Oman

  • Golfe d’Oman: plusieurs marins iraniens tués lors d’un exercice militaire

    Dimanche après-midi, un navire de soutien logistique iranien a été touché par un tir de missile, qui a fait 19 morts et 15 blessés.

    L’incident est un nouveau coup dur pour les forces armées iraniennes. La marine de la République islamique a visé par erreur, dimanche 10 mai, un de ses propres vaisseaux lors d’un exercice militaire. Les détails du déroulement ne sont pas encore connus mais lundi, une déclaration officielle faisait état de 19 morts et de 15 blessés à bord du Konarak, un bâtiment de soutien logistique. Vraisemblablement provoqué par une erreur de tir à bord de la frégate Jamaran, dont l’équipage s’exerçait au lancement de missiles dans le golfe d’Oman, le Konarak aurait été touché en lieu et place d’une cible d’entraînement dont il était trop proche.

    Le ciblage accidentel du Konarak par un autre bâtiment de la marine iranienne survient alors que Téhéran a mis en avant au cours de ces derniers mois l’accroissement de ses capacités de production d’équipements militaires. L’Iran a enregistré d’authentiques réussites, comme le lancement, à la fin d’avril, d’un satellite militaire, démontrant ainsi sa maîtrise de certaines technologies nécessaires et la production de missiles balistiques intercontinentaux.

    L’incident de dimanche représente toutefois un échec cuisant. Il implique en effet le Jamaran, un navire symbolisant les efforts déployés par la République islamique pour renforcer ses capacités militaires maritimes de manière autonome, sans dépendre de technologies étrangères, auxquelles le régime de sanctions dont elle fait l’objet lui interdit l’accès. Equipé de missiles antinavires Noor, le Jamaran avait été inauguré par le Guide de la révolution islamique, Ali Khamenei, en personne, en 2010.

    Crédibilité des autorités atteinte

    « Les Iraniens entretiennent l’idée qu’ils peuvent construire leurs infrastructures de défense seuls et le Jamaran est à cet égard leur chef-d’œuvre dans le domaine maritime », explique Fabian Hinz, spécialiste des forces armées iraniennes au Centre James-Martin pour les études sur la non-prolifération. Il estime que l’équipage du navire pouvait être occupé à tester un nouveau missile antinavire d’une portée supérieure aux systèmes utilisés actuellement par la marine iranienne, une innovation récemment évoquée par des responsables militaires iraniens.

    Le nouvel incident meurtrier arrive quatre mois après la destruction par la défense antiaérienne iranienne d’un avion de ligne d’Ukraine International Airlines au-dessus de Téhéran, qui avait provoqué la mort des 176 passagers. L’appareil civil avait été pris par un opérateur pour un missile de croisière adverse approchant de la capitale de la République islamique. La catastrophe s’était produite quelques heures après un tir de missiles balistiques iraniens contre les forces américaines stationnées sur la base d’Aïn Al-Assad, en Irak. Cette frappe, dont le degré de sophistication avait marqué les esprits des observateurs, survenait en représailles à l’assassinat du général iranien Ghassem Soleimani dans un tir de drone américain, le 3 janvier, à Bagdad.

    Si la mort de l’officier, qui était devenu la figure de proue et le symbole de l’action extérieure de l’Iran dans la région, avait provoqué un bref moment de communion nationale, l’attitude des autorités à la suite de la destruction du Boeing ukrainien, dont les passagers étaient majoritairement iraniens ou d’origine iranienne, avait alors durement atteint la crédibilité des autorités. Après avoir masqué la vérité, les gardiens de la révolution, armée idéologique du régime et auteurs du tir meurtrier, avaient été forcés de reconnaître leurs responsabilités.

    Quelques semaines plus tard, l’ampleur de l’épidémie de Covid-19 dans le pays était à son tour cachée à la population, le pays devenant bientôt le principal foyer régional du virus. Précipité de crises en crises, l’Iran est toujours visé par la politique de « pression maximale » décidée par l’administration Trump, dont les sanctions unilatérales corsètent l’économie du pays, entravent l’action de ses autorités et pèsent sur le quotidien des Iraniens ordinaires.

     

    source: https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/11/golfe-d-oman-plusieurs-marins-iraniens-tues-lors-d-un-exercice-militaire_6039300_3210.html

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  • Oman: le nouveau sultan retire le nom de son prédécesseur de l'hymne national

    Le nouveau sultan d'Oman Haitham ben Tarek a supprimé jeudi de l'hymne national le nom de son prédécesseur, le sultan Qabous, décédé le 10 janvier, au lendemain de la fin de la période de deuil.

