Personnalités publiques

  • Le directeur général Christian Rodriguez, de l’ombre à la lumière

    Nommé directeur général de la Gendarmerie, ce mercredi 30 octobre, le général Christian Rodriguez, 55 ans, était en tant que major général le mieux placé pour succéder à Richard Lizurey. Né le 11 janvier 1964, le patron des gendarmes a le potentiel pour durer à ce poste. Il n’atteindra en effet la limite d’âge qu’en janvier 2024, et peut donc rester quatre ans minimum à la tête de l’Arme.

    Ancien numéro 2 de l’Arme, Christian Rodriguez s’est préparé à cette nouvelle fonction. Décrit comme habile négociateur, diplomate, fin politique, il connaît toutes les arcanes de cette maison. Christian Rodriguez, ardent défenseur de la concertation, dialogue depuis longtemps avec les associations professionnelles nationale de militaires (APNM) et les associations de la Gendarmerie.

    Avec cette expérience, il ne devrait avoir aucun mal à endosser le costume de directeur général. Il connaît par coeur tous les grands commandeurs de l’Arme comme les dossiers. En cours, les arbitrages budgétaires, la police de sécurité du quotidien, le problème des suicides, l’épineuse question de la réforme des retraites, la militarité, les mutualisations envisagées avec la Police, ou encore les rapports avec celle-ci.

    Fils et frère de gendarme

    Sur un plan plus personnel, cette nomination n’est pas qu’une consécration. C’est une fierté pour ce fils et frère de sous-officier de Gendarmerie. Enfant de troupes au lycée militaire d’Aix-en-Provence, il prépare logiquement Saint-Cyr. A sa sortie de la prestigieuse école, promotion Lieutenant-colonel Gaucher, 1ère compagnie, 1ère section (*), il choisit directement la Gendarmerie.

    A sa sortie de l’EOGN en 1987, il commande un peloton de gendarmerie mobile à Dijon. Un commandement à seulement quelques kilomètres de la caserne de son enfance! Il a en en effet grandi dans la caserne de gendarmerie mobile de Charnay-les-Macon (Saône-et-Loire). Son père était affecté à l’escadron 47/7 qui a fêté ses 50 ans le 14 septembre dernier. Il prend ensuite la tête en 1990 de l’escadron de Thionville (Moselle) avec lequel il part en Nouvelle-Calédonie après les évènements d’Ouvéa.

    Adjoint de Denis Favier

    Puis, c’est en Bretagne qu’il prend une compagnie, celle de Pornic (Loire-Atlantique) en 1993. Il rejoint ensuite en 1996 l’administration centrale comme chef de la section officiers au bureau de la formation du service des ressources humaines. Puis c’est le collège interarmées de défense (École de guerre) en 1998. En 1999, il intègre comme chargé d’études au centre de prospective de la Gendarmerie. En 2002, il devient adjoint au commandant du groupement de la Haute-Savoie d’un certain Denis Favier auquel il succède l’année suivante.

    Promu colonel à 41 ans le 1er septembre 2005, il est nommé chargé de mission au cabinet du directeur général et prend le commandement de la région Corse en 2010. Il obtient ses étoiles de général à 49 ans le 1er juin 2013. Il rejoint la Place Beauvau comme conseiller du ministre de l’Intérieur Manuel Valls.

    Promu général de division en février 2016, il reste dans ses fonctions. Le 1er septembre de la même année, il est nommé général de corps d’armée et succède à Richard Lizurey au poste de major général. Il a alors 52 ans. Le général Rodriguez est officier de la Légion d’honneur et officier de l’ordre national du Mérite. Il détient également la médaille d’or de la Défense nationale et de la médaille de la jeunesse et des sports. Grand sportif, il a notamment pratiqué l’athlétisme pendant sa jeunesse.

