Grèce

  • Un séisme surprend les habitants à l'ouest de la Grèce

    Belga) Un tremblement de terre d'une magnitude de 5,6 a surpris dans la nuit de vendredi à samedi de nombreux habitants de l'ouest de la Grèce. Selon des médias grecs, deux personnes ont été légèrement blessées et des bâtiment endommagés. Des routes secondaires ont dû être fermées.

     

    L'épicentre du séisme se trouvait près de la ville portuaire d'Igoumenítsa, près de la frontière avec l'Albanie. (Belga)

     

    source: https://www.rtl.be/info/monde/europe/un-seisme-surprend-les-habitants-a-l-ouest-de-la-grece-1205568.aspx

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  • Un blindé turc a-t-il vraiment tenté de forcer la frontière grecque ?

    Dans le cadre de la guerre des images sur fond de tension migratoire entre Athènes et Ankara, les autorités grecques ont transmis aux médias une vidéo où un blindé turc tirerait sur un grillage matérialisant la frontière entre les deux pays, comme pour laisser passer les demandeurs d'asile.

    Question posée par Marine Le Pen, le 08/03/2020.

    Bonjour,

    «Ces images de Turcs forçant militairement la frontière grecque sont-elles réelles ?» nous demande la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen dans un tweet citant un message du compte @ConflictsW qui repartage une vidéo postée le 7 mars à 19h03 (heure française). Que voit-on dans cette vidéo ? Pas grand-chose. Une personne filme l’écran d’un ordinateur qui affiche des images de vidéosurveillance tournées de nuit et datées du 6 mars à 21 heures. On devine des silhouettes, quelques arbres, et un grillage qui sépare deux véhicules. Celui qui est en arrière-plan, plus massif, semble effectuer une marche arrière. Une corde part de son pare-chocs avant en direction du grillage et semble se rompre, sans que rien ne se passe.

    L’internaute écrit qu’il s’agit d’un véhicule de type Hizir ou Ates appartenant à la Turquie qui tenterait de faire tomber le grillage qui sépare le pays de la Grèce, à Evros (région du nord-est). Une information relayée par de nombreux médias grecs (ici ou ) dans un contexte de vives tensions migratoires entre Athènes et Ankara.

     

    D’où vient la vidéo ?

    Ces images semblent être apparues sur Internet, le 7 mars au soir. Une des premières publications trouvées par CheckNews émane du discret compte YouTube «info info», qui poste depuis plusieurs jours des vidéos incriminant les gardes-frontières et militaires turcs. La première séquence se déroule à 21 heures le 6 mars et une autre (moins partagée) a lieu quelques minutes plus tard, d’après l’heure inscrite sur les images.

    Ces deux vidéos sont postées par «info info» à 19h11 et 19h13 (heure française) le 7 mars. Quelques minutes auparavant, elles étaient envoyées dans une conversation WhatsApp par un responsable communication du gouvernement grec, à tout un groupe de journalistes couvrant l’actualité de la frontière à Evros, et dont nous avons obtenu des captures d’écran.

    Contacté par CheckNews, le porte-parole du gouvernement grec qui a fait tourner la vidéo, détaille : «Cette vidéo a été tournée par des caméras de surveillance près du poste frontière de Kastanies. Le véhicule turc n’a pas réussi à faire tomber le grillage.» Comment est-il sûr qu’il s’agit bien d’un véhicule turc, et en particulier d’un Hizir ou d’un Ates ? «C’est la conclusion de notre analyse, parce que nous sommes habitués à voir ces véhicules.» Quand on objecte que la vidéo ne permet pas clairement de discerner à quoi est reliée la corde, le fonctionnaire se contente de nous renvoyer la vidéo qu’il a fait «fuiter» dans les médias grecs.

    A-t-on l’assurance de l’endroit où a été tournée la vidéo ?

    Il est difficile de trouver une source indépendante du gouvernement grec confirmant la scène. «Notre temps et notre présence sur place sont très contrôlés», avance comme explication un photographe qui travaille sur place, du côté grec. La chaîne russe Ruptly qui filmait en direct la frontière le 6 mars au soir depuis le poste frontière de Kastanies nous répond : «Nous avons dû arrêter la diffusion car l’autorisation d’accès à l’endroit où nous nous trouvions a été révoquée par les militaires grecs, pour nous et tous les médias présents.» Leur direct s’est donc interrompu à 20h26 heure locale, soit une demi-heure avant que ne survienne l’incident qui impliquerait un blindé turc.

    On peut toutefois comparer la vidéo des caméras de surveillance grecques aux images prises de la frontière prises par les nombreux médias présents aux alentours du 6 mars (comme celle-ci, ou celles ci-dessous).

