Cameroun

  • Cameroun: un premier cas de coronavirus confirmé

    Un premier cas du nouveau coronavirus a été confirmé au Cameroun, a annoncé vendredi le ministre camerounais de la Santé, précisant que le malade est un Français arrivé le 24 février à Yaoundé.

     

    Le Cameroun est donc le premier pays d'Afrique centrale et le huitième pays du continent à annoncer un cas du nouveau coronavirus. 

    "Le ministre de la Santé publique annonce la confirmation d'un cas de Covid-19 (coronavirus) sur le territoire camerounais", écrit Manaouda Malachie dans un communiqué de presse. 

    Le porteur du virus est "un citoyen français, âgé de 58 ans, arrivé à Yaoundé le 24 février", précise-t-il.

    Le patient a été placé "en isolement dans un centre de prise en charge" de l'hôpital central de Yaoundé, l'un des principaux hôpitaux publics, selon M. Malachie qui assure que c'est "la surveillance active" mise en place par le Cameroun qui "a permis de détecter ce cas".

    "Au Cameroun, le laboratoire du Centre pasteur dispose d'outils et de capacités pour un diagnostic rapide des cas", avait affirmé fin février à l'AFP Clavère Nken, responsable de la communication au ministère de la Santé.

    Par ailleurs, des contrôles ont été établis aux points d'entrée aériens et maritimes dans le pays, avait-il précisé.

    A l'échelle mondiale, près de 100.000 cas connus ou avérés de nouveau coronavirus ont été enregistrés depuis le début de l'épidémie, dont 3.300 décès, dans plus de 80 pays et territoires, selon un décompte de l'AFP.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/news/monde/cameroun-un-premier-cas-de-coronavirus-confirm-c3-a9/ar-BB10Pn5H

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  • "M. Macron, le Cameroun n'est pas un Dom-Tom", la colère gronde à Yaoundé contre le président français

    Le président Macron promet de faire pression sur son homologue camerounais sur la question des droits de l'homme. Ses propos enflamment la toile en Afrique.

    Ils étaient plusieurs centaines à manifester le 24 février 2020 devant l’ambassade de France à Yaoundé, brandissant des drapeaux camerounais et des pancartes hostiles au président français Emmanuel Macron.

     

    Monsieur Macron, le Cameroun n'est pas un Dom-Tom (département français d'Outre-mer). Monsieur Macron, mêle-toi de tes oignons

    Sur les pancartes des manifestants camerounais

    "Nous sommes ici pour protester aux propos de Macron, parce qu’il a manqué de respect à notre président. Nous ne sommes pas une province de la France. Le Cameroun est un Etat souverain, indépendant depuis 1960", explique à l’AFP Souley Aboubakar, président d’une association de jeunes partisans de Paul Biya, à l’origine de ce rassemblement.

     

     

    Un activiste camerounais face à Emmanuel Macron

     

    Cette flambée de colère a été déclenchée par les propos tenus par le président Emmanuel Macron face à un activiste camerounais qui l’avait interpellé, le 22 février à Paris, sur la violation des droits de l’Homme dans son pays, en marge d’une visite au Salon de l’agriculture. Le président français lui a promis de mettre "le maximum de pression sur le président Paul Biya pour que cessent des violences intolérables au Cameroun".

    Le 14 février, des hommes armés portant des uniformes de l’armée et certains masqués avaient attaqué le village de Ntumbo en zone anglophone faisant de nombreuses victimes parmi lesquelles des enfants, dont neuf âgés de moins de cinq ans. L’armée camerounaise a évoqué "un malheureux accident " au cours d’échanges de tirs entre forces de sécurité et rebelles sécessionnistes. L’ONU a demandé une enquête indépendante et impartiale. Paris avait déjà condamné ces violences et demandé que "les responsables répondent de leurs actes".

    Dès le 23 février, le gouvernement camerounais assurait qu’il voulait "rester maître de son destin". La présidence camerounaise est revenue à la charge lundi 24 février, elle s’est offusquée de "propos surprenants".