    D.C

    (*) Dans sa promotion, on retrouve les généraux de Gendarmerie : Alain Pidoux, commandant de la région Bretagne, Patrick Valentini, commandant en second Paca, Joelle Vachter (2ème section), Xavier Lejeune, chef du Saelsi, François Bonavita (IGGN) Dominique de la Chanonie (commandant de l’école de Rochefort), Simon Baradel (ancien commandant des écoles, 2ème section), Laurent Tavel (DSF). Mais aussi le colonel Olivier Bouisset (C2 en Nouvelle Calédonie) et le préfet Jacques Witkowski, ancien directeur de la sécurité civile, actuel préfet de l’Hérault.

    Forte expérience

    Homme de cabinet depuis qu’il a quitté le terrain et le commandement de la région Corse, il a été, comme ses deux prédécesseurs, conseiller Gendarmerie du ministre de l’Intérieur. Il a secondé dans l’ombre Richard Lizurey pour tous les grands dossiers. Et il a commandé la Gendarmerie lors des très rares vacances du patron.

    source: https://lessor.org/vie-des-personnels/le-general-christian-rodriguez-directeur-general-de-lombre-a-la-lumiere/

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  • La contre-enquête de Ligne rouge: Tariq Ramadan visé par 5 plaintes pour viol

    Depuis 2018, Tariq Ramadan est mis en examen pour deux viols. Alors que les plaintes, désormais au nombre de cinq, s’accumulent contre le prédicateur, la justice étudie minutieusement ces accusations. L’équipe de Ligne Rouge a eu accès à des documents exceptionnels, dont des textos très crus envoyés aux plaignantes.

    Le tableau se noircit pour l’islamologue Tariq Ramadan. Mis en examen pour deux viols, le prédicateur placé sous contrôle judiciaire fait désormais l’objet de cinq plaintes dont quatre en France et une en Suisse. La dernière accusation remonte au mois de juillet: une femme de 54 ans l’accuse de l’avoir violée dans une chambre d’hôtel à Lyon, le 23 mai 2014, avec un membre de son staff. Mais encore une fois, Tariq Ramadan reste fidèle à sa ligne de défense, il nie les faits et fustige un système qui l’aurait déjà condamné.

    "C’est une honte, s’offusque-t-il auprès de l’équipe de Ligne rouge dans les coulisses de BFMTV, le 6 septembre dernier. Je ne sais pas comment un être normalement constitué peut encore croire à une seule des plaintes qui a été déposée."

    Dans cette affaire où les paroles s’affrontent, la justice tente de démêler le vrai du faux. Entre l’islamologue iconique des années 2000 pour des milliers de musulmans, et les plaignantes, qui dit la vérité?

    "Bête sauvage"

    Le tremblement de terre s’est produit le 20 octobre 2017. Ce jour-là, une lettre signée Henda Ayari arrive au tribunal de Rouen. La jeune femme dit avoir subi un viol en mars 2012 et accuse directement Tariq Ramadan. Elle raconte l’avoir contacté via Facebook pour lui parler de religion. Le prédicateur lui répond, elle est flattée et leur relation bascule peu à peu dans la séduction. Un jour, alors qu’il est de passage à Paris pour une conférence, il lui donne rendez-vous dans la chambre de son hôtel.

    "Il s’est jeté sur moi comme une bête sauvage, je n’ai pas eu le temps de respirer, je me suis retrouvée sous lui. Plus je disais non, plus il s’énervait. Il m’a frappée très fort et il m’a violée. J’étais certaine que si je le repoussais encore il me tuerait", témoigne-t-elle sur le plateau de BFMTV et RMC le 30 octobre 2017.

    Cette déclaration à charge a l’effet d’un raz-de-marée car quelques jours plus tard, une autre femme, baptisée Christelle, porte plainte à son tour. Elle livre le récit d’une décente aux enfers: elle aussi est entrée en contact avec Tariq Ramadan via Facebook et entame avec lui une relation intime. "Il y avait clairement un désir réciproque. En août 2009, j’ai commencé à faire mes cartons car nous avions convenu que j’habiterais chez lui à Londres. Nous nous étions fiancés par Skype", raconte-t-elle aux enquêteurs.

