Portugal

  • Le Portugal régularise temporairement ses sans-papiers

    Le gouvernement socialiste d’António Costa a pris la décision de prolonger les droits des immigrés en cours de régularisation pendant la crise du coronavirus.

    Alors que chez son voisin ibérique, le parti populiste de droite Vox a réclamé que les sans-papiers paient de leur poche les soins de santé, le Portugal a accepté dans un quasi-consensus l’octroi des droits à tous ses immigrés en cours de régularisation. Prise par le gouvernement socialiste d’António Costa, au pouvoir depuis 2015 et soutenu par les formations davantage à sa gauche – les communistes et le Bloc de gauche –, cette décision résout un casse-tête considérable pour des milliers d’étrangers que la crise du coronavirus a surpris en pleines démarches administratives. Pour les dizaines de milliers de personnes qui avaient fait une demande de régularisation, les droits qui devaient expirer le 25 février sont prolongés jusqu’au 30 juin au minimum.

     

    C’est aussi une mesure pragmatique puisque les bureaux où les démarches de renouvellement devaient avoir lieu sont clos depuis la déclaration de l’état d’urgence, le 18 mars. Concrètement, il suffira aux immigrés de produire le document de demande de régularisation pour s’adresser aux services publics de santé, pour signer un contrat de travail, ouvrir un compte courant ou encore demander l’allocation prévue en cas de suspension du contrat de travail. Ils pourront aussi réclamer l’allocation extraordinaire destinée aux travailleurs qui doivent rester chez eux pour s’occuper de leurs enfants ou parents. En somme, cela donne les mêmes droits qu’aux Portugais. «En ces moments si difficiles, a justifié le ministre de l’Administration, Eduardo Cabrita, il était important de garantir les droits des plus faibles.» 

    «Immense soulagement»

    Bien accueillie par l’essentiel du spectre politique et dans les médias, la mesure prise par António Costa a suscité l’approbation générale du monde associatif qui se consacre à l’aide aux immigrés. «Historique», «lucide», «courageuse» sont quelques-uns des qualificatifs employés pour applaudir l’initiative. «C’est une mesure exceptionnelle qui transforme immédiatement une préoccupation en une solution», a réagi Cyntia de Paula, présidente de la Maison du Brésil à Lisbonne. Une bonne partie des immigrés en demande de régularisation sont brésiliens (leur nombre a augmenté de 43% en 2019), et, dans une moindre mesure Asiatiques et lusophones d’origine africaine.

    D’après l’hebdo Expresso, la mesure va profiter à 150 000 Brésiliens et, d’une manière plus générale, aux étrangers travaillant dans le BTP, les activités agricoles et annexes, ou encore l’hôtellerie et la restauration. «Cela a été approuvé au moment le plus opportun, explique Flora Silva de l’ONG Olho Vivo. C’est un immense soulagement pour ces milliers d’immigrés, précaires, qui sont virés de leur entreprise du jour au lendemain faute d’activité, et qui allaient se retrouver exposés à toutes les intempéries.»

    «Devoir d’une société solidaire»

    Pour autant, de nombreuses ONG estiment que cela ne règle le problème que de façon temporaire, jusqu’à l’été, ouvrant ensuite un panorama incertain. Timóteo Macedo, de Solidariedade Imigrante, se demande concrètement si, à partir de juillet, les personnes régularisées pourront ou non «sortir et revenir au Portugal». Des associatifs se font en outre l’écho de cette main-d’œuvre étrangère qui n’avait pas entamé de processus de régularisation et qui se retrouve aujourd’hui sans protection. Mais, globalement, poursuit Timóteo Macedo, l’initiative des socialistes au pouvoir «répond au devoir d’une société solidaire en temps de crise». 

    Seuls les réseaux sociaux distillent des manifestations de mécontentement, mais qui demeure toutefois minoritaire, dans un pays où l’extrême droite et le populisme réactionnaire sont confidentiels, et où la xénophobie est peu présente dans l’espace public. Alors que le Portugal compte 580 000 immigrés – soit environ 5% de la population –, la mesure prise par António Costa s’inscrit en tout cas dans la cohérence d’une politique : en juin 2018, ce même leader soulignait «la nécessité de davantage immigration pour enrayer notre déclin démographique». Ce qui, ajoutait-il, «doit nous rendre intolérants face à tout discours raciste et insolidaire».

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/le-portugal-r%c3%a9gularise-temporairement-ses-sans-papiers/ar-BB11UPXK?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Portugal: le droit à l'euthanasie en bonne voie d'approbation

    Le parlement national portugais a approuvé jeudi cinq lois ouvrant la voie à la dépénalisation de l'euthanasie. Celles-ci restent à amender et approuver par le chef de l'Etat, sur fond de contestation de l'Eglise et de certains médecins.

