Mali

  • Mali: Le camp de réfugiés de Faladjé réduit en cendre !

    Un camp de réfugiés malien situé à Bamako a été ravagé, ce mardi 29 avril, par une incendie. Le camp de fortune, connu sous le nom de Faladjé, composé de huttes et de tentes abritait plus de 1 000 Maliens ayant fuit la violence au centre du pays.

    A en croire le ministre de la Sécurité, Salif Traoré, aucune perte en vies humaines n’a été signalé dans l’incendie dont l’origine reste inconnu. Mais selon un résident du camp, le feu a été entraîné par le vent, alors que des personnes étaient en train de brûler une décharge d’ordure, rapporte africanews.com.

     

    source: https://www.senenews.com/actualites/societe/mali-le-camp-de-refugies-de-faladje-reduit-en-cendre_307687.html

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  • Tuberculose : 364 patients au Mali

    Considérée comme une maladie infectieuse et une priorité de santé publique partout dans le monde, Dr. Naman Keïta responsable de l’unité de prise en charge de la tuberculose en commune IV explique que : “la tuberculose est une maladie infectieuse et contagieuse due au bacille de Koch découvert en mars 1882. C’est une maladie grave qui atteint le plus souvent les poumons mais aussi d’autres organes comme les reins, le cerveau, les os. Elle demeure la maladie infectieuse qui fait peur dans le monde sanitaire car elle peut être mortelle. Elle se manifeste par une fièvre légère avec des toux persistantes ou encore avec des douleurs dans la poitrine”.

    Lorsqu’une personne atteinte de tuberculose tousse, éternue, parle ou crache des gouttelettes contenant dans l’air peuvent être inhalées par les personnes se trouvant à proximité. C’est-à-dire que la transmission se fait par voie aérienne et la bactérie peut se répandre à partir du foyer initial dans les poumons et atteindre d’autres parties du corps par la circulation sanguine.

    “Nous avons 2 types de tuberculoses qui sont entre autres la pulmonaire, la plus courante. Les bactéries détruisent les tissus pulmonaires créant ainsi des cavités et la maladie reste localisée dans les poumons. Elle se manifeste par une toux, des éternuements et une perte de poids. Pour la tuberculose extra-pulmonaire, les bactéries attaquent d’autres parties du corps par exemple les os et les ganglions.

    Pour la tuberculose extra-pulmonaire, le traitement est adapté en fonction de la localisation et est généralement plus long”, nous confie Dr. Naman Keita.

    La prévention et la guérison de la maladie se font au bout de 6 mois, voire 1 an selon l’infection. Le nombre de cas de toutes formes attendues pour le district sanitaire en 2019 est de 219 et le total des malades enregistrés avec toutes les formes confondues y compris les cas de reprises et d’échecs est de 364. Et le taux de succès au traitement norme nationale est de 90 %.

    Le traitement n’étant pas à la portée de tout le monde, dans les années 90, l’OMS a pris en charge le coût de la tuberculose et le VIH Sida. Le VIH Sida contribue à l’augmentation du taux de tuberculose, ainsi la vaccination du BCG (Bacille de Calmette et Guérin) n’est pas à négliger, car consiste en une dose unique aussitôt que possible dans la vie.

    Pour cette année, le thème de la journée mondiale insiste sur le fait qu’il est urgent d’agir afin d’honorer les différents engagements pris par les dirigeants mondiaux à savoir élargir l’accès à la prévention et au traitement, à mieux responsabiliser afin de garantir un financement suffisant et durable.

     

    source: https://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/la_sante_au_mali/240830-tuberculose-364-patients-au-mali.html

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  • Au Mali et au Burkina Faso, la violence déchaînée des milices communautaires

    Human Rights Watch a publié mercredi un rapport sur l'attaque du village d'Ogossagou, le 14 février. L'organisation souligne l'incapacité de l'armée malienne et des Casques bleus à protéger les civils.