    Le 9 octobre 2009, elle dit s’être rendue au bar de l’hôtel lyonnais où loge l’islamologue, en déplacement pour tenir une conférence. Mais très vite, il l’invite à monter dans sa chambre. "Ce n’était plus le même homme. Il m’a dit: 'Toi tu m’as fait attendre, tu vas prendre cher'. Et là c’est l’enfer. Il s’est mis à cheval sur moi, je ne pouvais pas bouger, il me donnait des coups. J’ai hurlé et il m’a dit ‘plus tu vas crier plus ça va m’exciter, plus je vais te frapper. Tais-toi", se souvient-elle à notre micro.

    Calomnie

    Dans la foulée de ces deux plaintes, Tariq Ramadan est mis en examen en février 2018 pour viol et incarcéré. Depuis sa cellule, il crie à la calomnie.

    "L’avocat de Christelle a versé au dossier un certificat médical. Le médecin fait état d’une relation sexuelle violente. Mais du côté de Ramadan, on contre ce document en disant qu’il ne s’agit que d’un petit mot du médecin qui ne fait que recopier les dires de son patient", précise Salomé Legrand, reporter justice à Europe 1.

    Pour tenter de comprendre où est la vérité, la justice organise une confrontation. Face à ses accusatrices, Tariq Ramadan se montre véhément. "Il les traite de menteuses. Il est très vindicatif sur le fait que c’est impensable qu’il ait pu avoir une relation sexuelle avec ces femmes qu’il n’a fait que croiser", continue la journaliste. Mais quelques jours plus tard, une expertise informatique fait l’effet d’une bombe. Des textos très crus sont extraits de vieux téléphones et prouvent que Tariq Ramadan a bien eu des relations sexuelles avec ses accusatrices.

    Le prédicateur change alors de version: il reconnaît les relations sexuelles, mais elles étaient consenties, assure-t-il, tout comme les violences exercées à ce moment-là. Selon la défense, les maîtresses de Tariq Ramadan ne pouvaient ignorer ses penchants pour les relations sexuelles tintées de domination au vu des textos échangés, comme celui-ci destiné à Christelle: "Je te défonce, tu es debout dans ton bain, je te tire les cheveux, je te traite de chienne puis je te retourne et te gifle."

    "Il y a des échanges qui peuvent relever des fantasmes mais ça ne veut pas dire que vous allez les accepter. Une femme pourrait accepter verbalement une situation et au pied du mur face à la violence ne pas l’accepter", rebondit Francis Szpiner, avocat de plusieurs plaignantes.

    Dans plusieurs SMS, ces femmes parlent des violences qui leur ont été infligées et réclament des "excuses plates". "Etre ok pour un rapport sexuel ne veut dire être ok pour un viol conjugal. Aucun accord ne te donne le droit de faire une atteinte à mon corps et à ma santé", lui écrit une autre.

    La "méthode Ramadan"

    Une autre plainte pour viol s’ajoute au dossier, celle de Marie, qui fait pour l’heure l’objet de vérifications. La jeune femme a relayé sur Internet un message audio que Tariq Ramadan lui aurait envoyé. "Dis donc ma chienne tu te dépêches un peu? Tu vas te dépêcher d’obéir à ton maître, qu’il te prenne par ta laisse, qu’il te tire les cheveux", éructe ainsi la voix d’un homme. L’enquête prend également un tournant international après le dépôt d’une plainte en Suisse, où le théologien a grandi et enseigné.  

    "Il a une aura, Tariq Ramadan, c’est une autorité pour les musulmans. Il a cette manière de vous plonger la tête sous l’eau et de vous donner l’impression d’en sortir. Ces femmes ont à un moment été subjuguées et sous l’emprise de cet homme", détaille Francis Szpiner. Les avocats des parties civiles disent tous être en contact avec des dizaines de victimes tétanisées, qui n’osent pas se manifester. Car la menace pourrait faire partie de la "méthode Ramadan".

