Bénin

  • Incendie à Bantè:100 hectares de cajou ravagés à Atokolibé

    Plus de 100 hectares de cajou sont partis en fumé le dimanche 02 février 2020 à Atokolibé. C’était dans la commune de Bantè. Cet incendie qui a duré plus de 24 heures a fait un grand ravage dans cette localité situé au centre du pays. Selon les témoins, le feu a commencé aux environs de 11 heures et s’est propagé sur une grande superficie consumant tout sur son passage jusqu’à la soirée du lundi 03 février. Pour les populations de cette localité qui vivent essentiellement de l’agriculture, c’est une grosse perte. En dehors du cajou, des cultures comme l’igname et le manioc ont été aussi consumées par le feu.

     

    source: http://actubenin.com/incendie-a-bante100-hectares-de-cajou-ravages-a-atokolibe

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  • Bénin: de nouvelles violences à Savé

    Les faits 

    Cette ville du centre du pays est à nouveau le théâtre d’affrontement entre des manifestants et les forces de l’ordre qui ont déjà fait deux morts et six blessés. L’ombre de l’ancien président Thomas Boni Yayi plane sur cette crise qui frappe sa région natale comme au printemps 2019.

    Savé, située à 250 kilomètres au nord de Cotonou, est à nouveau en ébullition. Depuis quelques jours, des échauffourées opposent des jeunes et les forces de l’ordre dans ce fief de l’ancien président Thomas Boni Yayi. Mercredi 15 janvier, les affrontements se sont mêmes soldés par la mort de deux civils, et ont fait six blessés parmi les forces de l’ordre.

    Les troubles ont débuté le 8 janvier à la suite de l’arrestation d’un homme soupçonné d’avoir été un meneur des émeutes des 1er et 2 mai 2019 à Cotonou, entraînant la mort d’au moins quatre personnes. Jeudi 16 janvier, la ministre de l’enseignement supérieur scientifique, Éléonore Yayi Ladékan a été chargée de rencontrer les acteurs de la crise à Savè d’où elle est native.

    Une réplique des événements du printemps 2019

    Ces émeutes meurtrières avaient suivi les législatives du 28 avril 2019, desquelles les partis de l’opposition avaient été exclus en raison d’un nouveau code électoral qu’ils n’avaient pas respecté. L’ancien président Thomas Boni Yayi, soupçonné d’être le commanditaire de ces violences populaires, avait été consigné à résidence par la police.

    En réaction, Savè s’était soulevée, et la nationale qui la traverse, axe principal qui relie le sud au nord du pays, avait été bloquée. Des chasseurs traditionnels du centre du Bénin avaient même menacé de marcher sur Cotonou pour libérer l’enfant du pays.

    Le 23 juin 2019, après avoir vu sa résidence assiégée par la police pendant deux mois, Boni Yayi avait été autorisé à quitter le Bénin, mettant fin aux tensions entre le centre du pays et la capitale.

    L’ombre du conflit entre Thomas Boni Yayi et Maurice Talon

    Une nouvelle fois, le conflit entre Thomas Boni Yayi et Patrice Talon plane sur les violences de ces derniers jours. Les deux hommes se vouent une haine tenace. Pourtant, ils avaient été très proches dans les années 2000, le second finançant le premier à la présidentielle de 2006.

    Après la victoire de Boni Yayi, leurs relations se sont progressivement détériorées. Soupçonné d’avoir détourné à son profit des subventions consacrées aux engrais en 2011, Talon se réfugie à Paris, craignant pour sa vie. Les deux hommes se réconcilient en 2015. L’élection présidentielle de 2016 les divise à nouveau. Contre le poulain de Boni Yayi, le Franco béninois Lionel Zinsou, Patrice Talon remporte le scrutin. Depuis, il réforme le Bénin de manière autoritaire et neutralise ses principaux opposants en les faisant condamner.

    Isolé, l’ancien président Boni Yayi est soupçonné de s’appuyer sur les solidarités communautaires pour lui faire barrage, au risque de briser l’unité du Bénin. Exilé pour des raisons médicales au Nigeria à la fin du mois de juin 2019, il est rentré discrètement au Bénin le 29 décembre 2019 : une dizaine de jours avant la reprise des tensions à Savé.

    Une vitrine de l’alternance démocratique

    Le Bénin est pourtant l’un des rares pays de l’Afrique francophone a ne pas avoir changé sa constitution pour permettre à son président et au clan qui l’entoure de rester au pouvoir, comme cela se profile en 2020 en Côté d’Ivoire, en Guinée et au Sénégal. Jusqu’à ce jour, le Bénin a toujours respecté le multipartisme adopté en 1990 et l’alternance démocratique.

     

    source: https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Benin-nouvelles-violences-Save-2020-01-19-1201072665

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