    Il n’aura fallu que quelques heures, après le départ de l’armée malienne, pour que les tueurs reviennent à Ogossagou. Le village, situé près de la frontière du Burkina Faso, avait connu une première fois l’horreur quand près de 160 personnes -appartenant toutes à l’ethnie peule- avaient été massacrées au matin du 23 mars 2019. Moins d’un an plus tard, le 14 février, toujours à l’aube, les assassins ont récidivé. Au moins 35 habitants, dont 4 enfants, ont été tués, parfois décapités et mutilés, selon des témoignages recueillis par Human Rights Watch - un bilan confirmé par les Nations unies. Une vingtaine de personnes sont toujours portées disparues. L’organisation de défense des droits de l’homme publie ce mercredi un rapport détaillé sur l’attaque, mettant en cause l’armée malienne et les Casques bleus de la Minusma, qui ont été incapables «d’empêcher le massacre».

     

    Ogossagou, 1 000 habitants, est divisé entre un quartier peul et un quartier dogon. Quelque 300 mètres les séparent. Ainsi qu’une méfiance tenace, alimentée par l’arrivée des jihadistes dans la région (les Peuls sont accusés d’être leurs complices), une compétition exacerbée pour l’accès à la terre, et la montée en puissance des groupes d’autodéfense, formés sur des bases communautaires, pour pallier l’absence de l’Etat. Cette méfiance se transforme parfois en haine. Depuis deux ans, dans le centre du Mali, les attaques contre les hameaux peuls, ou les représailles contre les villages dogons, ont atteint un niveau de violence sans précédent. Le carnage d’Ogossagou, en mars 2019, a représenté le point culminant de cet interminable cycle de vengeances.

    Menace

    Au lendemain de la tragédie, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, s’était rendu sur place et avait promis que «justice serait faite». Un an plus tard, personne n’a encore été jugé. La puissante milice dogon accusée d’être derrière le massacre, Dan Na Ambassagou, a été officiellement dissoute, mais elle a refusé de déposer les armes et continue, dans les faits, de contrôler ostensiblement toutes les routes de la région. Pour empêcher un nouveau raid sur le quartier peul d’Ogossagou, un détachement d’une quarantaine de soldats des Forces armées maliennes (Fama) était stationné dans le village.

    Mais le 13 février, vers 15 heures, les militaires maliens ont commencé à «démonter leurs tentes et charger leurs véhicules sans en avertir la communauté», décrit HRW. «A partir du moment où ils ont commencé à remballer - et nous avons vu que personne ne les remplaçait - nous avons commencé à sonner l’alarme, a expliqué l’un des dix habitants interrogés par l’ONG. J’étais avec le chef du village quand il a appelé plusieurs personnes à Mopti et Bamako pour leur dire que les soldats abandonnaient le village et que nous étions terrifiés à l’idée d’être attaqués.» Les membres de la communauté peule étaient parfaitement conscients de la menace : ces derniers mois, 15 d’entre eux qui «s’étaient aventurés hors du quartier» avaient été abattus, selon le témoignage d’un ancien, dont un garçon de 14 ans quelques jours plus tôt. Dès le départ des soldats, une «accumulation d’hommes armés» est observée dans le quartier dogon.

    Convoi

    Qui a donné l’ordre au détachement de Fama de quitter Ogossagou ? Et pourquoi ne pas avoir attendu l’arrivée de la relève ? Questionné, le gouvernement malien évoque des «dysfonctionnements tactiques» et assure que des «sanctions disciplinaires» ont été prises. Dès le soir du 13 février, les appels à l’aide du chef de village seraient pourtant parvenus aux oreilles de plusieurs ministres, dont celui de la Défense, sans qu’aucun renfort n’ait été dépêché sur place. «Je n’ai jamais vu une alerte aussi forte et largement diffusée que celle-ci, a affirmé aux enquêteurs de HRW un haut dirigeant malien. Il était clair que toutes les autorités politiques et militaires possibles, ainsi que la Minusma, étaient informées de la probabilité d’une attaque imminente par des Dogons armés contre la communauté peule – ministres, gendarmes, policiers et commandants de l’armée, l’ONU, le pouvoir judiciaire, les chefs religieux. Avec des millions de dollars dépensés pour l’alerte rapide et tous les engagements pour la protection des civils, comment cela a-t-il pu arriver ?»