    Le 7 mars 2020, près de Kastaniès (Grèce). Photo Achilleas Chiras. Nurphoto. AFP

    Les grillages (carrés avec diagonale) et la végétation (arbres sans feuilles et herbes sèches) semblent concorder avec la vidéo surveillance, sans qu’il soit possible d’être définitif.

    Des blindés turcs filmés à la frontière

    Par ailleurs, des sources turques rendent crédible la présence de blindés le 6 mars au soir près d’Edirne, la grande ville côté turque à proximité de Kastaniès où se serait déroulé l’incident.

    D’une part, la très officielle agence Anadolu a publié, le 6 mars, un reportage photographique sur les forces spéciales déployées pour garder la frontière dans cette zone. On y aperçoit notamment le même type de blindé que le gouvernement grec accuse d’avoir tenté de faire tomber le grillage. L’agence turque tweete aussi un reportage vidéo.

    Le même jour, une autre agence turque filme vraisemblablement la même colonne de véhicules sur les routes. Elle roulerait en direction d’Edirne. Mieux : le lendemain, Anadolu publie une vidéo où l’on entrevoit brièvement un véhicule de grande taille rouler, de nuit, à côté du fameux grillage. Une autre version de cette vidéo est publiée le 7 mars par un correspondant pour le média britannique The Independent. Il écrit que les images sont fournies par le gouvernement turc.

    Toutefois, aucune des personnes se trouvant sur place aux alentours du 6 mars et que nous avons contactée n’a été témoin de la tentative d’arrachage du grillage. Et les ministères turcs de l’Intérieur et des Affaires étrangères n’ont pas répondu à nos sollicitations.

    L’affaire illustre, plus largement, la difficulté des médias à travailler sur les évènements qui se déroulent à la frontière greco-turque, entre instrumentalisation de part et d’autre, restriction des accès, et difficulté à recouper les informations. «Athènes et Ankara ont partagé de nombreuses vidéos et photos incriminant les activités de l’autre à la frontière. Ce n’est pas toujours possible de distinguer le vrai du faux», décrypte une journaliste d’un grand média européen qui a travaillé près de la fameuse démarcation, côté turc. D’autant que «l’accès à la frontière et à Pazarkule [le poste-frontière qui fait face, en Turquie, à celui de Kastanies, ndlr] a été restreint pour de nombreux journalistes étrangers, ce qui rend presque impossible l’existence de témoins de cette scène, et complètement impossible le travail journalistique indépendant».

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/anti-infox-factchecking/un-blind%c3%a9-turc-a-t-il-vraiment-tent%c3%a9-de-forcer-la-fronti%c3%a8re-grecque/ar-BB112uch?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Un centre d'accueil de réfugiés incendié sur l'île grecque de Lesbos

    Un centre d'accueil pour réfugiés sur l'île grecque de Lesbos a été incendié samedi. Selon l'ONG suisse qui gérait le bâtiment, celui-ci a été "sérieusement endommagé", mais aucune victime n'a été rapportée.

     

    Sous tension en raison d'une nouvelle vague de demandeurs d'asile, à Lesbos, l'hospitalité a fait place à l'hostilité. Dernier exemple en date : un centre d'accueil pour réfugiés a été incendié samedi 7 mars, ont constaté des correspondants de l'AFP.

    Le bâtiment, géré par l'ONG suisse One Happy Family, "a été sérieusement endommagé, nous ne pouvons en dire davantage pour le moment", a indiqué une source au sein de l'ONG, qui n'a pas fait état de victimes.

    Des habitants de l'île et des membres de l'extrême droite grecque ont récemment protesté contre l'arrivée à Lesbos de plus de 1 700 migrants et réfugiés venus de Turquie, qui sont s'ajoutent aux quelque 38 000 déjà entassés dans des camps surpeuplés.

    Dans un contexte marqué ces dernières semaines par l'opposition de la population locale à la mise en place de camps de rétention supplémentaires sur l'île, le nouvel afflux de canots chargés de migrants avait suscité une explosion de colère à l'encontre des travailleurs humanitaires et des journalistes en particulier.

    Samedi, le ministère grec des Migrations a annoncé que deux nouveaux camps provisoires allaient être construits sur le continent, à Serres (nord) et dans la région d'Athènes, avec une capacité d'accueil de 1 000 places. Des habitants de la région de Serres ont manifesté cette semaine pour refuser cette installation, alors que circulait déjà la rumeur du choix de leur localité.

    Vers une accalmie migratoire ?

    Samedi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a donné l'ordre aux gardes-côtes d'empêcher les migrants de traverser la mer Égée, indiquant une possible accalmie dans la crise migratoire entre la Turquie et l'Union européenne.