    Le président est comptable de son action devant le seul peuple camerounais souverain et non devant un dirigeant étranger, fut-ce un ami. Il n'a pas besoin de pression extérieure

    Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général à la présidence

    Communiqué de la présidence de la République

    Depuis la publication sur les réseaux sociaux de la vidéo de l’échange entre le président Emmanuel Macron et l'activiste camerounais connu sous le pseudo de Calibro Calibri, certains internautes ont salué le courage de l’activiste. Ce n’est pas de sa faute si le Cameroun se vend mal sur le plan international, peut-on lire sur le site d’information Camer.be

    "S’est-on jamais préoccupé de savoir combien l’image et la notoriété du Cameroun sont écornées à l’international par des détournements systématiques et séculaires des deniers publics, de la corruption généralisée à ciel ouvert, du musèlement des partis politiques ? " Le Cameroun n’a qu’à s’en prendre à lui-même, il doit redorer son blason et retrouver sa place dans le concert des nations, écrit Camer.be

    Pour le site d’information Cameroonvoice, "c’est le Macron profond qui a parlé. Celui qui avait promis un autre destin aux jeunes Africains", plaide la rédaction du site .

     

    "Une communication paternaliste et infantilisante"

     

    Mais la majorité des internautes africains se sont déchaînés contre "le ton discourtois" de cet échange jugé "indigne" à l’égard de leur président. Dans la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron a aussi révélé avoir déjà fait pression sur le président Paul Biya pour obtenir la libération de son principal opposant Maurice Kamto.

    "Après, on va nous demander de respecter les présidents africains. Suite à cette fanfaronnade de Macron, si Biya était autre chose qu’un laquais, l’ambassadeur de France au Cameroun aurait déjà été convoqué et l’ambassadeur du Cameroun en France rappelé" : rien de tout ça n’a été fait, s’insurge une internaute.

    "C’est une communication paternaliste et infantilisante", analyse le politologue camerounais Mathias Eric Owona Nguini sur le site de RFI. Alors que la presse camerounaise dénonce "une conversation surréaliste". Certains n’hésitent pas à pointer "une mise en scène pure et simple, pour ternir l’image du président camerounais".

    Emmanuel Macron s’attendait-il à cette explosion de colère ? Dans son échange avec l’activiste camerounais qui sollicitait son intervention, le président français avait tenu à lui expliquer que la France avait un rôle compliqué en Afrique.

    "Quand la France dit que tel dirigeant n’a pas été démocratiquement élu, les Africains nous disent : 'De quoi vous mêlez-vous' ?...Moi, je mets la pression sur chacun et je travaille avec l’Union africaine" pour le faire, a-t-il insisté avant de rappeler qu’il ne revient pas à la France de faire la démocratie au Cameroun à la place des citoyens de ce pays.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/m-macron-le-cameroun-nest-pas-un-dom-tom-la-col%c3%a8re-gronde-%c3%a0-yaound%c3%a9-contre-le-pr%c3%a9sident-fran%c3%a7ais/ar-BB10ngmS?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Yannick Noah raconte comment il est devenu chef d'un village au Cameroun

    Le chanteur et ex-tennisman Yannick Noah décrit au micro d'Europe 1 les liens qui l'unissaient à son père Zacharie, décédé en 2017. A sa mort, ce dernier lui a transmis un héritage peu commun : Yannick Noah est désormais le chef d'un village de 5.000 habitants près de Yaoundé.

    INTERVIEW

    Yannick Noah a multiplié les carrières et les casquettes. Depuis trois ans, il en compte une nouvelle : celle de chef de village. Depuis la mort de son père Zacharie, ancien footballeur professionnel camerounais, il est à la tête du village d'Etoudi, 5.000 habitants, à quelques kilomètres de Yaoundé. Pour l'ex-tennisman, c'était l'occasion de s'attarder sur les liens forts qu'il entretient avec le Cameroun.

    "Je suis parti du Cameroun à 12 ans, mais je me sens profondément camerounais et profondément français !" Yannick Noah a toujours revendiqué ses attaches avec le contient africain, malgré quarante ans de vie entre la France et les Etats-Unis. Il y a trois ans, suite au décès de son père, il a dû retourner au Cameroun pour l'y enterrer. "Quatre jours avant l’enterrement, tous les soirs il y avait un grand feu et tous les gens du village venaient parler des souvenirs qu’ils avaient eus avec papa", se remémore-t-il.

    Responsabilités au sein de la communauté

    Mais la cérémonie d'enterrement était aussi l'occasion d'un passage de témoin. "A partir du moment où mon père est parti, je suis devenu naturellement le chef du village." Au micro d'Europe 1, Yannick Noah a décrit une cérémonie faite de danses et de chants, certes "étrange" pour lui, l'homme de culture européenne, mais "intense". "Tu es dans une espèce d’état second, de transe. C’est moins douloureux et plus facile."

