Catastrophes naturelles

  • Congo-Brazzaville: le sixième arrondissement de la capitale sous les eaux

    Avec l’appui des agences humanitaires, le gouvernement congolais mène une opération d’assistance auprès de 180 000 personnes victimes des inondations au nord du pays. Mais, il semble avoir oublié plusieurs autres sinistrés de ces inondations à Brazzaville, notamment à Talangaï le sixième arrondissement où des dégâts matériels sont signalés.

    Juste derrière le gymnase Nicole Oba dans le sixième arrondissement, Lionel un jeune garçon de 12 ans vit avec ses parents dans une maison où, après la montée des eaux à hauteur d’un mètre, le jeune adolescent se retrouve avec rien. Il ne sait pas comment reprendre le chemin de l’école ce lundi après les congés des fêtes.

    « Tous les cahiers ont été mouillés tout comme mes livres ont été emportés par les eaux. Les pluies ont provoqué le déferlement des eaux du fleuve dans nos maisons », se lamente le jeune adolescent.

    Ses parents affirment avoir perdu des appareils électroménagers et des meubles. « La montée des eaux a commencé depuis novembre et depuis lors nous avons perdu poste téléviseur, congélateur et lit dans les eaux », témoigne la maman de l’adolescent.

    A l’entrée du viaduc de Talangaï sur la droite dans la zone appelée « Devala » les habitants du quartier doivent se déplacer en pirogue entre les habitations.

    Guillaume Ganongo, un pasteur de 54 ans, n’en revient pas. « D’habitude les eaux ne montent pas comme ça. Cette fois-ci elles ont trop débordé dépassant les pluies que nous avons connues dans les années passées. C’est depuis peut-être 1961 que nous avons connu ce genre de phénomène. J’étais encore enfant quand on parlait de ces choses. Mais, nous le revoyons aujourd’hui », raconte l’homme d’Église.

     

    A Talangaï, certains sinistrés des inondations sont allés trouver refuge loin de leurs maisons.

     

    source: http://www.rfi.fr/afrique/20200106-brazzaville-congo-inondations-sixieme-arrondissement

    Continuer
  • L'île Maurice noyée par les fortes précipitations

    Dimanche, toute la journée, des pluies soutenues se sont abattues sur l'île Maurice. En début de nuit, cinquante-et-un sinistrés ont rejoint les centres d'hébergement. Des milliers de Mauriciens ont lutté toute la nuit pour protéger leurs cases de la montée des eaux. 

    Toute l'île a été copieusement arrosée. Des précipitations intenses qui ont eu raison des évacuations pluviales. Les sols déjà gorgés d'eau ne pouvaient pas absorber ce nouvel afflux. En fin de journée, l'eau a envahi les rues, inondé les champs avant de rentrer dans les maisons. Cinquante-et-une personnes ont trouvé refuge dans les centres ouverts précipitamment par les communes. 
     

    Des centaines d'appels de détresse


    Ion News souligne que les forces de l'ordre comme les sapeurs-pompiers ont paré au plus pressé, mais qu'ils ne pouvaient pas répondre aux très nombreux appels de détresse : "dans la soirée, submergés d’appels, les services d’urgence sont intervenus dans des situations où des personnes étaient directement en danger". 
    Ce lundi matin, de nombreuses routes étaient encore impraticables. Attention, si vous avez prévu de vous rendre dans l'île sœur, l'alerte météorologique est levée, mais la zone reste très instable et des nuages actifs sont toujours présents à proximité de Maurice. 

    Le Mauricien publie la liste des relevés des précipitations de ces dernières 24 heures

    135.2 mm à Belle-Mare.
    123.6 mm à Port-Louis
    230.4 mm à Mon-Loisir
    112,4 mm à Plaisance
    92 mm à Moka
    86.3 mm à Quatre-Bornes
    123.6 mm au Champ-de-Mars
    109.9 mm à Chitrakoot
    88.3 mm à Vacoas
    80 mm à Montagne-des-Signaux


    source: https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/ile-maurice-noyee-fortes-precipitations-786761.html

     

     

    Continuer
  • Noël orageux sur le Nord de Madagascar et du Canal du Mozambique

    24 Décembre 2019 : 18h (Mascareignes) - Le Nord-Est de Madagascar est en vigilance forte pluie rouge alors que Mayotte sera en vigilance orage à partir du 25 décembre à 1h (loc). Du côté des Mascareignes, la Réunion sera coupée en deux pour ce réveillon de Noël 2019 avec des pluies arrivant par l'Est.