    Le service des gardes-côtes turcs a par ailleurs assuré avoir sauvé jeudi 97 migrants en danger, accusant les Grecs d'avoir "dégonflé leurs trois bateaux et les avoir laissé dériver, à moitié en train de couler".

    Ankara et Athènes échangent continuellement des accusations concernant les migrants, les Turcs dénonçant la brutalité des Grecs à l'encontre des migrants, les Grecs accusant la Turquie de les pousser et même de les aider à passer en Grèce.

    De nouveaux heurts ont opposé samedi pendant plusieurs heures la police grecque et les migrants massés à la frontière avec la Turquie. La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour repousser les migrants qui tentaient de franchir les grilles au poste-frontière de Pazarkule (appelé Kastanies, côté grec). Ceux-ci leur jetaient des pierres et criaient "ouvrez les portes", selon des journalistes de l'AFP sur place.

    Des milliers de migrants tentent de passer la frontière entre la Turquie et la Grèce depuis que le président turc a annoncé le 29 février qu'il cessait de respecter un accord de mars 2016 avec l'Union européenne prévoyant que les migrants restent en Turquie, en échange d'une aide financière européenne à Ankara.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/un-centre-daccueil-de-r%c3%a9fugi%c3%a9s-incendi%c3%a9-sur-l%c3%aele-grecque-de-lesbos/ar-BB10TW2w?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • À la frontière gréco-turque, les migrants bloqués dans un bras de fer diplomatique

    Des dizaines de milliers de migrants attendent toujours à la frontière entre la Turquie et la Grèce. Alors qu'Ankara espère un mouvement migratoire d'une ampleur suffisante pour obtenir de l'aide de l'Europe sur le front en Syrie, les responsables européens évoquent un "chantage". Reportage de nos envoyés spéciaux à Edirne à quelques kilomètres de la frontière grecque avec ces migrants qui se retrouvent au cœur de ce bras de fer diplomatique.

    Il y a une semaine Recep Tayyip Erdogan a ouvert les frontières de la Turquie aux migrants qui souhaitent partir pour l'Europe. Mais les frontières de la Grèce, elles, restent fermées.

    A Edirne, à quelques kilomètres de la frontière grecque, des dizaines de familles patientent. Alia, une migrante irakienne, et ces cinq enfants ont été emmenés jusqu'ici dans des bus affrétés par les autorités turques.

    "Le bus nous a laissés juste ici, au bord de la route. On ne savait pas où on était. Après, nous nous sommes débrouillés pour aller jusqu’à la frontière terrestre, et on a attendu jusqu’à la nuit, mais on ne nous a pas laissés passer. Maintenant ils veulent nous ramener en bus vers la rivière qui longe la frontière, mais on ne veut pas, donc on reste ici", raconte-t-elle.

    "On ne veut pas aller là-bas. C'est dangereux. J'ai un petit frère. On est cinq enfants. On ne veut pas traverser dans l'eau, on a peur", rajoute sa fille.

    "Les deux États sont en train de commettre un crime ici"

    Le sentiment de frustration augmente parmi les migrants. "Les deux états sont en train de commettre un crime ici, l'État grec et l'État turc. Il y aurait dû y avoir des négociations d'abord, les portes auraient dû être ouvertes avant que tous ces gens ne soient emmenés ici", constate Leman Yurtsever de l'Association pour les droits de l'Homme d'Istanbul.

    Ces migrants sont à la merci des autorités des deux côtés de la frontière. Des agents de la police turque ont annoncé qu'ils vont disperser ce camp. Ils ont imposé aux migrants un ultimatum : rentrer à Istanbul ou bien partir vers la frontière grecque.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/%c3%a0-la-fronti%c3%a8re-gr%c3%a9co-turque-les-migrants-bloqu%c3%a9s-dans-un-bras-de-fer-diplomatique/ar-BB10OXee?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Grèce: les îles se révoltent contre les camps de migrants

    Reportage - Le gouvernement veut réquisitionner des terres sur les îles de la mer Égée pour construire des centres fermés pour 20 000 demandeurs d’asile.

     

    « On a supporté le plus gros de cette crise migratoire, on a perdu notre tranquillité, nos vies et maintenant on va perdre nos terres ? » Paraskevas, agriculteur bourru d’une soixantaine d’années est venu de l’île de Lesbos pour manifester le 13 février à Athènes contre la décision du gouvernement conservateur de créer des camps fermés sur les cinq îles de la mer Égée : Lesbos, Samos, Chios, Kos et Leros. Sur ces îles où vivent dans des conditions insalubres plus de 40 000 migrants, les nouveaux camps devraient en accueillir 20 000. Pour ce faire, les autorités prévoient de réquisitionner des terres et de démarrer la construction dès le mois de mars.

