Politique

  • François Mitterrand a-t-il vraiment lancé : « Ils s’en prendront aux retraites, à la santé, à la sécurité sociale » ?

    FAKE OFF « Ils s’en prendront aux retraites, à la santé, à la Sécurité sociale, car ceux qui possèdent beaucoup veulent toujours posséder plus et les assurances privées attendent de faire main basse sur le pactole. » Cette phrase circule sur les réseaux sociaux, en écho à la grève du 5 décembre. Elle a été rapportée par Ségolène Royal.

    • En écho à la réforme des retraites annoncée par le gouvernement et à la grève de ce 5 décembre, une citation attribuée à François Mitterrand circule sur les réseaux sociaux.
    • Selon Ségolène Royal, la phrase a été prononcée lors d’un Conseil des ministres en 1993.
    • Cette même année, Edouard Balladur réformait le système de calcul et de versement des pensions.

    Il était depuis un an au pouvoir, lorsqu’en 1982, une loi abaisse l’âge de la retraite de 65 à 60 ans, comme il l’avait promis pendant sa campagne. Est-ce pour cela qu’une phrase sur les retraites attribuée à François Mitterrand resurgit sur les réseaux sociaux, alors que de nombreux corps de métier se mobilisent ce 5 décembre contre le projet de réforme du gouvernement d’Edouard Philippe ?

     

    « Ils s’en prendront aux retraites, à la santé, à la Sécurité sociale, car ceux qui possèdent beaucoup veulent toujours posséder plus et les assurances privées attendent de faire main basse sur le pactole, aurait déclaré l’ancien président de la République. Vous vous battrez le dos au mur. » La citation est reprise par plusieurs internautes depuis ce mercredi matin.

    Selon l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2012, la phrase a été prononcée par François Mitterrand « lors du dernier Conseil des ministres de 1993. » D’avril 1992 à mars 1993, Ségolène Royal était ministre de l’Environnement dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy. Ce gouvernement a été remplacé à la fin du mois de mars par le gouvernement d’Edouard Balladur, de droite, après la tenue d’élections législatives.

    Voici ce qu’a rapporté Ségolène Royal à Jarnac : « (…) François Mitterrand n’a jamais sous-estimé l’acharnement des intérêts financiers coalisés. Nous sommes plusieurs ici à nous souvenir de ce message prémonitoire qu’il nous adressait lors du dernier Conseil des ministres de 1993 : Ils s’en prendront aux retraites, à la santé, à la Sécurité sociale, car ceux, disait-il, qui possèdent beaucoup veulent toujours posséder plus et les assurances privées attendent de faire main basse sur le pactole. Vous vous battrez le dos au mur, avait-il dit à son gouvernement. Il savait la rudesse de ce combat permanent. »

    A l’été 1993, Edouard Balladur entreprend une réforme des retraites, qui rallonge progressivement la durée de cotisation de 37,5 ans à 40 ans. Le calcul de la pension dans le privé se fait progressivement en prenant en compte les 25 meilleures années de salaire, au lieu de dix ans auparavant.

    Depuis le discours de Ségolène Royal, la citation fait florès : elle est postée régulièrement sur les réseaux sociaux. Elle a même été prononcée à l’Assemblée en octobre, en plein débat sur le projet de loi de financement sur la Sécurité sociale.

     

    source: https://www.20minutes.fr/societe/2667711-20191205-francois-mitterrand-vraiment-lance-prendront-retraites-sante-securite-sociale

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  • « Gilets jaunes » à Toulouse : Un fauteuil roulant peut-il être considéré comme une arme ?

    JUSTICE Odile Maurin, égérie du mouvement des « gilets jaunes », sera jugée ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Toulouse, notamment pour avoir bousculé deux policiers avec son fauteuil roulant.

    • Militante handicapée et égérie des « gilets jaunes » à Toulouse, Odile Maurin doit comparaître vendredi devant le tribunal correctionnel.
    • Plusieurs délits lui sont reprochés, dont celui d’avoir agressé deux policiers avec une arme par destination, son fauteuil roulant en l’occurrence.
    • Son avocat juge la procédure « scandaleuse et ridicule ».
    • La partie civile critique l’attitude de « victimisation » de la militante.

