Politique

  • Russie: un ex-patron du système pénitentiaire se suicide au tribunal

    Un ancien responsable de l’administration pénitentiaire russe (FSIN) s’est tiré une balle dans la poitrine mercredi au tribunal à l’énoncé de sa condamnation à trois ans de camp pour extorsion de fonds. 

    ncien chef du département des transports de FSIN, « Viktor Sviridov s’est suicidé dans la salle d’audience en se tirant une balle de pistolet dans la poitrine », a indiqué la porte-parole du tribunal municipal de Moscou. Viktor Sviridov, jugé pour le détournement de 10 millions de roubles (143.000 euros), venait alors d’être « condamné à trois ans de camp à régime sévère », a-t-elle ajouté, une peine éloignée des 15 ans de prison qu’il risquait au maximum. Selon les médias russes, il était atteint d’un cancer en phase terminale.

    La porte-parole a ajouté qu’une enquête a été ouverte pour déterminer comment il a pu faire rentrer une arme au tribunal, où les mesures de sécurité sont généralement très strictes. Le Comité d’enquête, qui est chargé des incidents graves, a indiqué qu’il chercherait à déterminer s’il y avait eu négligence et qu’il vérifierait « les détecteurs de métaux à l’entrée du tribunal, qui sont destinés à détecter les objets interdits ».

    Corruption

    La chaîne Ren-TV a diffusé des images qu’elle a présentées comme étant celles des caméras de surveillance, et sur lesquelles on voit Sviridov passant devant le détecteur de métaux et montrant son sac aux huissiers avant d’être autorisé à entrer. Alexandre Kotelnitski, son avocat, a indiqué à la chaîne Rossiya-24 que Viktor Sviridov avait utilisé son pistolet personnel reçu de ses supérieurs en récompense. Il n’avait jusqu’alors pas été incarcéré mais était assigné à résidence.

    La corruption du système pénitentiaire russe a éclaté au grand jour ces dernières années et provoqué l’arrestation de nombreux responsables et directeurs de prison, dont plusieurs se sont suicidés. Alexandre Reïmer, l’ancien grand patron du FSIN, est lui-même incarcéré depuis 2016, condamné à huit ans de camp pour avoir détourné environ 41 millions d’euros en surfacturant le prix d’achat de bracelets électroniques.

     

    source: https://www.sudouest.fr/2020/02/12/russie-a-l-annonce-du-verdict-un-ex-patron-de-l-administration-penitentiaire-se-suicide-au-tribunal-7186381-4803.php

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  • Un député russe meurt dans le crash d'un hélicoptère

    Le députe de la Douma russe Airat Khairouline a trouvé la mort dans un accident d’hélicoptère Bell ce vendredi 7 février au Tatarstan, en Russie, a appris Sputnik après des services d’urgence de la république.

    Airat Khairouline, député de la Douma et membre du parti politique Russie unie a succombé à ses blessures suite au violent atterrissage d’un hélicoptère Bell au Tatarstan ce vendredi 7 février.

    Deux autres personnes qui se trouvaient à bord ont été hospitalisées dans un état critique. Parmi elles, le pilote de l'aéronef.

    L’hélicoptère privé s'est écrasé sur la glace du réservoir de Kouïbychev, à six kilomètres de la côte.

    Des médias russes ont par la suite publié une photo de l’hélicoptère écrasé.

    irat Khairouline, 49 ans, a été réélu quatre fois à la Douma russe au sein du parti Russie unie. Il était également vice-président du Comité agricole de la Douma. Il était marié et avait deux fils et une fille.

     

    source: https://fr.sputniknews.com/russie/202002071043025993-un-depute-russe-meurt-dans-le-crash-dun-helicoptere/

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  • Le premier ministre russe Dmitri Medvedev annonce la démission de son gouvernement

    Cette annonce surprise intervient quelques heures après un discours de Vladimir Poutine annonçant des réformes de la Constitution.

    Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a présenté, mercredi 15 janvier, au président Vladimir Poutine la démission de son gouvernement. Cette annonce surprise intervient quelques heures après un discours du chef de l’Etat annonçant des réformes de la Constitution russe devant renforcer les pouvoirs du Parlement tout en préservant le caractère présidentiel du système politique qu’il pilote depuis vingt ans.

    « Ces changements [ceux annoncés par M. Poutine], une fois adoptés, (…) apporteront des changements significatifs non seulement à toute une série d’articles de la Constitution, mais aussi à l’équilibre du pouvoir, du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif, du pouvoir judiciaire, a expliqué, selon les agences russes, M. Medvedev. Dans ce contexte, il est évident que nous, en tant que gouvernement de la Fédération de Russie, devons donner au président de notre pays les moyens de prendre toutes les mesures qui s’imposent. C’est pour cela (…) que le gouvernement dans son ensemble donne sa démission. »

    Le président a remercié son premier ministre sortant et ses ministres, leur demandant d’expédier les affaires courantes jusqu’à la nomination d’une nouvelle équipe. « Je veux vous remercier pour tout ce qui a été fait, exprimer ma satisfaction pour les résultats obtenus (…) même si tout n’a pas réussi », a-t-il déclaré.