    "Le Sultan Haitham a émis un décret amendant l'annexe trois de la loi concernant le drapeau national, l'emblème et l'hymne nationale", a rapporté l'agence de presse officielle ONA.

    Selon le décret, les paroles se référant au précédent sultan --"Qabous est venu par la grâce des cieux, soyez joyeux et protégez-le dans vos prières"-- seront remplacées par "regardez vers les cieux et remplissez l'univers de lumière, soyez joyeux et prospères".

    Le sultan Qabous, non marié et sans enfants ni frères pour lui succéder, est mort à l'âge de 79 ans après un règne de près de 50 ans. 

    Son successeur a été désigné à l'issue d'une réunion de la famille royale et a immédiatement promis de poursuivre la "politique étrangère de non-ingérence" de son cousin.

    Durant son règne, le sultan Qabous a modernisé ce pays de la péninsule arabique et consolidé son rôle d'Etat modéré et neutre dans un Golfe secoué par les tensions, notamment en raison de l'inimitié entre les Etats-Unis, alliés des Etats arabes de la région, et l'Iran.

    Haitham ben Tarek, âgé de 65 ans et passionné de sport, reste relativement inconnu sur la scène internationale mais selon des experts, qui citent son expérience en tant que sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères, sa vision de la diplomatie est la même que celle de son cousin. 

    source: https://actu.orange.fr/societe/culture/oman-le-nouveau-sultan-retire-le-nom-de-son-predecesseur-de-l-hymne-national-CNT000001nQfwW.html

     

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  • Seine-et-Marne : résident discret et occasionnel, feu le sultan d’Oman a marqué le département

    Décédé le 10 janvier à Mascate, Qabus ibn Saïd possédait une propriété de 18 hectares dans le hameau de Massoury, à Fontaine-le-Port.

    Une vaste propriété avec deux châteaux et une ferme sur un terrain clôturé de 18 hectares au total au hameau de Massoury, sur les hauteurs de Fontaine-le-Port : le patrimoine du sultan d'Oman ne passe pas inaperçu dans cette commune de 1019 habitants située en bords de Seine, entre Melun et Fontainebleau.

    Depuis le vendredi 10 janvier, son propriétaire n'est plus : atteint d'un cancer, le sultan Qabus ibn Saïd s'est éteint à l'âge de 79 ans, après 50 ans de règne. Homme cultivé, amateur d'opéras et de musique classique, acteur discret de la diplomatie mondiale, notamment dans les relations entre les Etats-Unis et l'Iran, il était quasiment invisible dans le village. Il semble qu'il s'y rendait en moyenne une fois tous les trois ans, accompagné d'un staff de 500 personnes hébergées dans les hôtels des environs

     

    Une vaste propriété avec deux châteaux et une ferme sur un terrain clôturé de 18 hectares au total au hameau de Massoury, sur les hauteurs de Fontaine-le-Port : le patrimoine du sultan d'Oman ne passe pas inaperçu dans cette commune de 1019 habitants située en bords de Seine, entre Melun et Fontainebleau.

    Depuis le vendredi 10 janvier, son propriétaire n'est plus : atteint d'un cancer, le sultan Qabus ibn Saïd s'est éteint à l'âge de 79 ans, après 50 ans de règne. Homme cultivé, amateur d'opéras et de musique classique, acteur discret de la diplomatie mondiale, notamment dans les relations entre les Etats-Unis et l'Iran, il était quasiment invisible dans le village. Il semble qu'il s'y rendait en moyenne une fois tous les trois ans, accompagné d'un staff de 500 personnes hébergées dans les hôtels des environs.

    Il a financé une mosquée ou encore un rond-point

    A la boulangerie, seul commerce de Fontaine-le-Port, le patron dit ne l'avoir « jamais vu, ni lui ni ses proches ». « Il a toujours été discret », confirme la maire Béatrice Mothré (SE). En 2011, le sultan Qabus ibn Saïd a financé de sa poche la création du rond-point aménagé devant chez lui à Fontaine-le-Port, entre les D 134, D 135, D 116 et la rue de la Vieille Montagne en 2011. Un échange de bons procédés avec le conseil départemental qui lui donnait en échange son feu vert pour créer un passage souterrain entre sa résidence et son haras.

    Pourtant, le sultan Qabous a marqué ponctuellement la Seine-et-Marne. En 2013, il a financé à hauteur de 1,8 million d'euros la fin de la construction de la mosquée à Roissy-en-Brie, étendue sur 2 200 m2. Une belle somme sur le total estimé à 2,7 millions d'euros. « A ma connaissance, il n'en a pas financé d'autres », précise Boudjema Hammache, président de l'Union des associations musulmanes de Seine-et-Marne.

