Australie

  • Les incendies ont touché trois Australiens sur quatre, selon une étude

    En Australie, près de trois millions d'habitants – 14% de la population – ont été contraints d'évacuer ou ont vu leurs maisons détruites ou endommagées.

    Des incendies qui ont affecté, de près ou de loin, une très grande partie du pays. Les trois quarts des Australiens, soit près de 18 millions de personnes, ont été touchés par la crise des feux de forêts, selon une étude publiée mardi 18 février. 

    Ce sondage, mené par l'université nationale australienne, montre l'ampleur humaine de ces incendies qui ont brûlé durant cinq mois, faisant plus de trente morts et détruisant plusieurs milliers d'habitations. 

    Pratiquement tous les Australiens ont été touchés par ces feux et beaucoup d'entre-nous en subiront les conséquences dans les années à venir.Nicholas Biddle, chercheur en sciences sociales

    Cette étude, menée auprès de 3 000 personnes, montre que 14% de la population adulte, soit près de trois millions d'habitants, a été directement touchée par cette crise. Ces derniers ont été contraints d'évacuer ou ont vu leurs maisons être détruites ou endommagées. Quelque 15 millions d'Australiens ont été affectés de manière indirecte par ces feux, en raison de la fumée toxique qu'ils ont dégagée ou des projets de vacances qu'ils ont dû changer. 

    Le gouvernement désavoué

    Une telle ampleur, qui a surpris les chercheurs, devrait être un sujet de préoccupation pour le gouvernement. Les autorités australiennes sont accusées de ne pas avoir apporté les bonnes réponses à la crise et de peu s'inquiéter des questions liées au changement climatique. Les scientifiques affirment que le réchauffement climatique a aggravé la crise saisonnière des incendies, nourrie par un temps particulièrement chaud et sec ces derniers mois sur l'immense île-continent.

    Le Premier ministre conservateur, Scott Morrison, a notamment été critiqué pour être parti en vacances à Hawaï au beau milieu de la crise, et pour refuser de réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre.

    Seulement 27% des personnes interrogées ont déclaré avoir confiance ou très confiance en leur gouvernement. C'est une des plus importantes baisses de confiance que j'ai jamais observées en si peu de temps.Nicholas Biddle, chercheur en sciences sociales

    Le gouvernement est un ardent défenseur de la très puissante et lucrative industrie minière australienne. Parmi les personnes ayant voté en faveur du gouvernement lors des dernières élections législatives en mai, le soutien à la construction de nouvelles mines de charbon a chuté drastiquement (57% en janvier contre 72% avant la crise des incendies). 

     

    source: https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/incendies-en-australie/les-incendies-ont-touche-trois-australiens-sur-quatre-selon-une-etude_3831175.html

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  • France et Australie réaffirment leur engagement à construire 12 sous-marins, un contrat de 50 milliards

    C’est le « contrat du siècle ». Le Français Naval Group a été choisi pour ce partenariat franco-australien sur la conception et la construction de 12 sous-marins nouvelle génération. Malgré quelques couacs, les deux pays maintiennent le cap.

    La France et l’Australie ont réaffirmé vendredi leur « plein engagement » à réaliser le programme de construction de 12 sous-marins pour la marine australienne, après une polémique déclenchée par le constructeur naval français sur les capacités industrielles de ses partenaires australiens. « Nous avons toutes les deux réaffirmé notre plein engagement envers le programme, son calendrier et la montée en charge des capacités industrielles australiennes », ont déclaré la ministre des Armées française Florence Parly et celle de la Défense australienne Lynda Reynolds à l’issue d’une rencontre en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich.

    « Nous sommes déterminées à travailler ensemble pour en faire un succès », ont-elles ajouté en rappelant qu’il s’agissait de la pierre angulaire du partenariat stratégique franco-australien.