    En tant que chef de village, Yannick Noah a désormais de véritables responsabilités au sein de sa communauté. "Quand il s’agit d’organiser une fête c’est sympa mais il y a parfois des décisions difficiles à prendre." Il reçoit ainsi les doléances des habitants, doit régler des problèmes du quotidien mais aussi se prononcer sur des sujets variés comme l'éducation ou l'entretien des routes.

     

    source: https://www.europe1.fr/societe/yannick-noah-raconte-comment-il-est-devenu-chef-dun-village-au-cameroun-3950903

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  • Cameroun: il tranche la gorge de son petit frère pour 300 000 dollars

    C'est l'histoire rocambolesque d'un jeune garçon qui voulu être riche trop tôt et qui est aujourd'hui dans les mailles de la police judiciaire.

    Il faut faire très attention aux rencontres que l'on fait sur les réseaux sociaux. C'est la leçon qu'on devrait retenir de cette histoire terrible survenue dans la capitale économique du Cameroun.

    Blaise Nji et son ami Awa sont deux jeunes hommes de 19 ans. Alors qu'ils s'ennuient dans leur chambre, ils décident de faire des recherches sur internet. C'est ainsi que Awa se lance sur Google en recherchant '' comment se faire de l'argent''. Ce dernier tombe sur un illustre inconnu qui lui promet une somme de 300.000 dollars si ce dernier lui ramène un cadavre d'un enfant de moins de dix ans. Ce dernier parle de la proposition a son compère Blaise Nji et les deux gamins décident d'accepter la proposition de leur correspondant. Durant leur multiples causeries sur WhatsApp, le correspondant mystérieux demande les photos de ses jeunes compagnons d'affaires avant tout engagement. Une demande que les jeunes garçons exécutent sans se poser de questions.ils ignorent qu'ils sont en train là de signer leur arrêt de mort. Oui parce que dans la foulée, le correspondant mystérieux fait comprendre a Awa et a Blaise que maintenant qu'il a en sa possession leur photo, ils ont l'obligation d'exécuter la fameuse mission dans un délai de trois jours sinon, les deux jeunes hommes mourront simplement.

    C'est ainsi que Blaise Nji qui a un petit frère de 9 ans propose ce dernier comme le sacrifice qui leurs permettra de rentrer en possession de la fameuse somme de 300.000 dollars. Dans la nuit du 16 février 2020, les deux complices ( Blaise et Awa) transportent le jeune Gaspard ( prénom d'emprunt) sur une moto en direction de yassa. Arrivés dans un coin sombre, ils entre dans une broussaille et font descendre le petit. Pendant que Awa le maîtrise les bras et les jambes,. Blaise Nji son propre grand frère lui ferme les yeux et à l'aide d'une lame de rasoir, lui tranche la gorge sur une longueur de 16 centimètres avec une profondeur de 4 centimètres.
    Le laissant pour mort , les deux '' meurtriers '' rentrent à Ndogpassi où ils résident et essaient de joindre le commanditaire mystérieux de cet acte odieux pour rentrer en possession de leur dû. A leur grande surprise, le numéro ne passe plus et ne passera plus jamais.

    Par la force des choses , le gamin qui avait été laissé pour mort se réveille et se relève dans la broussaille de yassa le corps couvert de sang, il est aperçu par un groupe de femmes sortant d'une séance de prière. Celles l'emmène chez le chef du quartier qui li a son tour emmène d'urgence le petit dans une formation hospitalière de la place. Ce n'est qu'après les premiers soins que la victime va relater aux médecins les circonstances qui ont conduit à cet hospitalisation. Les médecins a leur tour vont contacter les éléments de la police judiciaire qui vont se saisir du dossier jusqu'à aboutir à l'interpellation du jeune Blaise Nji.

    Ce dernier a été présenté aux médias ce jour et a reconnu les faits en avouant qu'il était allé jusqu'au bout parce qu'il avait peur pour sa vie. Au moment où nous entrons sous presse, il est gardé à vue dans les services de la police judiciaire de bonanjo quand à son complice Awa, il est toujours porté disparu et activement recherché.

     

    source:https://www.camer.be/79132/15:1/cameroun-il-tranche-la-gorge-de-son-petit-frere-pour-300000-dollars-cameroon.html

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  • Cameroun: les mangeurs de chats et de chiens n’en démordent pas…

    Connus jusque-là pour être de fidèles compagnons, les animaux domestiques sont aussi prisés comme viande par des consommateurs au Cameroun. Certains restaurateurs en ont fait leur spécialité et proposent du chien ou du chat au menu. Deux animaux dont la viande est réputée succulente, et auxquels certaines croyances prêtent des vertus rares.