    Le sultan Qabus ibn Saïd restera dans la mémoire du fauconnier Philippe Hertel, de l'entreprise Vol libre qui réalise le spectacle des rapaces en ville haute de Provins. En 2014, Philippe Hertel a été sollicité pour former à la fauconnerie à cheval un certain Yaqoub, membre de l'écurie royale durant dix semaines. Objectif : présenter cet art classé au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco, au sein du prochain grand spectacle des écuries d'Oman, en janvier 2016.

    « Le sultan avait dû voir le spectacle et cela lui avait plu. Ce fut un grand plaisir et un honneur de travailler pour ce pays où la fauconnerie est extrêmement importante. Ce sont les Arabes qui nous l'ont amenée en Europe au Moyen Age », raconte Philippe Hertel. « Yaqoub venait de faire un stage de voltige équestre en Angleterre. Il est resté à Provins deux mois et demi. Cela créé une amitié, on a gardé contact ». Avec sa famille, Philippe Hertel est ensuite allé à Oman où le sultan l'a invité à visiter ses écuries royales. « Il était passionné de chevaux et avait une belle collection d'équidés… », se souvient-il.

     

    source: http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/seine-et-marne-resident-discret-et-occasionnel-feu-le-sultan-d-oman-a-marque-le-departement-13-01-2020-8235009.php

     

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  • Oman: le sultan Qabous ben Saïd est mort, après un demi-siècle de règne

    Le sultan Qabous d'Oman est mort à l'âge de 79 ans, a annoncé samedi son cabinet. Il avait passé plus de 50 ans à régner. Sa succession pourrait provoquer une période d’incertitude dans le pays.

    C’était le chef d’État arabe resté le plus longtemps au pouvoir. Le sultan Qabous ben Saïd d'Oman est mort à l'âge de 79 ans après un demi-siècle de règne, a annoncé samedi 11 janvier son cabinet. Le Conseil de défense du pays s'est réuni peu après l'annonce de sa mort, a indiqué la télévision d'État omanaise.

    Qabous ben Saïd, qui avait pris le pouvoir à son père lors d'un coup d'État en juillet 1970, souffrait depuis un certain temps d'une maladie qui pourrait selon des diplomates être un cancer du côlon.

    Il avait déjà été soigné à de multiples reprises en Allemagne. Le 31 décembre, les médias d'État avaient annoncé que le sultan se trouvait dans un "état stable" après plusieurs semaines de rumeurs sur sa santé.

    Né le 18 novembre 1940 à Salalah, dans la province du Dhofar (sud), où il a été à l'école, Qabous ben Saïd entre à 20 ans à la Royal Military Academy de Sandhurst, en Grande-Bretagne.

     

    Il accède au trône en  juillet 1970 après avoir renversé son père et entreprend de moderniser ce qui est alors le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, mais qui commence à exporter du pétrole.

    Sur la scène internationale, le sultanat, neutre, joue régulièrement les bons offices pour ses alliés occidentaux, notamment dans leurs relations tendues avec l'Iran voisin.

    Sous le règne du sultan Qabous, Oman a consolidé son rôle de pays modéré et neutre dans un Golfe secoué de tensions politiques, notamment avec l'inimitié entre les Etats-Unis, alliés des Etats arabes du Golfe, et l'Iran.

    Oman est également intervenu dans des affaires de libérations d'otages, notamment au Yémen voisin en guerre.

    Successeur incconu

    La succession du sultan fait craindre une période d’instabilité car le nom de son successeur n’est pas encore connu. Qabous ben Saïd, qui n'était pas marié et n'avait pas d'enfants ni de frères, devait, d'après la Constitution, écrire une lettre désignant son successeur au sein de la dynastie royale, qui sera ouverte si sa famille ne parvient pas à s'accorder sur un nom dans un délai de trois jours après sa mort

    Le nouveau sultan doit être un membre de la famille royale, "musulman, adulte, rationnel et fils légitime de parents musulmans omanais". Selon des experts, plus de 80 personnes de la famille du sultan peuvent potentiellement lui succéder.

    Assad ben Tarek, neveu du sultan âgé de 65 ans, est considéré comme l'un des principaux favoris du sultan, surtout depuis sa nomination en 2017 au poste de vice-premier ministre chargé des Relations internationales et des Affaires de coopération.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/le-sultan-qabous-ben-sa%c3%afd-doman-est-mort-apr%c3%a8s-un-demi-si%c3%a8cle-de-r%c3%a8gne/ar-BBYQFZd?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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