Géorgie

  • Géorgie du Sud: un nombre étonnant de baleines bleues observé

    En quelques jours, une équipe de biologistes a identifié par moins de 55 baleines bleues dans les eaux côtières autour de l’île sub-antarctique de Géorgie du Sud (Royaume-Uni). Du jamais vu depuis la fin de la chasse commerciale.

    Décimées au début du siècle dernier, les baleines bleues ont ensuite profité de l’interdiction de leur capture en 1966 pour reconstituer peu à peu leurs effectifs. On estime qu’au début des années 2000, il y en avait entre 5 000 et 12 000 dans tous les océans. Selon les régions, on constate depuis une augmentation des populations de 4 à 7 % par an. Il reste néanmoins difficile de faire des estimations précises tant ces animaux, aussi imposants soient-ils, sont discrets.

    D’où la surprise de biologistes qui, en 23 jours seulement, ont dénombré 55 individus au large de la Géorgie du Sud.

    « C’est vraiment, vraiment incroyable, s’est enthousiasmé Trevor Branch, de l’Université de Washington à Seattle (États-Unis). En près de 40 ans, je n’avais enregistré que deux observations de rorquals bleus dans la région. Depuis 2007, il y a peut-être eu d’autres observations isolées, dit-il, mais passer de pratiquement rien à 55 en une année est très étonnant ».

    Au cours de cette étude, dirigée par le British Antarctic Survey (BAS), les chercheurs ont identifié les baleines à la fois visuellement et selon leurs répertoires de chants. Dans certains cas, ils ont même réussi à prélever des échantillons de peau qui, après analyses, permettront de sonder l’état de santé de ces animaux.

    Une année normale pour le krill

    On souligne également que ce territoire se trouve dans une zone très abondante en krill, ces petits crustacés dont raffolent les baleines. On pourrait alors se demander si la croissance du nombre de baleines bleues dans la région pourrait être corrélée avec une année exceptionnellement chargée en krill, ou peut-être avec une pénurie de proies ailleurs. Mais les chercheurs en doutent.

    « Les données préliminaires ne suggèrent pas qu’il s’agit d’une année particulièrement inhabituelle, explique en effet Jennifer Jackson, co-auteure de l’étude. Ni cette année, ni l’année dernière. Donc, je pense que c’est plutôt positif. Nous savons qu’il y a 100 ans la Géorgie du Sud était un bon endroit pour les baleines bleues. Et aujourd’hui, après des décennies de mesures de protection, il semble que les eaux du territoire soient à nouveau prêtes à les accueillir ».

    Les chercheurs prévoient également de faire une nouvelle estimation officielle du nombre de spécimens dans la région à la fin de 2021. Celles-ci devraient être encourageantes, contrastant finalement avec le sombre passé de l’île.

    En 1902, le Commandant Carl Anton Larsen, à la tête d’un navire suédois, avait en effet remarqué la présence de nombreuses baleines autour de la Géorgie du Sud. L’endroit idéal pour y installer une station baleinière, s’était-il dit à l’époque. Au total, sept d’entre elles ont été construites et, en 1925, on estime que plus 175 000 baleines avaient été tuées.

     

    source:https://sciencepost.fr/un-nombre-etonnant-de-baleines-bleues-observe-en-georgie-du-sud/

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  • La Géorgie et ses alliés occidentaux accusent le GRU russe de cyberattaque

    La Géorgie affirme ce jeudi 20 février que la cyberattaque dont elle a été victime en octobre dernier avait été conduite par le service de renseignement militaire russe, le GRU.

    L’attaque a été « planifiée et conduite par la direction principale de l’état-major des forces armées de la Fédération de Russie ». C’est par ces mots que le ministère géorgien des Affaires étrangères a rendu publiques les conclusions de l’enquête ouverte après la cyberattaque d'ampleur ayant visé des milliers de sites internet en octobre 2019.

    Environ 15 000 sites internet géorgiens, dont ceux de la présidence, de tribunaux et de médias, avaient été touchés. Les sites visés affichaient une photo de l'ex-président Mikheïl Saakachvili, honni du pouvoir russe comme du pouvoir géorgien actuel, accompagnée de l'inscription en anglais « I'll be back » (« Je reviendrai »)

     

    La plaisanterie inquiète à Tbilissi, indique notre correspondant Régis Genté. Non seulement parce que le pays a déjà subi des attaques similaires au moment de la guerre russo-géorgienne de l’été 2008, mais aussi parce que d’autres ex-républiques soviétiques en ont été victimes. C'est le cas de sites web estoniens en 2007 ou du réseau électrique ukrainien en 2015. La cyberattaque montre aussi que la politique d'apaisement menée par le gouvernement actuel envers la Russie ne la prémunit pas des agressions de cette dernière.

    Washington et Londres accusent la Russie

    « La Géorgie condamne cette cyberattaque qui va à l'encontre des normes et des principes internationaux », ajoute Tbilissi alors que Londres et Washington ont aussi accusé, dans des communiqués distincts, Moscou d'être derrière l'attaque informatique.

