'étaient multipliés sur fond de soupçons d'implication des autorités russes. L'opposant, qui incarnait la génération des jeunes réformateurs des années 1990, avait servi dans le gouvernement de Boris Eltsine (1991-1999) avant de devenir un virulent critique de Vladimir Poutine. Il préparait au moment de sa mort une enquête sur l'implication de l'armée russe dans la guerre dans l'est de l'Ukraine.

    En 2017, cinq hommes originaires des républiques russes de Tchétchénie et d'Ingouchie ont été condamnés pour son meurtre à des peines de 11 à 20 ans de prison. L'enquête officielle estime que l'opposant a été assassiné pour ses critiques de l'islam, mais elle est mise en doute par l'opposition, qui soupçonne une implication de l'autoritaire dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, déjà mis en cause dans d'autres assassinats d'opposants et de journalistes.

    Le commanditaire présumé a été identifié par les enquêteurs comme Rouslan Gueremeïev, commandant d'une unité militaire tchétchène. Jamais arrêté, il aurait fui à l'étranger. L'Union européenne et Alexeï Navalny ont appelé les autorités russes à rouvrir l'enquête. « Nous n'avons vu aucun progrès majeur » dans l'enquête, a affirmé Alexeï Navalny samedi à la télévision d'opposition Dojd. « Nous allons continuer à nous rassembler (chaque année) jusqu'à ce que l'affaire soit résolue. »

     

    source: https://www.lepoint.fr/monde/russie-l-opposition-defile-dans-les-rues-29-02-2020-2365057_24.php

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  • Russie: un ex-patron du système pénitentiaire se suicide au tribunal

    Un ancien responsable de l’administration pénitentiaire russe (FSIN) s’est tiré une balle dans la poitrine mercredi au tribunal à l’énoncé de sa condamnation à trois ans de camp pour extorsion de fonds. 

    ncien chef du département des transports de FSIN, « Viktor Sviridov s’est suicidé dans la salle d’audience en se tirant une balle de pistolet dans la poitrine », a indiqué la porte-parole du tribunal municipal de Moscou. Viktor Sviridov, jugé pour le détournement de 10 millions de roubles (143.000 euros), venait alors d’être « condamné à trois ans de camp à régime sévère », a-t-elle ajouté, une peine éloignée des 15 ans de prison qu’il risquait au maximum. Selon les médias russes, il était atteint d’un cancer en phase terminale.

    La porte-parole a ajouté qu’une enquête a été ouverte pour déterminer comment il a pu faire rentrer une arme au tribunal, où les mesures de sécurité sont généralement très strictes. Le Comité d’enquête, qui est chargé des incidents graves, a indiqué qu’il chercherait à déterminer s’il y avait eu négligence et qu’il vérifierait « les détecteurs de métaux à l’entrée du tribunal, qui sont destinés à détecter les objets interdits ».

    Corruption

    La chaîne Ren-TV a diffusé des images qu’elle a présentées comme étant celles des caméras de surveillance, et sur lesquelles on voit Sviridov passant devant le détecteur de métaux et montrant son sac aux huissiers avant d’être autorisé à entrer. Alexandre Kotelnitski, son avocat, a indiqué à la chaîne Rossiya-24 que Viktor Sviridov avait utilisé son pistolet personnel reçu de ses supérieurs en récompense. Il n’avait jusqu’alors pas été incarcéré mais était assigné à résidence.

    La corruption du système pénitentiaire russe a éclaté au grand jour ces dernières années et provoqué l’arrestation de nombreux responsables et directeurs de prison, dont plusieurs se sont suicidés. Alexandre Reïmer, l’ancien grand patron du FSIN, est lui-même incarcéré depuis 2016, condamné à huit ans de camp pour avoir détourné environ 41 millions d’euros en surfacturant le prix d’achat de bracelets électroniques.

     

    source: https://www.sudouest.fr/2020/02/12/russie-a-l-annonce-du-verdict-un-ex-patron-de-l-administration-penitentiaire-se-suicide-au-tribunal-7186381-4803.php

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