    Elle est une des vedettes du mouvement des « gilets jaunes » à Toulouse. Dans les rangs des forces de l’ordre elle est donc connue comme le « loup blanc ». Odile Maurin, 55 ans et clouée sur un fauteuil roulant, a déjà dans sa lutte intrépide en faveur de l’accessibilité pour les personnes handicapées bloqué un TGV, un convoi d’Airbus A380 et enfariné un député. Ce vendredi, un autre combat l’attend à la barre du tribunal correctionnel de Toulouse.

     

    Les faits remontent au 30 mars 2019, un samedi de manif comme tant d’autres dans la Ville rose. « Ce jour-là, je me suis fait agresser par la police à coups de grenades lacrymogènes et de canon à eau alors qu’on était parfaitement pacifistes », raconte la présidente de l’association Handi-social. Elle reconnaît s’être « plantée » devant le camion lanceur d’eau mais « pour résister et empêcher de nouvelles violences contre des manifestants pacifiques ». Première infraction : « obstacle à un véhicule de secours », le parquet considérant que le canon est aussi là pour éteindre des incendies.

    « On veut l’empêcher de poursuivre ses actions »

    Odile Maurin devra aussi répondre de « violence avec arme contre deux policiers », l’arme étant en l’occurrence son fauteuil roulant électrique. Car la situation s’est envenimée. Le fauteuil de l’activiste est entré en collision avec un fourgon de la police. « J’ai eu cinq fractures au pied, rappelle la militante. Oui, un policier s’est retrouvé à terre dans le mouvement mais c’est un autre fonctionnaire qui a pris en main le joystick [boîtier de commande] de mon fauteuil ». Elle ne se souvient pas d’avoir percuté un autre policer.

    Le fauteuil roulant d’Odile Maurin est « une arme par destination » au sens de l’article 132-75 du Code pénal​ qui vise « tout objet susceptible de présenter un danger pour les personnes […] dès lors qu’il est utilisé pour tuer, blesser ou menacer ». « Là, il s’agit d’un fauteuil électrique, très lourd, qui peut causer des blessures », remarque Laurent Boguet, qui défend dans cette affaire la policière qui dirigeait le dispositif. La militante tout-terrain comparaît aussi pour avoir abondamment invectivé cette dernière et pour avoir porté « atteinte à [son] intégrité physique » en diffusant sa photo sur les réseaux sociaux, où l’activiste compte de très nombreux abonnés.

    « Sa façon de mener ses combats n’est pas acceptable »

    « Toutes ces infractions sont scandaleuses et ridicules, je les démonterai une à une avec de nombreux témoins et je plaiderai la relaxe », assure Pascal Nakache, son avocat. Il a surtout l’impression qu’on veut « empêcher Odile Maurin de poursuivre ses actions coup de poing » et que « le ministère public s’affranchit de son impartialité en poursuivant systématiquement les "gilets jaunes" et pas les policiers ».

    « Victimisation », pointe de son côté Laurent Boguet. « Odile Maurin doit certes vivre avec son handicap mais elle ne peut pas s’en servir pour retourner les situations qu’elle provoque elle-même », estime-t-il, dénonçant le « comportement viril et systématique » de la prévenue contre « les forces de l’ordre ». « On se choisit les symboles qu’on veut mais sa façon de mener ses combats n’est pas acceptable », juge l’avocat. Il espère un débat serein, mais les soutiens d’Odile Maurin seront nombreux vendredi au Palais de Justice.