    « La campagne de cyberattaques dangereuse et sans vergogne du GRU contre la Géorgie, une nation souveraine et indépendante, est totalement inacceptable », a ainsi déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab dans un communiqué. « Le gouvernement russe a le choix : poursuivre cette attitude agressive envers d'autres pays ou devenir un partenaire responsable qui respecte le droit international ».

    Le département d'État américain a lui évoqué des « cyberattaques généralisées » contre plusieurs milliers de sites web en Géorgie, estimant que ces opérations ont visé « à semer la division, à créer l'insécurité et à saper les institutions démocratiques ». Washington a appelé la Russie à « cesser ce comportement en Géorgie et ailleurs ».

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/la-g%c3%a9orgie-et-ses-alli%c3%a9s-occidentaux-accusent-le-gru-russe-de-cyberattaque/ar-BB10dgOx?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Géorgie: un pont entre l’Orient et l’Occident

    Entre vestiges de l’ère soviétique et boutiques de luxe, Tbilissi, la capitale de la Géorgie offre un visage baroque au centre du Caucase entre l’Orient et l’Occident.

    En contrebas du mont Kazbek qui culmine à plus de 5 000 m se niche le monastère de Guerguéti. Construit au XIVe siècle, il accueillait naguère des femmes venues de Rostov en Russie, arrivant au bout de leur pèlerinage les pieds nus et ensanglantés. À l’époque, les habitants des montagnes se voulaient libres et rejetaient le despotisme russe. La seule autorité légitime était le Conseil des Sages. Le président Mikheil Saakachvili qui modernisa le pays et quitta le pouvoir en 2013, se battit néanmoins contre l’habitude des vendettas ancestrales si profondément ancrée.

    Du Quai d’Orsay à la présidence

    À Tbilissi, capitale de la Géorgie, que sépare le fleuve Koura, on accède par un téléphérique à la forteresse de Narikala qui offre un joli point de vue sur cette ville baroque. À ses pieds, la vieille ville avec ses figuiers dans les ruelles bordées de maisons anciennes en bois, son petit théâtre de marionnettes et son jardin botanique. Ou un peu plus loin, la mosquée Juma mais aussi la cathédrale arménienne Saint-Georges car les religions cohabitent ici malgré la prédominance orthodoxe que l’on retrouve dans les cathédrales de Sion et de la Trinité. Et encore plus loin, le controversé pont de la Paix qui permet de changer de rive pour aller faire du shopping dans les boutiques de luxe.

    Mais aussi le parc futuriste de Rhike avec ses expos, ses concerts et ses pièces de théâtre. Autre innovation de l’ex-président géorgien dont Poutine disait « Je vais le pendre par les couilles » et que Nicolas Sarkozy, très populaire dans le pays, aura probablement sauvé par sa médiation avec Moscou. Du coup, Saakachvili suscite une certaine nostalgie chez les jeunes qui lui reconnaissent d’avoir fait du social et lutté contre la prévarication avec des méthodes souvent musclées. Notamment lors de sa réforme de la police très corrompue qui a eu pour conséquence la multiplication des taxis (conduits par d’anciens policiers mis à pied) dans la capitale. 
    Cousine de l’historienne Hélène Carrère d’Encausse, la Franco-géorgienne Salomé Zourabichvili faisait carrière au Quai d’Orsay quand Saakachvili la repéra et demanda à Chirac de la libérer pour en faire sa ministre des Affaires étrangères. Toutefois, celle qui avait déjà été ambassadeur de France en Géorgie lors de la « Révolution des Roses », avait d’autres ambitions. Elle devait succéder à son mentor poursuivi par la justice, désormais en exil entre la France et l’Ukraine. La présidente s’inscrit dans la lignée des diplomates ayant conquis le pouvoir suprême comme Edouard Chevardnadze, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Mikhaïl Gorbatchev.

    La patrie de Staline

    Mais il ne faut pas oublier que la Géorgie reste la patrie du « petit père des peuples », Joseph Staline mort en 1953 et qui régna de façon dictatoriale sur l’URSS pendant une trentaine d’années. On y visite sa maison natale et tout proche, son musée à Gori ainsi que son wagon blindé. Une petite ville industrielle de 50 000 habitants dans la région de Kartlie intérieure, réputée pour ses fruits et légumes. À 16 ans Staline voulait devenir prêtre. Il sera aussi journaliste mais sa soif de pouvoir le conduira plus haut. Trostki ayant émigré avant d’être assassiné au Mexique, la place était libre. Mort en 1924, Lénine avait pressenti sa nocivité qu’il décrira dans une lettre. 
    Bien que responsable de millions de morts, les Russes pleurèrent chaudement son décès (voir à ce sujet le film tragicomique « La mort de Staline »). Aujourd’hui, le tourisme représente 20 % des recettes du pays qui reçoit chaque année 4,8 millions de visiteurs (dont 1,4 de Russes, fréquentation en légère baisse) sur 3,7 millions d’habitants. Un tropisme occidental qui fait qu’on y parle couramment l’anglais. Quatre stations de ski qui existent déjà accueilleront les mondiaux 2023 de ski freestyle et de snowboard. Le parc hôtelier augmente quant à lui de 30 % par an.

    source: https://www.letelegramme.fr/voyage/georgie-un-pont-entre-l-orient-et-l-occident-10-01-2020-12475185.php

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