    La zone perturbée 96S aborde le Nord-Est de Madagascar. Le système qui n'aura jamais réussi à se développer significativement entraîne dans son sillage une dégradation pluvio-orageuse marquée sur la Grande Île. De forte précipitation vont concerner les régions Nord et Est de Madagascar durant plusieurs jours, jusqu'en deuxième partie de semaine. Des cumuls importants sont attendus ce qui a conduit le service météorologique de Madagascar à diffuser une vigilance forte pluie rouge pour les régions d'Analanjirofo, Sava et Toamasina I-II et jaune pour Diana, Bealalana, Befandriana Avaratra, Analalava et Antsohihy.

    Une dégradation orageuse significative va se développer sur le Nord du Canal du Mozambique. Le renforcement de la mousson devrait entraîner un renforcement de l'activité convective dans ce secteur. De forte précipitation et une activité orageuse potentiellement importante pourrait affecter le Nord du Canal du Mozambique ces prochains jours. Ainsi, Mayotte sera en vigilance orage à compter du mercredi 25 Décembre à 1h du matin. L'île aux parfums risque d'être concerné par des averses soutenues associées à une activité électrique intense dès la nuit prochaine.

     

    La Réunion coupée en deux pour le réveillon de Noël

    Du côté des Mascareignes, les conditions s'annoncent relativement clémente pour Maurice avec quelques pluies possibles sur le centre de l'île pour ce réveillon de Noël et la journée de Mercredi. En revanche, la Réunion risque d'être coupée en deux cette nuit. Des précipitations en provenance de l'Est pourraient bien gâcher le réveillon sur une large moitié Est de l'île. L'Ouest bénéficierait des conditions les plus avantageuse pour ce réveillon de Noël 2019. La journée de Mercredi pourrait être maussade mais avec une amélioration relative en cours de matinée. La plus grande prudence est recommandée le long des cours d'eau. Les événements des derniers jours sur l'île intense ont montré que les rivières pouvaient parfois être traitres.

     

    source: http://www.cycloneoi.com/archives-blog/infos-diverses/noel-orageux-sur-le-nord-de-madagascar-et-du-canal-du-mozambique.html

     

    Continuer
  • Soudan du Sud: après les inondations, l'heure est à la lente reconstruction

    Visiblement épuisé, Ali Fonj part couper des pieux en bois pour rebâtir un abri pour son épouse et ses quatre enfants, après que leur maison de fortune a été emportée par les inondations violentes ayant touché ces dernières semaines le Soudan du Sud.

    Ali, 45 ans, est l'un des 150.000 réfugiés venus de la région du Nil Bleu, au Soudan voisin, qui ont trouvé asile dans le comté de Maban, dans le nord-est du Soudan du Sud.

    Ils ont été frappés par les plus fortes inondations qu'ait connues la région depuis des décennies.

    Les inondations sont habituelles en Afrique de l'Est en cette saison, mais un phénomène climatique centré sur l'océan Indien, d'une puissance jamais observée depuis des années, a provoqué dernièrement des pluies dévastatrices.

    Ces pluies ont eu des conséquences mortelles en Somalie, au Kenya, en Tanzanie et en Ethiopie. Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), près d'un million de personnes ont été affectées par les inondations au Soudan du Sud.

    Le comté de Maban est l'une des zones les plus durement touchées. L'eau commence à peine à se retirer, mais les maisons submergées et les récoltes endommagées portent témoignage des dégâts causés.

    "Quand l'eau est arrivée, j'ai pris tous mes enfants et trouvé refuge dans une école proche", explique à l'AFP un Ali abattu. Mais quand les cours ont repris, sa famille et lui ont dû quitter les lieux.

    "Nous essayons de construire des abris et nous les recouvrons avec des bâches de plastique distribuées par le HCR", raconte-t-il. "Nous attendons que l'eau s'assèche pour pouvoir aller chercher du chaume afin de bâtir un meilleur abri pour nos enfants."

    Ali vit dans l'un des quatre camps de réfugiés du comté accueillant ceux qui ont fui les combats dans la région du Nil Bleu, où des rebelles s'opposent à Khartoum depuis l'indépendance du Soudan du Sud en 2011.

    - Crainte des maladies -

    La communauté sud-soudanaise locale a également été rudement touchée par les inondations, qui ont fait six morts à Maban selon le HCR.

    "Ils n'avaient jamais vu d'inondations aussi sévères depuis 1984", relève Malar Maharajah Smith, une haute responsable du HCR à Maban.

    L'agence onusienne estime que dans le pays, qui subissait déjà l'une des plus graves crises humanitaires au monde, en raison de la guerre civile déclenchée en 2013, environ 600.000 personnes ont besoin d'une aide humanitaire immédiate.