     

    source: https://www.20minutes.fr/toulouse/2624091-20191206-gilets-jaunes-toulouse-fauteuil-roulant-peut-etre-considere-comme-arme

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  • René Dosière passe au crible le train de vie de l’Elysée

    Le budget de l’Elysée, le train de vie « somptuaire » du chef de l’Etat font l’objet de nombreux fantasmes. En grande partie à cause du « secret-dépense » qui, jusqu’à une date récente, a entouré ces sujets. Une opacité qui remonte à la pratique de la « liste civile » attribuée au roi en 1790, en compensation de la nationalisation des biens de la couronne, afin de pourvoir à la « splendeur du règne ». Notre monarchie républicaine n’a cessé de perpétuer ce culte de la splendeur et du secret, jusqu’à ce que les investigations tenaces de René Dosière ne viennent à bout du secret, sinon de la splendeur. L’ancien député de l’Aisne rassemble ses souvenirs et le fruit de ses enquêtes dans un ouvrage captivant et richement documenté, Frais de Palais (L’Observatoire, 240 pages, 19 euros).

    Aujourd’hui, le montant du budget de la présidence de la République est exactement connu : 110 millions d’euros. Longtemps, ce ne fut qu’un budget fictif, ne couvrant qu’à peine dix pour cent de ses dépenses réelles. Mais qui s’en souciait ? La présidence de la République n’avait qu’à puiser à sa guise dans les budgets des ministères. Jusqu’en 2006, même le nombre exact des effectifs de la présidence était invérifiable, tant il y avait de ministères, de services publics ou d’entreprises nationalisées mettant à disposition de l’Elysée leurs cadres tout en continuant à les rémunérer. Une sorte d’abus de bien social qui ne disait pas son nom, sans que personne – ou presque – n’y trouvât rien à redire.

    Indignation

    Autant dire qu’en matière de transparence on revient de très loin. Avec ceci de paradoxal que, tant que le secret était maintenu, l’opinion publique ne se souciait guère du train de vie de l’Etat et de ses représentants. Mais, à partir du moment où le voile a commencé progressivement à se lever, grâce aux questionnements, notamment, de René Dosière et aux investigations de la presse, son indignation n’a cessé de croître au fil des révélations. Il aura fallu attendre le quinquennat de Nicolas Sarkozy pour que le budget de l’Elysée soit enfin rendu public, en 2008, et contrôlé par la Cour des comptes. Ce qui permit notamment de mettre au jour la « boulimie sondagière » de l’hôte de l’Elysée, révélée par le premier rapport de la Cour, en juillet 2009.

    « Parmi tous les pays démocratiques comparables, la France est devenue celui dont les dépenses du chef de l’exécutif sont les mieux connues et les plus transparentes, conclut René Dosière. Désormais, les dépenses doivent être justifiées et le président rembourse au budget présidentiel ses dépenses privées (restauration, déplacements), ce que la Cour des comptes vérifie. » Une transparence qui doit beaucoup à ses travaux d’investigation.

     

    Patrick Roger

    source: https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/11/29/rene-dosiere-passe-au-crible-le-train-de-vie-de-l-elysee_6021006_823448.html

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  • Deux députées quittent La République en marche

    Pascale Fontenel-Personne, élue de la Sarthe, et Marion Lenne (Haute-Savoie) ont manifesté leur désaccord avec le fonctionnement du parti. Elles restent apparentées au groupe majoritaire à l’Assemblée.

     

    Deux députées viennent d’annoncer, coup sur coup, leur départ de la République en marche (LRM). La députée de la Sarthe Pascale Fontenel-Personne a annoncé, vendredi 29 novembre, quitter le mouvement, dénonçant « une résurgence de la vieille politique opaque et calculatrice au niveau local », tout en restant apparentée au groupe majoritaire.

    La députée ajoute qu’elle ne peut plus s’engager « plus longuement au nom de La République en marche Sarthe si tant est qu’elle existe » mais « reste apparentée » au groupe à l’Assemblée.

    Mme Fontenel-Personne explique dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux qu’elle est « macroniste mais plus En marche ! »« La gestion départementale de la République en marche est calamiteuse et dénuée d’ambition, aussi bien pour les Sarthois que pour le mouvement, et le tout soutenu par le mouvement à l’échelle nationale », déplore la députée.

