Turquie

  • Coronavirus : vers une suspension du Championnat de Turquie

    Selon la presse turque, la Fédération a voté en faveur d'une suspension du Championnat, qui continuait malgré la pandémie de coronavirus. Il ne reste plus qu'à informer le ministre des Sports pour que la nouvelle soit officialisée.

    Selon le quotidien sportif turc Fanatik, la Fédération turque de football (TFF) s'est prononcée jeudi pour la suspension pendant un mois du Championnat turc, l'un des derniers à être encore maintenus dans le monde malgré la pandémie de coronavirus. Depuis une semaine, les rencontres s'y déroulent en effet à huis clos.

    Le président de la TFF, Nihat Ozdemir, devrait en informer le ministre turc des Sports Mehmet Muharrem Kasapoglu lors d'une réunion jeudi après-midi. Ces derniers jours, de nombreux joueurs et entraîneurs, dont Fatih Terim, monstre sacré du football turc, ont appelé la TFF à suspendre le Championnat, à l'instar de la plupart des autres pays. Mardi, le milieu international nigérian John Obi Mikel a même résilié son contrat avec Trabzonspor après avoir exprimé ses craintes liées à l'épidémie.

     

    source: https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Coronavirus-vers-une-suspension-du-championnat-de-turquie/1120956

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  • Un blindé turc a-t-il vraiment tenté de forcer la frontière grecque ?

    Dans le cadre de la guerre des images sur fond de tension migratoire entre Athènes et Ankara, les autorités grecques ont transmis aux médias une vidéo où un blindé turc tirerait sur un grillage matérialisant la frontière entre les deux pays, comme pour laisser passer les demandeurs d'asile.

    Question posée par Marine Le Pen, le 08/03/2020.

    Bonjour,

    «Ces images de Turcs forçant militairement la frontière grecque sont-elles réelles ?» nous demande la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen dans un tweet citant un message du compte @ConflictsW qui repartage une vidéo postée le 7 mars à 19h03 (heure française). Que voit-on dans cette vidéo ? Pas grand-chose. Une personne filme l’écran d’un ordinateur qui affiche des images de vidéosurveillance tournées de nuit et datées du 6 mars à 21 heures. On devine des silhouettes, quelques arbres, et un grillage qui sépare deux véhicules. Celui qui est en arrière-plan, plus massif, semble effectuer une marche arrière. Une corde part de son pare-chocs avant en direction du grillage et semble se rompre, sans que rien ne se passe.

    L’internaute écrit qu’il s’agit d’un véhicule de type Hizir ou Ates appartenant à la Turquie qui tenterait de faire tomber le grillage qui sépare le pays de la Grèce, à Evros (région du nord-est). Une information relayée par de nombreux médias grecs (ici ou ) dans un contexte de vives tensions migratoires entre Athènes et Ankara.

     

    D’où vient la vidéo ?

    Ces images semblent être apparues sur Internet, le 7 mars au soir. Une des premières publications trouvées par CheckNews émane du discret compte YouTube «info info», qui poste depuis plusieurs jours des vidéos incriminant les gardes-frontières et militaires turcs. La première séquence se déroule à 21 heures le 6 mars et une autre (moins partagée) a lieu quelques minutes plus tard, d’après l’heure inscrite sur les images.

    Ces deux vidéos sont postées par «info info» à 19h11 et 19h13 (heure française) le 7 mars. Quelques minutes auparavant, elles étaient envoyées dans une conversation WhatsApp par un responsable communication du gouvernement grec, à tout un groupe de journalistes couvrant l’actualité de la frontière à Evros, et dont nous avons obtenu des captures d’écran.

    Contacté par CheckNews, le porte-parole du gouvernement grec qui a fait tourner la vidéo, détaille : «Cette vidéo a été tournée par des caméras de surveillance près du poste frontière de Kastanies. Le véhicule turc n’a pas réussi à faire tomber le grillage.» Comment est-il sûr qu’il s’agit bien d’un véhicule turc, et en particulier d’un Hizir ou d’un Ates ? «C’est la conclusion de notre analyse, parce que nous sommes habitués à voir ces véhicules.» Quand on objecte que la vidéo ne permet pas clairement de discerner à quoi est reliée la corde, le fonctionnaire se contente de nous renvoyer la vidéo qu’il a fait «fuiter» dans les médias grecs.