    Plus tôt dans la journée, lors de son allocution annuelle devant les membres du Parlement et les élites politiques, M. Poutine a proposé la tenue d’un référendum sur ces réformes. « Je juge nécessaire de soumettre au vote des citoyens du pays l’ensemble des révisions de la Constitution proposées », a-t-il déclaré dans son allocution, sans pour autant préciser le calendrier.

    « La Russie doit rester une république présidentielle forte »

     

    La principale mesure annoncée vise à renforcer le rôle du Parlement dans la formation du gouvernement, lui donnant la prérogative d’élire le premier ministre que le président sera alors obligé de nommer. Actuellement, la Douma confirme le choix du chef de l’Etat. Selon M. Poutine, il s’agit d’un changement « significatif » pour lequel il a jugé la Russie assez « mûre ». Le président ne semble, cependant, pas prendre trop de risques puisque les deux chambres du Parlement sont aujourd’hui dominées par des forces pro-Poutine et ne s’opposent jamais aux volontés du Kremlin.

    Les propositions de réforme exposées par M. Poutine visent aussi à renforcer les pouvoirs des gouverneurs régionaux, à interdire aux membres du gouvernement et aux juges d’avoir des permis de séjour à l’étranger et à obliger tout candidat à la présidentielle à avoir vécu les 25 dernières années en Russie.

    Néanmoins, Vladimir Poutine, dont l’actuel mandat s’achève en 2024 et qui, en l’état actuel de la législation, n’a pas le droit de se représenter, a souligné que la Russie devait rester dirigée par un système présidentiel. « La Russie doit rester une république présidentielle forte, c’est pourquoi le président, bien sûr, gardera le droit de fixer les missions et les priorités du gouvernement », a-t-il prévenu.

    Ainsi le président conservera le droit de limoger tout membre du gouvernement, nommera les chefs de toutes les structures sécuritaires, et pourra écarter les présidents des Cours suprême et constitutionnelle. Sans apporter de précisions, M. Poutine a aussi évoqué la question d’un changement de l’article qui limite le nombre des mandats présidentiels « à deux mandats successifs ». L’ensemble de ces annonces va donc continuer de nourrir les interrogations quant à son avenir au-delà de la fin de son mandat présidentiel actuel.

     

    source: https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/15/en-russie-vladimir-poutine-propose-un-referendum-sur-une-serie-de-reformes-constitutionnelles_6025964_3210.html

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  • Internet : la Russie se coupe volontairement du réseau mondial et teste Runet, un intranet souverain

    Fin décembre, la Russie a effectué un premier test de son internet souverain baptisé Runet. L’objectif officiel est de sécuriser son réseau national, mais fait craindre un contrôle plus strict du régime.

    a seconde puissance militaire au monde s’est volontairement coupée du reste du monde pendant quelques jours fin décembre. La Russie a testé Runet, son internet souverain, isolé du réseau mondial.

    Ce premier test grandeur nature découle de la loi sur la « souveraineté d’Internet » votée en mars 2019 par le Parlement russe. Elle accorde au gouvernement le pouvoir de déconnecter le pays du reste d’Internet, officiellement pour des raisons de « sécurité nationale ». Runet est censé mieux protéger le pays contre les cyberattaques, mais les opposants au régime estiment que cela va surtout renforcer la surveillance des internautes russes.

    « Il s’est avéré que les autorités et les opérateurs de télécommunications sont prêts à répondre efficacement aux risques et menaces possibles, et à garantir le fonctionnement d’Internet et du réseau de télécommunications unifié en Russie », a déclaré Alexei Sokolov, chef adjoint du ministère du développement numérique, des communications et des médias.

    La loi oblige en effet tous les fournisseurs de services Internet locaux à réacheminer le trafic Internet via des points de passage stratégiques sous la direction du ministère russe des Communications. Ces routeurs peuvent servir de gigantesques interrupteurs pour assurer le bon fonctionnement de l’internet russe, mais ils pourraient également fonctionner comme un appareil de surveillance des connexions et des consultations, à l’instar de la Grande muraille virtuelle mise en place par la Chine qui confie aux opérateurs la censure du web.

    « L’internet libre et l’internet souverain, ces deux notions ne se contredisent pas », a affirmé le président russe Vladimir Poutine, lors de sa conférence de presse annuelle la semaine dernière.

    L’ONG Human rights watch, avec neuf autres associations pour la défense des droits et des libertés, avait appelé au retrait du projet. Elle craint les dérives d’un tel dispositif. D’autant que la loi votée en mars 2019 qui lance Runet impose aussi aux opérateurs de bloquer et de pénaliser les sites web qui publient ce que les autorités considèrent comme des « fausses nouvelles » et « insultent » les autorités, les symboles de l’État et ce que la législation décrit vaguement comme une « société » russe. 