    « Contrat du siècle »

    Le groupe français Naval Group (ex-DCNS) a été choisi en 2016 pour la conception et la construction de ces 12 sous-marins nouvelle génération, décrochant ainsi le « contrat du siècle » avec un montant colossal de 50 milliards de dollars.
    Ces sous-marins à propulsion conventionnelle vont être construits en Australie, avec une première livraison prévue en 2032. Le contrat doit créer 2 800 emplois dans ce pays et occuper parallèlement 500 personnes en France, essentiellement dans la partie conception

    Le président de la filiale australienne du constructeur français Naval Group a toutefois jeté un pavé dans la marre en déclarant dans une récente interview que la part australienne dans les sous-marins pourrait être inférieure à 50% en raison de problèmes de sous-traitance locale. Naval Group fait face à des « défis spécifiques » liés à l’industrie australienne dont il ne fait que prendre connaissance, a relevé John Davis, ajoutant aux interrogations en Australie sur le contrat.

    Enjeu stratégique

    Dans un souci d’apaisement, les deux ministres se sont engagées à échanger régulièrement pour s’assurer de la mise en œuvre du projet, avec une prochaine rencontre dès avril en France et une autre en milieu d’année en Australie. « Tout est mis en œuvre pour que l’industrie australienne soit totalement impliquée », a assuré de son côté Naval Group à Paris en soulignant que 137 entreprises australiennes avaient déjà été intégrées au projet. « Aucun élément ne permet de penser que les partenaires australiens ne seront pas en mesure de mener ce projet. Il n’est pas du tout prévu qu’on produise ce sous-marin en France », a ajouté une source proche du dossier. 

    Des voix critiques déplorent le fait que le contrat ait déjà tardé à être conclu car les eaux au nord et à l’est de l’Australie sont devenues le théâtre d’une âpre bataille d’influence entre les États-Unis, la Chine et les puissances régionales.
    Pékin a des prétentions territoriales sur l’essentiel de la mer de Chine méridionale, une zone de navigation vitale pour le commerce mondial. L’Australie espère que ces sous-marins lui permettront d’opposer une force de dissuasion crédible en cas d’action hostile.

     

    source: https://www.sudouest.fr/2020/02/14/france-et-australie-reaffirment-leur-engagement-a-construire-12-sous-marins-un-contrat-de-50-milliards-7195335-6153.php

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  • Australie: le désarroi des agriculteurs après les flammes

    Reportage - Plus d’un mois après les méga-feux qui ont ravagé le pays, les fermiers de la région d’East Gippsland, dans le sud-est, s’estiment heureux d’avoir eu la vie sauve. Mais ils ont souvent tout perdu et s’interrogent sur leur avenir.

     

    « Je n’avais pas vu la forêt depuis l’incendie, c’est effrayant et triste ». Au volant de son 4x4, Matt, qui cultive du maïs, des petits pois et des haricots à Wairewa, dans l’est de l’État du Victoria, contemple le paysage.

     

    Autrefois, ici même, le bush entourait sa propriété, à 350 kilomètres de Melbourne. Un lointain souvenir. À présent, tout est calciné. Le 30 décembre 2019, rien ou presque de sa ferme n’a résisté aux flammes. La maison, les abris, le système d’irrigation, le semoir d’origine française, même les véhicules.

    Les arbres déracinés par le vent

    Les arbres fragilisés, déracinés par le vent, ajoutent à la désolation générale. « Nous venons, avec la sécheresse, de vivre les trois pires années de notre activité. C’était déjà très dur. Et voilà qu’on a eu ces incendies… cette fois c’est la dévastation », constate Matt devant les débris de sa maison de cinq pièces, toujours pas dégagés.

    Sur les 87 logements de la commune, onze ont été détruits. Dont le sien. Matt a beaucoup pleuré. Il le dit, mais pour aussitôt ajouter qu’il est heureux d’avoir su quitter la propriété avec sa femme, le jour de l’incendie. Heureux d’être en vie. « Nos quatre enfants se trouvaient alors sur la côte, chez leurs grands-parents à Lakes Entrance, à une trentaine de kilomètres. Nous ne voulions pas être séparés d’eux à un moment pareil », raconte-t-il.