    Il semble pourtant que le mécanisme de réaction rapide de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) ait bel et bien fonctionné. Une patrouille de Casques bleus a en effet traversé Ogossagou vers 4 heures du matin. Selon trois témoins, un convoi de «quatre ou cinq véhicules blancs», distinctifs des forces onusiennes, est passé sur la route qui sépare les quartiers peuls et dogons. «Deux d’entre nous sommes sortis et avons fait des signaux avec nos lampes torches pendant plusieurs minutes, mais [les véhicules de l’ONU] sont passés devant nous, a indiqué un habitant. J’ai vu les feux de freinage pendant que le convoi s’arrêtait à l’extrémité du village - en face du quartier dogon. Nous pensions qu’ils s’étaient arrêtés - mais ensuite, quelques minutes plus tard, ils ont continué. Nos cœurs se sont serrés.»

    Le convoi des Casques bleus s’est-il égaré ? A-t-il été induit en erreur ? «Bien qu’arrivés aux alentours du village avant l’attaque, les éléments de la force de la Minusma ont été détournés de leur itinéraire vers une autre localité», a commenté le patron de la Minusma, Mahamat Saled Annadif. En repartant, probablement sans le savoir, les Casques bleus laissaient les habitants d’Ogossagou à la merci de leurs bourreaux.

    Impunité

    Une heure plus tard, juste après la première prière de la journée, des miliciens sont entrés dans le quartier peul. Plusieurs dizaines d’assaillants parlant en langue dogon et portant la tenue traditionnelle de la confrérie des chasseurs dozos, armés de fusils automatiques, de fusils artisanaux et de machettes, ont entouré le village avant d’ouvrir le feu. Des témoins ont reconnu, parmi les tueurs, quelques-uns de leurs voisins dogons. Certains auraient déjà participé au massacre de l’an dernier. Le village a une nouvelle fois été pillé et incendié. La plupart des corps, cette fois, ont été retrouvés en brousse : d’après les témoignages recueillis par HRW, les habitants ont été tués dans leur fuite, alors qu’ils se terraient pour échapper aux balles des miliciens.

    Bien qu’un commandant local de Dan Na Ambassagou soit soupçonné «d’être responsable de la planification, de l’organisation et de la distribution des munitions», l’organisation a nié toute responsabilité. L’attaque rappelle pourtant que dans le centre du Mali, les tueries intercommunautaires font davantage de morts, désormais, que les attaques commises par des groupes jihadistes. En toute impunité. Au Burkina Faso voisin, la tendance est identique : en début d’année, les autorités ont même encouragé le recours aux milices, pour la défense des villages, en créant un corps de «volontaires de défense de la patrie», mollement encadrés par l’armée.

    Le 8 mars, une attaque contre trois hameaux peuls de la commune de Barga, dans le nord du pays, a fait 43 morts. Comme à Ogossagou, les groupes d’autodéfense ont été pointés du doigt par plusieurs témoins. En pratique, au Burkina Faso, certaines communautés ont maintenant un accès légal aux armes, tandis que d’autres (les Peuls) se tournent vers les organisations jihadistes pour se venger ou simplement se défendre. Ceux qui refusent cette logique mortifère n’ont plus qu’une solution : l’exode. Depuis le début de l’année, chaque jour, 4 000 personnes sont déplacées par le conflit.

    source https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/au-mali-et-au-burkina-faso-la-violence-d%c3%a9cha%c3%aen%c3%a9e-des-milices-communautaires/ar-BB11pcoB?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Niger : un policier tué dans une nouvelle attaque dans l'ouest proche du Mali

    Un policier nigérien a été tué dimanche soir dans une nouvelle attaque jihadiste contre un poste de police dans la région de Tillabéri, dans l’ouest nigérien, proche du Mali, a indiqué lundi à l’AFP une source sécuritaire.