    A-t-on l’assurance de l’endroit où a été tournée la vidéo ?

    Il est difficile de trouver une source indépendante du gouvernement grec confirmant la scène. «Notre temps et notre présence sur place sont très contrôlés», avance comme explication un photographe qui travaille sur place, du côté grec. La chaîne russe Ruptly qui filmait en direct la frontière le 6 mars au soir depuis le poste frontière de Kastanies nous répond : «Nous avons dû arrêter la diffusion car l’autorisation d’accès à l’endroit où nous nous trouvions a été révoquée par les militaires grecs, pour nous et tous les médias présents.» Leur direct s’est donc interrompu à 20h26 heure locale, soit une demi-heure avant que ne survienne l’incident qui impliquerait un blindé turc.

    On peut toutefois comparer la vidéo des caméras de surveillance grecques aux images prises de la frontière prises par les nombreux médias présents aux alentours du 6 mars (comme celle-ci, ou celles ci-dessous).

    Le 7 mars 2020, près de Kastaniès (Grèce). Photo Achilleas Chiras. Nurphoto. AFP

    Les grillages (carrés avec diagonale) et la végétation (arbres sans feuilles et herbes sèches) semblent concorder avec la vidéo surveillance, sans qu’il soit possible d’être définitif.

    Des blindés turcs filmés à la frontière

    Par ailleurs, des sources turques rendent crédible la présence de blindés le 6 mars au soir près d’Edirne, la grande ville côté turque à proximité de Kastaniès où se serait déroulé l’incident.

    D’une part, la très officielle agence Anadolu a publié, le 6 mars, un reportage photographique sur les forces spéciales déployées pour garder la frontière dans cette zone. On y aperçoit notamment le même type de blindé que le gouvernement grec accuse d’avoir tenté de faire tomber le grillage. L’agence turque tweete aussi un reportage vidéo.

    Le même jour, une autre agence turque filme vraisemblablement la même colonne de véhicules sur les routes. Elle roulerait en direction d’Edirne. Mieux : le lendemain, Anadolu publie une vidéo où l’on entrevoit brièvement un véhicule de grande taille rouler, de nuit, à côté du fameux grillage. Une autre version de cette vidéo est publiée le 7 mars par un correspondant pour le média britannique The Independent. Il écrit que les images sont fournies par le gouvernement turc.

    Toutefois, aucune des personnes se trouvant sur place aux alentours du 6 mars et que nous avons contactée n’a été témoin de la tentative d’arrachage du grillage. Et les ministères turcs de l’Intérieur et des Affaires étrangères n’ont pas répondu à nos sollicitations.

    L’affaire illustre, plus largement, la difficulté des médias à travailler sur les évènements qui se déroulent à la frontière greco-turque, entre instrumentalisation de part et d’autre, restriction des accès, et difficulté à recouper les informations. «Athènes et Ankara ont partagé de nombreuses vidéos et photos incriminant les activités de l’autre à la frontière. Ce n’est pas toujours possible de distinguer le vrai du faux», décrypte une journaliste d’un grand média européen qui a travaillé près de la fameuse démarcation, côté turc. D’autant que «l’accès à la frontière et à Pazarkule [le poste-frontière qui fait face, en Turquie, à celui de Kastanies, ndlr] a été restreint pour de nombreux journalistes étrangers, ce qui rend presque impossible l’existence de témoins de cette scène, et complètement impossible le travail journalistique indépendant».

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/anti-infox-factchecking/un-blind%c3%a9-turc-a-t-il-vraiment-tent%c3%a9-de-forcer-la-fronti%c3%a8re-grecque/ar-BB112uch?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • À la frontière gréco-turque, les migrants bloqués dans un bras de fer diplomatique

    Des dizaines de milliers de migrants attendent toujours à la frontière entre la Turquie et la Grèce. Alors qu'Ankara espère un mouvement migratoire d'une ampleur suffisante pour obtenir de l'aide de l'Europe sur le front en Syrie, les responsables européens évoquent un "chantage". Reportage de nos envoyés spéciaux à Edirne à quelques kilomètres de la frontière grecque avec ces migrants qui se retrouvent au cœur de ce bras de fer diplomatique.