    « Pourquoi c’est toujours nous qui payons la note ? Pourquoi ne pas réquisitionner des terres dans le nord du pays où les réfugiés doivent être relocalisés ? » s’indigne Marika. Le gouvernement a des vues sur ses champs qui lui permettent de produire de l’huile d’olive et du miel pour arrondir sa maigre retraite. Sous la banderole « Plus aucun camp dans les îles. Fermez Moria », en référence au camp surpeuplé de l’île de Lesbos, les insulaires réunis devant le ministère de l’intérieur acquiescent.

    Des patrouilles pour empêcher la réquisition des terres

    Dans les futurs camps censés être opérationnels dès cet été, trois catégories de migrants seront confinées. Ceux qui doivent être expulsés ; ceux qui ont eu une conduite « incompatible avec l’octroi de l’asile » ; ainsi que tous les nouveaux arrivants, le temps que leur dossier de demande d’asile soit examiné dans les trois mois qui suivent leur arrivée. Pour le porte-parole du gouvernement, Stélios Petsas, « ces mesures vont décourager les candidats à l’asile. Elles ont été prises après un long dialogue avec les autorités locales. Maintenant il faut arrêter de discuter, il faut agir ».

    Mais les insulaires estiment ne pas avoir été consultés et refusent catégoriquement de céder leurs terres. Ils ont même formé des patrouilles de surveillance autour des terrains visés. Konstantinos Mouzouris, préfet du nord de la mer Égée, pourtant issu des rangs du parti conservateur Nouvelle Démocratie du premier ministre Mitsotakis, mène la contestation. « Pas question de dialoguer avec le gouvernement tant qu’il ne revient pas sur sa décision de réquisitionner les terres », clame-t-il en demandant que l’état d’urgence soit déclaré dans les îles « hot spot ».

    Car, à l’instar de nombreux camps, celui de Moria explose. Prévu en 2013 pour 150 personnes, il a étendu sa capacité d’accueil à 2 000 personnes mais en compte 16 000, dont plus de 2 000 enfants. Les tentes débordent à perte de vue, de part et d’autre du camp, dans des oliveraies centenaires. Un bidonville dangereux pour les femmes et les enfants s’est créé au fil des arrivées, et à la moindre pluie, il devient un véritable cloaque où règne la loi de la jungle.

    Durcissement de la politique migratoire

     

    Aussi, après avoir accueilli des années durant les réfugiés à bras ouverts, les insulaires leur ferment les portes et demandent un désengorgement immédiat des îles, la fermeture définitive des camps et le départ des ONG, réputées être « un État dans l’État ». Pour Aggeliki, la cinquantaine, c’est une question de dignité : « Moria doit fermer car c’est une honte pour notre île et aucun autre camp ne doit être construit ».

    Pour cette ingénieure, c’est toute la politique mise en place par les deux derniers gouvernements en Grèce et par l’Union Européenne qui doit changer. « L’accord UE-Turquie doit être annulé, martèle-t-elle. Les réfugiés doivent partir sur le continent avec des papiers légaux et de là, aller où ils veulent. Ceux qui restent doivent être intégrés dans la société grecque et ne pas être exclus dans des camps perdus au milieu de nulle part ».

     

    Le gouvernement conservateur a opté pour un durcissement de la politique migratoire : création de camps fermés, surveillance accrue des frontières, projet d’installer des barrières flottantes en mer sur 2,7 kilomètres de long, notamment au large de Lesbos, et accélération des expulsions. D’après le ministre de la migration Notis Mitaraksi, 20 000 migrants seront expulsés d’ici à la fin de l’année.

    Plus de 40 000 migrants sur les îles

    ► Les capacités d’accueil sur les cinq îles de la mer Égée, Lesbos, Samos, Chios, Kos, Leros, étaient initialement prévues avec 6 200 places. Or 41 000 personnes s’y entassent, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés, dont 22 % de femmes et 34 % d’enfants, sachant que 14 % des mineurs sont non accompagnés.

    ► Les principales nationalités parmi les migrants sont les Afghans (48 %), les Syriens (20 %) et les Somaliens (6 %).

    ► Depuis le début de 2020 : 3 400 personnes ont été transférées des îles sur le continent ; 3 500 personnes sont arrivées sur les îles ; et un millier sont rentrés en Grèce via la frontière terrestre avec la Turquie.

    ► En 2019 : 60 000 personnes sont arrivées sur les îles et 10 000 via la frontière terrestre avec la Turquie.

     

    source: https://www.la-croix.com/Monde/Europe/En-Grece-iles-revoltent-contre-camps-migrants-2020-02-14-1201078373

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