     

    Le mouvement a investi la semaine dernière l’entrepreneur Gilles Guerchet pour les prochaines élections municipales au Mans. Mme Fontenel-Personne figure sur une liste concurrente, sans étiquette.

    Désaccord sur le fonctionnement du parti

     

     

    Jeudi, c’est Marion Lenne, députée de Haute-Savoie, qui a annoncé avoir quitté le « mouvement LRM » en raison d’un « désaccord sur le fonctionnement » du parti, et être « encore en réflexion » sur son avenir au sein du groupe parlementaire à l’Assemblée.

     

    « Par conviction personnelle, j’ai quitté le mouvement. J’en ai fait le tour, me semble-t-il. (…) J’ai un désaccord sur le fonctionnement car je trouve qu’on n’écoute pas assez les territoires. Pour le groupe parlementaire, c’est encore en réflexion. Je verrai à mon retour » d’un voyage à Madagascar, a-t-elle expliqué au téléphone. « Pour autant, je me suis engagée à mener le projet présidentiel à son terme. J’agis donc dans ce sens », a précisé cette élue de 45 ans.

    Une dizaine de défections

     

    Si elle quitte le groupe, elle rejoindra la dizaine de députés « marcheurs » qui ont fait défection ou se sont mis en retrait. La dernière en date, Jennifer de Temmerman, expliquait mi-novembre avoir perdu « espoir » après le vote de mesures sur l’immigration et l’instauration d’un délai de carence de trois mois pour l’accès des migrants à certains soins.

    Comme Jennifer de Temmerman et une dizaine d’élus de l’aile gauche, Marion Lenne avait cosigné une tribune pour s’opposer à l’exécutif sur ce point. Et elle a voté contre l’amendement gouvernemental actant la baisse de 15 millions d’euros des crédits attribués à l’Aide médicale d’Etat (AME).

    Le groupe LRM compte actuellement 303 membres et apparentés, contre 313 au début de la législature.

    source: https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/11/29/pascale-fontenel-personne-et-marion-lenne-quittent-le-groupe-lrm-a-l-assemblee-nationale_6021042_823448.html

     

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  • Macron «fatigué, perturbé, contrarié»: le Président montrerait d’importants signes de fatigue

    C’est un Emmanuel Macron à la mine fatiguée qui a passé le week-end de la Toussaint en Normandie, indique le magazine Voici. Le Président, qui avait décidé de s’offrir quelques jours de repos avec son épouse à Honfleur, paraît éreinté par l’exercice de ses fonctions.

    Emmanuel Macron est apparu fatigué lors de son séjour en Normandie la semaine dernière, rapporte Voici. Des proches du couple présidentiel semblent confirmer le coup de mou du chef de l’État.

    En effet, un proche du Président a confié au magazine qu’il avait «plus que besoin de faire un break».

    «Emmanuel Macron est très fatigué, il est perturbé, contrarié, et cela commence à se voir. À Honfleur, tout le monde a remarqué ses tempes qui se dégarnissent, son visage qui se creuse. Il faut dire que la situation politique de la France le préoccupe énormément…»

    Candidat en 2022?

    De son côté, Brigitte Macron semble également éreintée par sa position. Le magazine Voici a également révélé que la Première dame ne souhaitait pas rempiler en 2022. «Elle a beau faire bonne figure, la pression lui pèse et elle a peur pour son mari», a assuré un membre de son entourage, qui souligne qu’elle commence à s’essouffler.

    Si Emmanuel Macron n’a pas encore indiqué s’il comptait se représenter à la présidentielle, les sondages le disent déjà au coude à coude avec Marine Le Pen au premier tour.

    Par ailleurs, un sondage Elabe publié fin octobre dévoilait que plus d’un Français sur six considère l’élection du Président français en mai 2017 comme «une mauvaise chose».

    source: https://fr.sputniknews.com/france/201911091042399282-macron-est-tres-fatigue-il-est-perturbe-contrarie-le-president-francais-montrerait-dimportants/

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