    Des contrôles de plus en plus fréquents

    Cette tendance à la reprise en main d’Internet inquiète car elle entraîne une restriction des libertés publiques et individuelles. D’après Freedom House, une ONG basée à Washington, près de la moitié de la population mondiale vivrait dans un pays où l’accès fixe ou mobile a déjà été déconnecté par les autorités.

    Limitation des connexions, utilisation des réseaux sociaux pour surveiller la population, interdiction de sites jugés illégaux… Des états comme la Chine, la Corée du Nord, l’Iran ou Cuba sont des spécialistes du contrôle de l’internet. Mais de plus en plus de pays, principalement en Afrique (Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Éthiopie, Tchad…) ou en Asie (Malaisie, Birmanie) ont restreint l’accès à Internet l’année dernière.

    La championne mondiale des coupures internet en 2019 est l’Inde qui, depuis quatre mois, a plongé le Cachemire dans l’isolement en coupant le réseau. Elle aussi met en avant la sécurité nationale et pourrait utiliser la position de monopole de plusieurs acteurs majeurs du web pour développer l’équivalent indien du Runet, le NayaBharatNet.

    Et pourquoi pas un internet européen ?

    L’idée d’un cyberespace européen avait été évoquée par Angela Merkel après les révélations d’Edward Snowden en 2013. Selon l’un des pères inventeurs de l’Internet, le Français Louis Pouzin, la création d’un espace sécurisé en Europe n’est pas impossible.

    « Il faudrait simplement qu’il puisse fonctionner en l’absence de ressources situées hors de l’Europe (personnel, données, voies de communication, énergie) et qu’il soit sécurisé sous le contrôle d’organismes européens. »

    source: https://www.sudouest.fr/2020/01/07/internet-la-russie-se-coupe-volontairement-du-reseau-mondial-et-teste-runet-un-intranet-souverain-7030693-4803.php

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  • Cette stratégie secrète de la Russie qui lui a assuré le leadership au Proche-Orient

    Comment la Russie est-elle parvenue à décider des destinées de la Syrie et du Proche-Orient, devant les États-Unis et l'Europe?



    Dans les années 90, après cinquante ans de présence dans le monde arabe, Moscou se retire de Syrie et quitte le Proche-Orient. L’intermède sera de courte durée. Dès 2012, les Russes profitent de la guerre civile pour faire leur retour. En 2019, ils sont devenus l’acteur incontournable dans la région.

    Comment expliquer qu’en l’espace de sept ans, un pays avec un PNB inférieur à celui de l’Italie, une armée sous-équipée, une économie sinistrée, soit parvenu à dominer le jeu au Proche-Orient quand l’Europe et les États-Unis, avec leurs moyens économiques ou militaires bien supérieurs, s’en sont montrés incapables? 

    Le concert de Palmyre 

    En mai 2015, les militants de l’État islamique entrent dans la ville antique de Palmyre. Rivés à leurs écrans de télévision, les Européens se préparent au pire. Les terroristes de Daech conduisent les exécutions publiques dans le théâtre antique, ils décapitent le directeur des antiquités de la ville après l’avoir torturé, et ils détruisent les vestiges archéologiques. En mars 2016, grâce aux bombardements russes, la reine de l’Orient est reprise par les troupes gouvernementales. Trois mois plus tard, l’orchestre du Mariinsky interprète des airs de Bach, de Prokoviev et de Shchedrin au milieu des ruines antiques; le concert sera retransmis à la télévision russe. Le message est clair: la “Troisième Rome” est de retour; face au terrorisme islamique et au déclin moral de l’Europe, la Russie est le garant de la civilisation, le dernier rempart contre le chaos et la barbarie. 

    L’accord de Sochi 

    Le 9 octobre, à la suite du retrait américain annoncé par le président Trump, les Turcs franchissent la frontière pour en chasser les Forces démocratiques syriennes (FDS). Quelques jours, plus tard, les Kurdes annoncent un accord avec Assad. Deux divisions gouvernementales, appuyées par les Russes, sont en route vers la zone de combat. Erdogan est coincé; il rencontre Poutine à Sochi. Un accord provisoire est conclu. Le sultan d’Ankara obtient sa bande de sécurité à sa frontière, des patrouilles conjointes turques et russes sont chargées de la surveiller, les Kurdes se retirent quelques kilomètres dans les terres. Deux jours après l’accord, les avions russes intensifient les bombardements sur les positions des factions rebelles à Idlib, dont la reconquête est la priorité du régime de Damas.

     

    source: https://www.huffingtonpost.fr/entry/cette-strategie-secrete-de-la-russie-qui-lui-a-assure-le-leadership-au-proche-orient_fr_5db70806e4b05df62ec2ffdf

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