Arabie Saoudite

  • Coronavirus: l’avenir s’assombrit pour le pétrole saoudien

    La compagnie pétrolière, Aramco, s’apprête à mettre sur le marché dès avril 12,3 millions de barils par jour. Un volume supérieur de 25 % à la production actuelle, qui nécessitera de puiser dans les stocks.

    Au terme de la pire semaine sur les marchés du pétrole depuis la crise de 2008, la compagnie pétrolière saoudienne Aramco vient de publier pour la première fois ses résultats annuels ce dimanche. Ils font état d’un résultat net de 88,2 milliards, en baisse de 20,6 % par rapport à 2018. Des profits qui restent énormes sachant qu’à son introduction en Bourse fin 2019, Saudi Aramco était - et demeure encore - la première valorisation boursière mondiale et que ses bénéfices 2018 dépassaient ceux d’Apple et Google réunis.

    Mais, entre-temps, la donne a bien changé. Sur fond de pandémie du coronavirus, c’est une véritable guerre des prix qui s’est déclenchée entre les principaux producteurs de pétrole. Depuis un pic atteint il y a un peu plus de deux mois, les cours ont perdu un peu plus de la moitié de leur valeur pour s’afficher à 31,73 dollars le baril à New York, avec un plongeon de près de 25 % pour la seule journée de lundi dernier. L’or noir souffre autant du côté de l’offre du fait des dissensions entre l’Arabie saoudite et la Russie, que du côté de la demande, déprimée pour cause de coronavirus. N’ayant pas réussi à obtenir de Moscou la baisse de production qu’elle réclamait, Riyad a changé radicalement de stratégie et procédé à la plus forte baisse de ses prix en vingt ans. Aramco s’apprête à mettre sur le marché dès avril 12,3 millions de barils par jour. Un volume supérieur de 25 % à la production actuelle, qui nécessitera de puiser dans les stocks.

    Le PDG d’Aramco, Amin Nasser, cité dans un communiqué, se veut rassurant: «Dans diverses circonstances - certaines planifiées et d’autres non - le monde a eu un aperçu sans précédent de l’agilité et de la résilience de Saudi Aramco.» Il n’en reste pas moins que la compagnie pétrolière devra produire plus avec moins. Ses dépenses en capital sont déjà tombées à 32,8 milliards de dollars en 2019, contre 35,1 milliards de dollars en 2018, et la société prévoit de limiter ses investissements entre 25 et 30 milliards de dollars en 2020, «compte tenu des conditions actuelles du marché». Une équation difficilement compatible avec l’injonction gouvernementale de doper la production.

     

    source: https://www.lefigaro.fr/societes/coronavirus-l-avenir-s-assombrit-pour-le-petrole-saoudien-20200315

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  • Coronavirus: l’Arabie saoudite suspend l’entrée des pèlerins

    (Riyad) L’Arabie saoudite a annoncé jeudi suspendre « temporairement » l’entrée des pèlerins se rendant à La Mecque, premier lieu saint de l’islam, une décision très rare destinée à prévenir « l’arrivée » du nouveau coronavirus qui s’est propagé dans le Golfe.

    Riyad n’a annoncé aucune infection au COVID-19 sur son sol mais la plupart des pays voisins ont enregistré des dizaines de cas ces derniers jours, en majorité des personnes revenant d’un pèlerinage chiite en Iran où la maladie a fait 26 morts, bilan le plus lourd après celui de la Chine, foyer de l’épidémie.

    Dans ce contexte, le gouvernement saoudien a décidé de « suspendre temporairement les entrées dans le royaume pour réaliser la Omra », le petit pèlerinage, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

    En 2003, l’Arabie saoudite avait suspendu l’octroi de visas pour la Omra à certains pays d’Asie, en raison du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait fait 774 morts dans le monde, bilan largement dépassé par le nouveau coronavirus.

    La Omra est effectuée par les fidèles à La Mecque, dans l’ouest du royaume, par des millions de musulmans à n’importe quelle période de l’année, à la différence du hajj, le grand pèlerinage effectué à une date précise une fois l’an.  

    Un des cinq piliers de l’islam, le hajj doit avoir lieu cette année entre fin juillet et début août. Les autorités saoudiennes ne se sont pas encore exprimées sur d’éventuelles mesures de précaution dans l’organisation du hajj qui avait rassemblé quelque 2,5 millions de fidèles en 2019.

    Pèlerins bloqués

    L’organisation du hajj et plus généralement la gestion des lieux saints de l’islam constituent pour le royaume un défi logistique de taille ainsi qu’une importante source de revenus.

    L’analyste Ali Bakeer estime que l’épidémie fait « planer le doute sur le déroulement du hajj. Les calamités passées au hajj suggèrent que le royaume n’a pas la capacité de faire face à une épidémie de masse pendant le (grand) pèlerinage ».

    Riyad espère attirer 2,7 millions de fidèles durant le hajj de 2020, d’après le site internet du ministère du Pèlerinage.