    Si les récoltes de haricots sont détruites, le maïs, lui, a survécu. La raison est simple : Matt le plante en janvier. « Ces prochains mois, je pense qu’on n’obtiendra pas plus de 20 % de la valeur de nos récoltes », estime l’agriculteur, conscient désormais qu’il lui faudra « s’adapter au climat extrêmement changeant du pays ». Malgré tout, il tient à montrer ce « miracle » de la nature : par endroits sur la propriété, avec les récents épisodes de pluie, l’herbe brune due à la sécheresse a tourné au vert éclatant, créant un contraste saisissant. Quelques brins d’espoir.

    Demande d’une aide financière

    Mick, lui, est éleveur de bovins. Il vit à quelques kilomètres de là. Le 30 décembre 2019, il a perdu une grande partie de ses vaches angus et charolaises. Et s’il a toujours un troupeau – 49 jeunes vaches –, c’est qu’elles se trouvaient, le jour de l’incendie, au sud de la région, et n’ont pas été affectées.

    Malgré les appels répétés à évacuer lancés par les autorités locales, Mick a préféré rester dans sa maison fin décembre. « Je m’y sentais en sécurité », confie le fermier à la longue barbe grise. Le feu a léché l’habitation, passant à quelques mètres « Ça semblait irréaliste… raconte-t-il. Sur mon troupeau de 74 bêtes, j’ai retrouvé 62 vaches mortes, que j’ai enterrées. J’ai emmené le reste à l’abattoir, qui m’en a donné pour 2,2 dollars le kilo (1,34 €), au lieu de 4,4 dollars (2,68 €) habituellement ».

    Mick, à ce stade, monte un dossier pour demander une aide financière au gouvernement. Car les vaches qu’il conserve ne suffisent pas, explique-t-il, pour « maintenir l’activité ». « Je n’aurai sûrement plus de revenus pendant les deux ans à venir, déplore-t-il. J’ai perdu entre 150 000 et 170 000 dollars (91 000 à 103 000 euros) ».

    Défendre sa maison centenaire

    Ces difficultés, Ken et Juliet les connaissent également. Il y a quarante ans, le couple sexagénaire a planté un vignoble, Nicholson River Winery, à une cinquantaine de kilomètres de Wairewa. Habituellement, il y accueille des visiteurs durant la belle saison, dans la maison centenaire.

    Conscients de l’impact du réchauffement climatique et soucieux de réduire leur empreinte carbone, Ken et Juliet se sont équipés de panneaux solaires et viennent d’ouvrir un restaurant conçu à partir de matériaux durables, de fûts de chêne français. Cet été, le site a pourtant dû fermer provisoirement : « C’est la saison touristique, mais il n’y a aucun vacancier », déplore Ken.

    Lors de l’incendie, par trois fois, Ken et Juliet ont été sommés d’évacuer. Ils ont préféré rester pour défendre la maison en combattant le feu « avec des seaux d’eau ». Rien n’a été détruit. Mais tous deux craignent à présent que la fumée ait altéré les futures bouteilles. Et s’interrogent : combien de temps pourront-ils rester ici ?

     

    Une trentaine de feux encore actifs

    Depuis septembre 2019, plus de 100 000 km2 (une surface plus grande que le Portugal) ont été réduits en cendres par les incendies en Australie. Plus de 2 000 habitations ont été détruites.

    Il est tombé 391,6 mm d’eau depuis vendredi 7 février sur Sydney : l’équivalent de quatre mois de précipitation. Un automobiliste est porté disparu dans son véhicule, emporté par les flots au nord de la ville.

    Ces pluies diluviennes en Nouvelle Galle du Sud et dans le Queensland ont éteint une trentaine de feux de brousse, dont l’un avait ravagé 5 000 km2 au nord de Sydney.

    Quatre feux restent « non maîtrisés » selon les autorités. Une trentaine de feux en tout restent actifs.