    “Un policer a été tué hier soir (dimanche) dans l’attaque contre un poste de police déjà visé (lundi dernier) par des hommes armés, près de la ville (touristique) d’Ayorou”, située à 200 km de Niamey et proche de la frontière du Mali, a précisé cette source.

    Cette stratégie des assaillants consiste à “semer la terreur et la psychose partout pour faire déplacer les populations locales”, a ajouté cette source.

     

    C’est la deuxième attaque commise en une semaine contre le poste de police d’Ayorou. La première avait fait deux morts dans les rangs des policiers au cours d’un raid mené par des “terroristes venus sur une dizaine de motos”, le 10 février dernier, selon les autorités de Tillabéri. 

    Début février, cinq civils dont un enseignant ont été tués dans ce même secteur par des “hommes armés à motos”, selon les autorités.

    La région de Tillabéri, située dans la zone des trois frontières Niger-Mali-Burkina, est depuis trois ans le théâtre d’attaques récurrentes et de plus en plus meurtrières des groupes jihadistes.

    Selon un bilan officiel, 174 soldats ont été tués dans trois attaques à Tillabéri en janvier et décembre dont celle de Chinégodar avec 89 morts (le 8 janvier 2020) et à Inates 71 morts (le 10 décembre 2019).

    Ces attaques ont été revendiquées par le groupe Etat islamique. Des opérations d’enrôlement d‘électeurs ont été suspendues fin janvier dans plusieurs communes de Tillabéri en raison de l’insécurité.

    Le premier tour de la présidentielle au Niger, couplé aux législatives, est fixé au 27 décembre 2020. Des élections municipales et régionales doivent se tenir le 1er novembre.

     

    source: https://fr.africanews.com/2020/02/17/niger-un-policier-tue-dans-une-nouvelle-attaque-dans-l-ouest-proche-du-mali/

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  • Mali: 20 villageois tués lors d'une attaque à Ogossagou

    Selon des responsables locaux, au moins vingt villageois ont été tués par une trentaine d'hommes armés lors d'une attaque, dans la nuit de jeudi à vendredi, à Ogossagou, dans le centre du Mali. 

    Au moins vingt civils ont été tués lors d'une attaque dans la nuit de jeudi à vendredi, à Ogossagou, un village du centre du Mali, ont indiqué vendredi 14 février des responsables locaux. 

    D'après le chef du village, Aly Ousmane Barry, l'attaque a été menée dans la nuit par une trentaine d'hommes armés, quelques heures après le retrait de l'armée malienne de la localité. Selon lui, les assaillants "ont mis le feu à une partie du village".

    "J'ai fait le décompte en présence des militaires et des services de santé. Nous avons 20 morts, certains étaient calcinés", a ajouté Aly Ousmane Barry.

    Un élu d'Ogossagou a confirmé que l'attaque avait eu lieu quelques heures après le départ des forces armées maliennes de la zone, proche de la frontière avec le Burkina Faso.

     

    Une région en proie à de multiples violences

    Le 23 mars 2019, l'attaque par des hommes armés de ce village peul avait fait 160 morts civils. Attribué à des chasseurs dogons, le massacre avait été le point culminant de violences intercommunautaires en mars-avril dans le centre du Mali.

    Cette région est prise dans un tourbillon de violences depuis 2015 et l'apparition d'un groupe jihadiste affilié au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), emmené par le prédicateur peul Amadou Koufa, qui a largement recruté parmi sa communauté.

    Les affrontements se sont en outre multipliés entre les Peuls, majoritairement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, qui pratiquent essentiellement l'agriculture. Ces dernières ont créé des groupes d'autodéfense en s'appuyant sur les chasseurs traditionnels dozos.

     

    source: https://www.france24.com/fr/20200214-au-mali-au-moins-20-villageois-tu%C3%A9s-lors-d-une-attaque-%C3%A0-ogossagou

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