    Par plus de quarante suffrages d’avance, cinq propositions de loi – dont une par les socialistes au pouvoir – ont été approuvées jeudi par le parlement national portugais, ouvrant la voie à la dépénalisation de l’euthanasie. Ces textes ont été approuvés en première lecture et, sauf grosse surprise, la petite nation ibérique deviendrait ainsi la quatrième de l’Union européenne à légaliser cette pratique hautement polémique – après la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Certes, ces projets de loi vont désormais devoir passer par le crible des amendements et par le filtre du président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, un catholique pratiquant. Mais, selon toute vraisemblance, ils ne devraient pas subir de grandes modifications avant de revenir au parlement, pour être définitivement validés.

    Le long après-midi pendant lequel les 230 députés nationaux ont débattu avec fièvre a été marqué par une forte tension aux abords du Palacio São Bento, le parlement à Lisbonne : des centaines de militants anti-euthanasie ont manifesté avec force, brandissant des pancartes disant : «La vie oui, la mort non», ou bien «Qui sommes nous pour nous permettre de tuer ?». Pendant ce temps, une partie du corps médical, très divisé, et la très conservatrice Eglise multipliaient les messages dénonçant une «autorisation de tuer». Miguel Oliveira, du Comité d’Ethique, se montrait indigné, affirmant que «dépénaliser l’euthanasie alors que 80% des patients portugais n’ont pas accès aux soins palliatifs est une mesure incorrecte et injuste».

    Une majorité de la population favorable à la dépénalisation

    Ces milieux ont pu recueillir 40 000 signatures, alors qu’il en faut 60 000 pour pouvoir demander un référendum sur cette question. Le recours à cette option, soutenue avec entrain par l’épiscopat, a pour but de bloquer le processus législatif : au Portugal en effet, une consultation populaire n’est valide que si 50% des personnes recensées votent, chose qui n’arrive presque jamais. D’autant que, d‘après les sondages, une majorité de la population est favorable à la dépénalisation de l’euthanasie. Selon l’Institut Universitaire Egaz Moniz, 50,5% des Portugais y sont favorables, contre 25,6% contre.

     

    Les textes approuvés au parlement avaient été rédigés avec une grande prudence, dans un pays où 81% des habitants se disent catholiques et où l’Eglise conserve une certaine influence. Cette dépénalisation implique la pleine conscience du patient, quatre confirmations de sa volonté de mourir et plusieurs rapports médicaux et psychiatriques. En mai 2018, un projet de loi similaire avait été présenté, mais il avait été rejeté par 133 suffrages contre. A l’époque, le refus du Parti communiste avait fait la différence. Cette fois-ci, le fait que cette formation ait donné liberté à ses députés – tout comme les socialistes et les socio-démocrates du PSD – a permis au camp du «oui» de dégager un plus ample consensus. En 2015, le gouvernement d’alors avait durci l’IVG en obligeant les femmes concernées à prendre en charge les frais médicaux et à se soumettre à un suivi psychologique. Avec la dépénalisation de l’euthanasie, le Portugal reprend le chemin progressiste.

     

    source:https://www.liberation.fr/planete/2020/02/21/au-portugal-le-droit-a-l-euthanasie-en-bonne-voie-d-approbation_1779114

     

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  • Une jeune touriste française de 21 ans poignardée dans un restaurant à Lisbonne

    L’agression, qui reste inexpliquée, est survenue mardi soir. Le suspect est activement recherché par la police et les jours de la victime ne seraient plus en danger.

    Une jeune touriste française âgée de 21 ans a été grièvement blessée après avoir été poignardée mardi en fin d’après-midi dans un restaurant McDonald’s à Lisbonne (Portugal) rapporte le Jornal de Noticias.

    La jeune femme a été transportée en urgence à l’hôpital São José mais ses jours ne seraient plus en danger.

    Selon un responsable de la police de Lisbonne, la violente agression s’est produite vers 18 heures (19 heures en France) alors que la jeune touriste prenait sa commande à une borne du restaurant McDonald’s de la rue Rodrigo da Fonseca, aux abords de la place Marquês de Pombal.

    L’acte d’un déséquilibré ?

    Plusieurs témoins ont indiqué aux policiers en charge de l’enquête que la touriste française effectuait sa commande lorsqu’un inconnu l’a soudainement et brutalement poignardé dans le dos.

    Aussitôt après les faits, le suspect, décrit comme un homme très grand, aux cheveux courts, a pris la fuite. Il est activement recherché par la police portugaise qui tente de l’identifier avec les différents témoignages et après l’exploitation des images des caméras de vidéosurveillance.

     

    Les motivations de son geste restent totalement incompréhensibles selon la police portugaise qui met en avant la possibilité d’être confronté à un suspect pouvant souffrir de problèmes psychologiques.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/faits-divers/lisbonne-une-jeune-touriste-fran%c3%a7aise-de-21-ans-poignard%c3%a9e-dans-un-restaurant/ar-BBZFBpA?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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