    Au bord d’une route poussiéreuse qui court à flanc de colline, dans le quartier Nkolbisson, à la périphérie de Yaoundé, une dizaine d’hommes sont assis à la seule table de ce restaurant de fortune, communément appelé «tourne dos». Sur cette dernière sont rangées des bouteilles de vin de palme, très prisé par les consommateurs du coin. Assise dans un coin de ce hangar, Thérèse, la cinquantaine bien sonnée, apprête le repas du jour. Au menu, un seul plat: de la viande de chien.

    «Ce n’est que cette viande que je vends ici. Si vous voulez autre chose, renseignez-vous chez ma voisine», nous lance la restauratrice à notre arrivée.

    Pour avoir un morceau de cette viande, il faut débourser entre 500FCFA et 700FCFA (entre 0,76 et un euros), selon la grosseur. Jacques, conducteur de mototaxi, est un fidèle client du restaurant.

    «J’aime bien manger de la viande de chien. Le samedi en après-midi, je viens prendre un ou deux morceaux et mon verre de vin de palme», confie-t-il en mordant dans la chair de canidé.

    Pour ce qui est du circuit d’approvisionnement, on apprendra rapidement que ces animaux sont achetés dans des élevages de villages voisins.

    Nous ferons confiance à Thérèse, même s’il n’est pas rare dans les métropoles du pays, d’entendre parler de vols de chiens et de chats à des fins de consommation. En effet, au Cameroun, de plus en plus de restaurants proposent à leur carte de la viande d’animaux de compagnie et les clients se recrutent dans toutes les sphères de la société. Yvan Pokam, un étudiant qui a franchi le pas, n’en démord plus.

    «Je l’ai fait par curiosité, parce que mon entourage avait l’habitude de vanter les vertus et la saveur de la viande de chien. Pour moi, c’est une viande comme toutes les autres. Il en est de même pour la viande de chat. La barrière qui empêche à certains à s’y mettre est purement mentale. Et cela est dû au fait que ces animaux sont proches de nous», explique-t-il.

    Les supposées vertus des animaux familiers

    Au Cameroun, cette habitude culinaire est présente dans de nombreuses familles. D’ailleurs, certaines tribus dans le pays sont réputées pour en avoir fait une spécialité locale. François Gaël Mballa, originaire de la région du centre, confirme:

    «Chez nous, les Eton [tribu du centre Cameroun Ndlr], il n’y a pas d’âge précis à partir duquel on commence à consommer les animaux domestiques. Je consomme de la viande de chien et de chat depuis mon plus jeune âge», témoigne-t-il au micro de Sputnik.

    Au-delà de leur saveur une fois cuisinés, relate François Gaël Mballa, ces animaux sont aussi prisés pour des raisons mystiques.

    «Nos traditions confèrent des vertus protectrices à la viande de chat ainsi qu’à celle de chien. Elles vous immunisent contre certaines pratiques occultes», nous explique-t-il.

    Des vertus réelles ou fantasmées qui ont voyagé à travers les époques et les générations et qui continuent d’alimenter les croyances, comme le souligne, Maurice Somo, sociologue camerounais.

    «Certains peuples, sur le plan culturel, attribuent à certains animaux un certain nombre de vertus comme la force et l’agilité. Des forces, qu’ils croient transférables de l’animal à l’homme, dès lors qu’ils consomment cet animal. D’où la consommation de chien ou de chat, parce qu’ils espèrent être aussi agiles que ces animaux-là», mentionne-t-il à Sputnik.

    L’acceptation sociale de cette pratique alimentaire diffère selon les régions du monde, détaille Maurice Somo: manger des chats et des chiens est considéré comme choquant dans certaines parties du monde, ailleurs, cette pratique est considérée comme très normale et même banale. Le sociologue estime qu’«il faut avant tout tenir compte du fait que les animaux domestiques, en l’occurrence le chien et le chat, n’ont pas la même considération en Afrique qu’en Occident.»

    «Lorsque vous percutez un chien avec votre véhicule au Cameroun, cela n’émeut vraiment personne. Mais ailleurs, cela fait l’objet d’une préoccupation véritable, car on n’est pas loin d’avoir percuté un être humain», conclut-il.

    Il ne précise pas si la victime d’un tel accident de la route finit en civet… 

     

    source: https://fr.sputniknews.com/afrique/202002201043103190-au-cameroun-les-mangeurs-de-chats-et-de-chiens-nen-demordent-pas/

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