    Les flots ont aussi détruit des latrines et contaminé des puits d'eau, faisant craindre l'apparition de maladies transmises par l'eau.

    Selon l'ONU, il faudra 61 millions de dollars (55 MEUR) pour faire face aux dégâts commis par les inondations.

    Dans le même camp, Mukbulah Saleh, 25 ans, patauge dans l'eau, avec dans une main ses chaussures et dans l'autre une poêle contenant quelques provisions.

    "Nous n'avons rien pour faire cuire le peu de nourriture que j'ai, parce qu'il est trop dangereux d'aller dans la forêt pour ramasser du bois, l'eau étant encore partout", dit-elle.

    L'eau a tout de même apporté une bénédiction: les poissons. Des habitants se réveillent ainsi à l'aube pour tenter d'en attraper, presque sur le pas de leur porte, armés de bâtons, de lances ou de moustiquaires.

    "Ces inondations étaient venues nous tuer, mais Dieu était en notre faveur et à la place il nous a apporté des poissons", se félicite un autre habitant, Abdul Gasim Dafala, en montrant fièrement sa prise du jour.

     

    source: https://information.tv5monde.com/afrique/soudan-du-sud-apres-les-inondations-l-heure-est-la-lente-reconstruction-334548

    Continuer
  • Congo-Brazzaville: des dégâts immenses après les inondations

    Le bilan des inondations au Congo-Brazzaville a été revu à la hausse. Selon des sources humanitaires, le ministère congolais des Affaires sociales estime, le 26 novembre, désormais à 100 000 le nombre de personnes sinistrées. Il était de 50 000 la semaine dernière.

    Outre la Likouala où l'on recensait jusqu'à présent les dégâts les plus importants, plusieurs localités du centre du Congo-Brazzaville s'avèrent également sévèrement touchées. En cause, de très fortes pluies qui ont fait sortir l'Oubangui et le fleuve Congo de leur lit. Les autorités congolaises n'ont pour le moment communiqué aucun bilan des pertes en vies humaines. La semaine dernière, la presse progouvernementale congolaise faisait état de trois morts.

    Des axes de communication impraticables

    Les difficultés qu'il y a d’évaluer les dégâts dans des zones où la montée des eaux rend impraticables certains axes de communications et la durée de cet épisode de pluie torrentielle expliquent la difficulté d'établir un bilan. Pour Jean-Martin Bauer, directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) dans le pays, « la situation dure déjà depuis quelques semaines. Elle était au début concentrée au niveau de la vallée de l’Oubangui. Il était donc sorti de son lit déjà au mois d’octobre et le temps passant, il y a maintenant des impacts dans la zone centrale du pays. Donc, en plus de la Likouala où il y avait 50 000 personnes affectées, ce qui a de nouveau, c’est que la cuvette et les plateaux sont eux aussi affectés, notamment dans la cuvette. On nous a communiqué aujourd’hui une estimation de 30 000. »

    Confrontées à de graves difficultés financières, les autorités congolaises ont lancé la semaine dernière un appel aux organisations humanitaires. Personnes déplacées, maisons dévastées ou récoltes détruites, les besoins sont importants et l'aide s'organise peu à peu, précise Jean-Martin Bauer, « on a fait partir une barge de Brazzaville samedi avec 740 tonnes de vivres, puis aussi des médicaments et autre chose. Cela devrait nous permettre de couvrir une grande partie des gens affectés dans la Likouala. Maintenant, le défi c’est de passer à l’échelle pour aussi couvrir les autres besoins dans le centre du pays. C’est vrai que c’est très compliqué »

    Un épisode de crues exceptionnel

    Si les inondations sont récurrentes dans le pays, cet épisode reste exceptionnel. Du jamais vu depuis plus de 20 ans, selon les villageois des zones sinistrées. « C’est vrai que les inondations sont récurrentes dans la vallée des fleuves Congo et de l’Oubangui, explique encore Jean-Martin Bauer du PAM. Mais celles qui ont lieu cette année sont exceptionnelles. J’étais dans la Likouala la semaine dernière et les personnes avec lesquelles j’ai pu m’entretenir ont fait la comparaison entre cette année avec les inondations de 1999 et 1962. Cela fait au moins 20 ans qu’il n’y a pas eu d’inondations comme ça au Congo. C’est un phénomène exceptionnel. »

     

    source: http://www.rfi.fr/afrique/2min/20191127-congo-brazzaville-intemperies-inondations-personnes-sinistrees-likouala-oubang

    Continuer

Nouveaux Articles

Populaires