    Mais jeudi, l’Arabie saoudite a également suspendu l’entrée dans le pays des voyageurs munis d’un visa de tourisme et provenant de pays où sévit le nouveau coronavirus, selon des critères qui seront fixés par les autorités sanitaires.

    « Ces procédures sont temporaires, et sont assujetties à l’évaluation continue des autorités compétentes », a indiqué le ministère des Affaires étrangères, appelant les ressortissants saoudiens à ne pas se rendre dans les pays touchés par la maladie.

    En Asie, des milliers de candidats au petit pèlerinage se trouvent soit bloqués dans des aéroports soit dans l’incertitude de pouvoir se rendre en Arabie saoudite.

    C’est notamment le cas en Indonésie et au Bangladesh, deux gros pourvoyeurs de pèlerins à La Mecque.

    Dans le Golfe, plusieurs citoyens saoudiens figurent parmi les personnes infectées au Bahreïn voisin, qui a annoncé 33 cas, tous revenant d’Iran.

    Plus de 140 personnes, dont le vice-ministre de la Santé, ont été infectées en Iran, poussant les pays voisins à restreindre les déplacements. Le Koweït a enregistré 43 cas et Oman quatre.

    « Les gens ont peur »

    Les Émirats arabes unis, qui ont suspendu les vols vers et en provenance d’Iran, ont enregistré 13 cas de contamination, dont trois ont guéri. Les deux cas d’infection les plus récents sont ceux de deux ressortissants iraniens.  

    Bahreïn a annoncé la suspension de tous les vols à destination et en provenance d’Irak et du Liban, deux pays qui comptent une importante population musulmane chiite se rendant fréquemment en Iran pour visiter des sanctuaires.

    Par ailleurs, le Koweït et Bahreïn ont fermé toutes les écoles pendant deux semaines après qu’un citoyen infecté par le virus ait transporté des élèves dans trois établissements.

    « Les enseignants, les élèves et les parents sont très inquiets, surtout parce que nous ne savons pas combien de temps cela va durer », a confié Anne Marie, une expatriée sud-africaine vivant à Bahreïn, où de nombreux résidents portent des masques dans la rue.

    « Les gens ont peur, mais je pense qu’il n’est pas nécessaire de paniquer tant que l’on prend des précautions et que l’on se tient à l’écart des lieux bondés », a fait valoir Roshan, un expatrié indien.

     

    source: https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/202002/27/01-5262567-coronavirus-larabie-saoudite-suspend-lentree-des-pelerins.php

     

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  • Les autorités de La Mecque appellent à arrêter Asayel Slay, une jeune rappeuse saoudienne

    Sa chanson «Mecca Girl», où elle salue le courage des femmes vivant à La Mecque, offense «les coutumes et traditions» de la ville sainte de l’islam, selon son gouverneur.

    « Mecca Girl » indigne les autorités saoudiennes. Dans cette chanson - « La fille de La Mecque » en version française -, la rappeuse Asayel Slay salue le courage des femmes vivant dans la ville sainte et les qualifie de « bonbons en sucre ». Le clip montre la jeune femme voilée, lunettes de soleil sur la tête.

     

    Ni une ni deux, les autorités de La Mecque, par la voix de leur gouverneur, Khaled al-Faiçal, ont ordonné l’arrestation de la rappeuse saoudienne qui offense, selon elles, « les coutumes et traditions » de la ville la plus sainte de l’islam. Une décision contrastant avec les récentes levées de restriction sur les divertissements dans le royaume ultraconservateur.

    Les propos de Khaled al-Faiçal ont suscité sur Internet une vague d’indignation. « Je viens de La Mecque et la seule chose que je trouve offensante est votre racisme et misogynie et votre guerre contre une jeune femme », a déclaré sur Twitter un internaute saoudien, en référence notamment au fait que la jeune femme est noire.

    « C’est si typique du gouvernement saoudien : inviter des influenceurs occidentaux pour laver les crimes du régime mais attaquer les véritables femmes saoudiennes qui essaient d’exprimer artistiquement leur identité culturelle », a réagi une autre internaute.

    Sous l’impulsion du prince héritier Mohammed ben Salmane, homme fort du royaume cherchant à le débarrasser de son image ultraconservatrice, Ryad encourage l’essor des divertissements sur son territoire. Un festival de musique électronique a ainsi été organisé en décembre près de la capitale, auquel ont assisté de nombreuses Saoudiennes, parfois non voilées.

    Mais cet assouplissement des normes sociales - bien accueilli par les habitants, dont les deux tiers ont moins de 30 ans - s’est aussi accompagné d’une répression des opposants. Les ONG ont ainsi dénoncé l’arrestation de journalistes, d’écrivains et de militants en novembre, et le royaume reste scruté par la communauté internationale sur son bilan en matière de droits humains.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/les-autorit%c3%a9s-de-la-mecque-appellent-%c3%a0-arr%c3%aater-asayel-slay-une-jeune-rappeuse-saoudienne/ar-BB10jJEz?li=BBoJvSH&ocid=UP97DHP

     

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