    Il y a une semaine Recep Tayyip Erdogan a ouvert les frontières de la Turquie aux migrants qui souhaitent partir pour l'Europe. Mais les frontières de la Grèce, elles, restent fermées.

    A Edirne, à quelques kilomètres de la frontière grecque, des dizaines de familles patientent. Alia, une migrante irakienne, et ces cinq enfants ont été emmenés jusqu'ici dans des bus affrétés par les autorités turques.

    "Le bus nous a laissés juste ici, au bord de la route. On ne savait pas où on était. Après, nous nous sommes débrouillés pour aller jusqu’à la frontière terrestre, et on a attendu jusqu’à la nuit, mais on ne nous a pas laissés passer. Maintenant ils veulent nous ramener en bus vers la rivière qui longe la frontière, mais on ne veut pas, donc on reste ici", raconte-t-elle.

    "On ne veut pas aller là-bas. C'est dangereux. J'ai un petit frère. On est cinq enfants. On ne veut pas traverser dans l'eau, on a peur", rajoute sa fille.

    "Les deux États sont en train de commettre un crime ici"

    Le sentiment de frustration augmente parmi les migrants. "Les deux états sont en train de commettre un crime ici, l'État grec et l'État turc. Il y aurait dû y avoir des négociations d'abord, les portes auraient dû être ouvertes avant que tous ces gens ne soient emmenés ici", constate Leman Yurtsever de l'Association pour les droits de l'Homme d'Istanbul.

    Ces migrants sont à la merci des autorités des deux côtés de la frontière. Des agents de la police turque ont annoncé qu'ils vont disperser ce camp. Ils ont imposé aux migrants un ultimatum : rentrer à Istanbul ou bien partir vers la frontière grecque.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/%c3%a0-la-fronti%c3%a8re-gr%c3%a9co-turque-les-migrants-bloqu%c3%a9s-dans-un-bras-de-fer-diplomatique/ar-BB10OXee?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Séisme frontalier: neuf morts en Turquie, au moins 40 blessés en Iran

    Un séisme de magnitude 5,7 survenu dimanche à la frontière entre l'Iran et la Turquie a tué côté turc au neuf personnes et fait plusieurs dizaines de blessés des deux côtés de la frontière, ont annoncé les autorités des deux pays.

    Le séisme a frappé à 9 h 23, heure locale, et son épicentre était localisé près du village de Habash-e Olya dans le nord-ouest de l'Iran, à moins de dix kilomètres de la frontière avec la Turquie, selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis. Sa magnitude était de 5,7 sur l'échelle de magnitude du moment utilisée par l'USGS.

    Selon le centre d'étude des séismes de l'Institut de géophysique de l'Université de Téhéran, l'épicentre de la secousse tellurique se situait à une profondeur de 6 km.

    Neuf personnes sont mortes, dont quatre enfants, a indiqué à des journalistes le ministre turc de l'Intérieur Süleyman Soylu qui s'est rendu sur place. Il n'y a actuellement plus personne sous les décombres, a-t-il affirmé.

    Le ministre turc de la Santé, Fahrettin Koca a précisé que 37 personnes ont été blessées, dont huit se trouvent dans un état critique.

    Des images de la chaîne de télévision turque NTV ont montré des maisons en pisé effondrées dans des villages recouverts par la neige dans la province de Van (est), limitrophe de l'Iran.

    La présidence turque a indiqué que le président Recep Tayyip Erdogan se tenait informé de la situation.

    En Iran, au moins 40 personnes ont été blessées dont 17 hospitalisées dans la province iranienne d'Azerbaïdjan-Occidental (nord-ouest du pays) touchée par la secousse, a indiqué le Service national des secours iraniens dans un nouveau bilan. Quarante-trois villages ont subi des dégâts, selon la même source.

    Des séismes récurrents

    L'Iran, comme la Turquie, sont situés dans une des zones sismiques les plus actives au monde.

    En Iran, le dernier séisme majeur remonte à novembre 2017 avec un tremblement de terre de magnitude 7,3 dans la province de Kermanshah (ouest) qui avait fait 620 morts.

    En 2003, un séisme de magnitude 6,6 dans la province de Kerman, dans le sud-est de l'Iran, avait ravagé l'ancienne ville de Bam –dont la célèbre citadelle en pisé – et tué au moins 31 000 personnes.