     

     

    source: https://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/En-Australie-flammes-desarroi-agriculteurs-2020-02-12-1201077775

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  • Australie: une ville envahie par des centaines de milliers de chauves-souris

    Des centaines de milliers de chauves-souris ont envahi la petite bourgade d'Ingham en Australie. Les 4 000 habitants de la ville éprouvent de grandes difficultés à cohabiter avec les mammifères volants. Problème : les chauves-souris sont protégées dans cette région de l'Australie.

    Le vacarme est assourdissant, l'air nauséabond, et depuis quelques semaines maintenant, les 4 000 habitants de la petite bourgade d'Ingham, dans le Queensland australien, vivent un enfer. Ces derniers, ont vu plusieurs centaines de milliers de chauves-souris envahir leurs rues, donnant à la petite ville des allures apocalyptiques. 

    Et l'invasion n'est pas sans risques. Face à l'ampleur du phénomène, les autorités locales ont souhaité informer au mieux la population sur ces animaux. Celles-ci peuvent mesurer jusqu'à 50 centimètres pour oprès d'1,70 mètre d'envergure. Si les chauves-souris se nourrissent essentiellement de pollen et de nectar. Ce qui inquiète, c'est bien le virus qu'elles peuvent transmettre à l'homme : le « lyssavirus », une maladie proche de la rage découverte en 1996. 

    Outre ces craintes, la cohabitation entre les envahisseurs et les habitants d'Ingham reste compliquée. À ce point que les riverains ont demandé le secours des autorités publiques pour faire fuir les nouveaux arrivants. Problème : les chauves-souris sont protégées dans cette région de l'Australie. « Nous allons utiliser des moyens non-létaux pour les faire fuir, avec de l'eau ou du bruit. On ne peut pas grand-chose contre ces chauves-souris. Nous comprenons qu'elles sont importantes pour l'écosystème mais nous ne sommes pas dans un cas où on aurait détruit leur habitat, elles habitent ici. Il faut qu'on arrive à les persuader d'aller habiter un peu plus loin », expliquent les autorités devant les caméras de la BBC.

     

    source: https://www.ladepeche.fr/2020/02/09/en-australie-une-ville-envahie-par-des-centaines-de-milliers-de-chauves-souris,8721452.php

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  • Australie: une espèce rare de limace rose a survécu aux feux

    Une espèce de limace rose fluorescente, vivant sur le mont Kaputar de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, a survécu aux incendies ayant pourtant ravagé la majeure partie de son habitat, rapporte le Guardian ce mardi.

    Le mont Kaputar abrite au moins 20 espèces uniques au monde de limaces et escargots, dont trois sont carnivores. Dans cette région, les incendies ont brûlé plus de 18.000 hectares de terres. Malgré ces dégâts, les rangers du service des parcs nationaux ont repéré une soixantaine de limaces roses après de fortes pluies dans cette zone. 

    90% de l'espèce a disparu

    Elles auraient survécu en se "retirant dans des crevasses", selon  Frank Köhler, spécialiste des mollusques, interrogé par le Guardian. Mais selon lui, environ 90% de l'espèce, qui vit également dans l'écorce des arbres, a disparu sous les flammes.

    Il faudrait environ cinq ans pour que l'espèce se remette de ces incendies, selon l'expert. Un rétablissement qui sera beaucoup plus long pour les escargots, "car leur durée de vie est plus longue et qu'ils se reproduisent moins", affirme Frank Köhler, qui souhaite alerter sur la situation.

    "Le fondement de notre écosystème" 

     

    "Les limaces et les escargots sont le fondement de notre écosystème", "le financement dans la recherche et la conservation de ces espèces n'est pas assez représentatif", déplore le spécialiste. 

    Ces espèces, vivant au sommet de la montagne, connaissent par ailleurs des difficultés à s'adapter au réchauffement climatique.

    "Elles ne pourront pas se déplacer plus haut pour échapper à l'augmentation des températures", alerte Frank Köhler.

    Le parc national du Mont Kaputar reste fermé aux visiteurs jusqu'au 28 février. 

     

    source: https://www.bfmtv.com/international/australie-une-espece-rare-de-limace-rose-a-survecu-aux-feux-1848485.html#xtor=AL-68

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