    "Les menaces sont directes ou indirectes, via les réseaux sociaux ou par téléphone. Quand elles n’arrivent pas à exécution, on travaille l’entourage en disant: 'Tu ne veux pas que ta fille ou ta sœur soit analysée comme fille de petite vertu'", explique Maître Jonas Haddad, avocat de Henda Ayari.

     

    Pour Ramadan, ces affaires ont été montées de toute pièce par des maîtresses délaissées, déterminées à le faire payer. Quelle que soit la vérité, cette histoire a bel et bien écorné l’image du leader modèle. S’il était jugé aux assises, Tariq Ramadan risquerait 20 ans de réclusion criminelle, mais aucun procès n’est encore prévu à ce jour.

     

    Source: https://www.bfmtv.com/police-justice/tariq-ramadan-vise-par-5-plaintes-pour-viol-la-contre-enquete-de-ligne-rouge-1795519.html

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  • James Franco accusé d'harcèlement sexuel par d'anciennes étudiantes

    Sarah Tither-Kaplan et Toni Gaal étudiaient touts les deux l’école de James Franco, Studio 4.

     

    JUSTICE - Les faits se seraient déroulés en 2014 alors que Sarah Tither-Kaplan et Toni Gaal venaient d’intégrer l’école de James Franco, Studio 4 à Los Angeles. Secouées par le soutien de l’acteur au mouvement Time’s Up en janvier 2018, les deux actrices avaient déjà levé le voile sur ses pratiques insidieuses.

    Presque deux ans plus tard, elles portent plainte “en recours collectif”, comme l’a rapporté jeudi 3 octobre le Hollywood Reporter

    Les deux femmes affirment que James Franco, au cœur de sa propre école Studio 4, auraient contraint des étudiantes à tourner des scènes de nu et de “repousser leurs limites” en échange de rôles déterminants pour leur carrière.

    Selon elles, cette école servait à “créer un flux continu de jeunes femmes à objectiver et exploiter”. Pour ces raisons, les deux jeunes femmes portent plainte contre l’acteur de 41 ans mais également contre RabbitBandini Productions, le co-propriétaire de l’école et Jay Davis, le directeur général. Dans la déposition des plaignantes est citée la phrase de James Franco, répondant de ces accusations en 2018: “Si j’ai fait quelque chose de mal, je vais le réparer. Je dois.”

    Franco aurait imposé du sexe sans protection

    Selon elles, l’école Studio 4 facturait des frais supplémentaires pour certaines Master Class comme celle intitulée “Sex Scenes” que l’acteur a personnellement dispensée. Sarah Tither-Kaplan et Toni Gaal affirment qu’il leur a été imposé de retirer leurs protections vaginales lors de tournage de scènes de sexe oral, répétées avec James Franco. Ce dernier se serait également énervé face à des élèves qui refusaient de quitter leurs vêtements. 

    Ainsi, les deux femmes portent plainte personnellement mais également au nom de “toutes les étudiantes inscrites à Studio 4 qui ont manifesté de l’intérêt pour les Master Class de l’accusé, ayant participé ou non à ces leçons.” 

    L’avocat de James Franco, Michael Plonsker, a répondu à ces accusations envoyées au magazine américain: “Ce n’est pas la première fois que l’on entend parler de ces accusations, qui ont été discréditées. Nous n’avons pas pu consulter cette plainte infondée en profondeur depuis qu’elle a été donnée en premier à la presse et non à mon client. James se défendra, mais il poursuivra aussi les plaignantes et leurs avocats pour cette plainte diffamatoire faite par des personnes en recherche de publicité.”

    Source: https://www.huffingtonpost.fr/entry/james-franco-accuse-dharcelement-sexuel-par-danciennes-etudiantes_fr_5d96ff7ce4b0da7f66248726

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