    Le séisme le plus meurtrier de ces 30 dernières années en Iran, d'une magnitude 7,4, avait fait 40 000 morts et laissé un demi-million de personnes sans-abri dans le nord du pays en 1990.

    En Turquie, le dernier séisme puissant (7,1 sur l'échelle de Richter) s'était produit en 2011 dans la province de Van (est), faisant plus de 600 morts.

    En 1999, un séisme de magnitude 7,4 avait frappé le nord-ouest du pays, faisant plus de 17 000 morts, dont un millier à Istanbul.

    La province de Van a été marquée début février par la mort de 41 personnes dans deux avalanches, dix jours après un puissant séisme qui avait aussi fait 41 morts dans la province d'Elazig située également dans l'est de la Turquie.

     

    source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1535972/seisme-iran-turquie-habash-olya

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  • «Monstrueuse cohue»: l’ambassadeur russe en Turquie cible de menaces

    Pour faire face aux menaces que reçoit l’ambassadeur de Russie en Turquie, la mission diplomatique russe a demandé à Ankara de consolider les mesures de sécurité autour de l’ambassade, a déclaré son attaché de presse à Sputnik. Le chef de la mission avait déjà fait état de menaces, notamment de mort, à son encontre sur les réseaux sociaux.

    L’attaché de presse de l’ambassade de Russie en Turquie, Irina Kassimova, a fait état auprès de Sputnik de la mise en place de mesures de sécurité supplémentaires pour la mission diplomatique. Ceci intervient dans un contexte de menaces qu’avait signalées auparavant l’ambassadeur russe, Alexeï Yerkhov.

    «Oui, en effet, la situation s’est récemment aggravée. Dans ce contexte, à notre demande, les autorités turques ont pris des mesures de sécurité supplémentaires», a fait remarquer la diplomate russe.

    Elle a évoqué des menaces telles que le message suivant: «Ambassadeur, ne sortez pas dans les rues d’Ankara».

    «Nous comprenons qu’il est peu probable que les personnes qui écrivent ceci puissent se mettre à tuer. Elles se débarrassent ainsi de leur colère. Mais nous devons néanmoins en tenir compte», a-t-elle ajouté.

    «Monstrueuse cohue» sur fond d’escalade en Syrie

    En donnant une interview à Sputnik, Alexeï Yerkhov avait auparavant signalé des menaces à son endroit circulant sur les réseaux sociaux. Il avait tenu à souligner que les événements dans le cadre de l’escalade actuelle en Syrie étaient «très douloureux» et qu’on traversait «des jours angoissants»:

    «D'abord des officiers russes sont morts, ensuite des soldats turcs. Mais regardez cette monstrueuse cohue qui a commencé sur les réseaux sociaux. Je ne le veux pas mais je vais malgré tout citer certaines déclarations. "Dites au revoir à la vie", "Personne ne vous pleurera", "Il est temps pour vous de brûler", etc.», a-t-il dit.

    Le diplomate a par ailleurs fait remarquer qu’«une situation similaire avait été observée dans les médias et sur les réseaux sociaux il y a cinq ans et que «la raison n'était pas Idlib, mais Alep», ce qui a entraîné «le meurtre effroyable» de son prédécesseur, Andrei Karlov et la crise russo-turque.

    D’après le diplomate russe, mettre de la mauvaise volonté pour comprendre un partenaire ainsi que la logique de ses actions peut mener à un drame.

    Les tensions reprennent à Idlib

    La situation dans la zone de désescalade d'Idlib, créée en 2018 par un accord entre Moscou et Ankara, s’est aggravée depuis la mort de 13 soldats turcs dans des bombardements des forces gouvernementales syriennes. Ankara avait de son côté annoncé la «neutralisation» de 76 soldats syriens en représailles.

     

    12 postes d'observation turcs se situent dans le gouvernorat syrien d'Idlib. Depuis début février, d'importants renforts turcs auraient été envoyés autour de ces postes.

    Recep Tayyip Erdogan s’est dit déterminé à repousser les forces syriennes au-delà des postes d’observation turcs à Idlib d’ici la fin février et menace de «faire payer le prix fort» à Damas en cas de nouvelles attaques contre ses militaires.

     

    source: https://fr.sputniknews.com/international/202002141043068104-monstrueuse-cohue-lambassadeur-russe-en-turquie-cible-de-menaces/

     

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