Etats-Unis

  • Etats-Unis : l'emploi s'effondre malgré les embauches massives de plusieurs groupes

    Les géants de la distribution, Walmart et Amazon en tête, ont annoncé des embauches massives, conséquence inattendue de la pandémie de coronavirus qui a provoqué la ruée des consommateurs vers les supermarchés pendant que les petits commerces licencient à tour de bras.

    Pour autant, ces embauches ne suffiront pas à compenser le naufrage du marché de l'emploi américain. De nombreux secteurs, transport aérien, tourisme, hôtellerie, restauration, ont vu leur activité se réduire comme peau de chagrin ces dernières semaines en raison des mesures draconiennes prises pour endiguer le nouveau coronavirus qui se répand aux Etats-Unis. Et la première économie du monde a violemment plongé dans la récession.

    La chaîne de distribution américaine Walmart, premier employeur aux Etats-Unis, a annoncé jeudi l'embauche de 150.000 personnes pour faire face à la demande accrue. Le groupe va aussi verser 365 millions de dollars en bonus à ses employés payés à l'heure pour les récompenser de leur «dur travail» pendant «cette crise sanitaire nationale sans précédent». C'est aussi une façon de fidéliser ces travailleurs, qui occupent les emplois les plus précaires, et d'assurer que les magasins puissent poursuivre une activité normale.

    Rodney McMullen, PDG de la chaîne de supermarchés Kroger, qui possède de nombreuses marques dont Fred Meijer et Harris Teeter, a indiqué de son côté que le groupe - plus grande chaîne de supermarchés aux Etats-Unis -, avait actuellement 10.000 postes vacants. «Au cours de la dernière semaine, nous avons embauché plus de 2.000 personnes», a-t-il indiqué à la radio NPR, évoquant «une flambée de la demande» nécessitant plus de bras.

     

    Quoique significatives, ces embauches sont une goutte d'eau dans l'océan des suppressions d'emplois. Les données officielles indiquent une augmentation sans précédent des licenciements. «Le prochain rapport sur les demandes d'allocations chômage pour la semaine du 15 au 21 mars devrait faire état de quelque 2,5 millions de demandes», contre 281.000 demandes la semaine précédente (+70.000), prédit Goldman Sachs dans un note. Ce serait le niveau le plus haut jamais enregistré.

    «Les données d'un large éventail de secteurs suggèrent également une baisse sans précédent des revenus dans de nombreuses industries. Les dépenses de consommation pour les sports et les divertissements, les hôtels, les restaurants et les transports publics en particulier ont déjà considérablement chuté», explique Goldman Sachs. En attendant, le géant du commerce en ligne Amazon est en train, lui, de recruter 100.000 personnes.

     

    source: https://www.lefigaro.fr/flash-eco/etats-unis-l-emploi-s-effondre-malgre-les-embauches-massives-de-plusieurs-groupes-20200320

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  • Coronavirus: les États-Unis fermés aux Européens

    Le président américain l'a annoncé dans la nuit. Il suspend à partir de vendredi tous les voyages depuis l'Europe vers les États-Unis. 

    Donald Trump suspend tous les voyages depuis l'Europe vers les USA pour un mois pour endiguer l'épidémie de coronavirus. Didier Arino, directeur général du cabinet Protourisme, a jugé jeudi 12 mars sur franceinfo la décision américaine "inquiétante". Elle pourrait avoir, selon lui, "des conséquences dramatiques pour l'ensemble de la filière touristique" dans le monde.

    franceinfo : Comment réagissez-vous à décision américaine ?

    C'est du jamais vu. C’est extrêmement inquiétant. Cela montre qu'il y a une panique au sein du gouvernement américain. Le tourisme aux États-Unis c'est près de 200 milliards de dollars de retombées économiques, c'est trois fois et demie les recettes que nous avons en France des clientèles étrangères. Cela veut dire que les États-Unis, à eux seuls en termes de recettes du tourisme des étrangers dans leur pays, c'est beaucoup plus que la France, l'Espagne et l'Italie, qui sont trois des cinq pays avec la plus forte fréquentation dans le monde au niveau du tourisme. On voit bien qu'on rentre dans une sphère tout à fait inquiétante avec des conséquences dramatiques pour l'ensemble de la filière touristique, mais aussi pour le transport aérien, qui était déjà relativement en mauvais état avec une perte annoncée des compagnies aériennes de près de 100 milliards de dollars. L'impact sera tout à fait considérable sur l'ensemble de la chaîne touristique.

    Au niveau mondial ?

    Oui au niveau mondial. Un impact d'abord pour les États-Unis, qui sont quand même la nation avec le plus de retombées touristiques des dépenses des étrangers dans leur pays, pour le secteur français et pour l'Europe en règle générale. Il faut voir que dans les cinq premiers pays dans le monde en termes de flux touristiques, il y a la France, l'Espagne, la Chine, les États-Unis et l'Italie. Et donc, ce sont les cinq pays qui sont visiblement touchés, avec une très forte diminution des flux. Donc, les conséquences seront considérables avec des centaines de milliers d'emplois qui seront touchés. Espérons que cette mesure d'interdiction puisse être limitée dans le temps.

     

    Le secteur du tourisme s'est, rappelons-le, 10% des emplois dans le monde, 10% du PIB. Et s'il y a une diminution de 20% du tourisme mondial, l'impact sera de 0,2% sur le PIB mondial. Didier Arino, directeur général du cabinet Protourismeà franceinfo

     

    Le tourisme en France, c'est 2 millions entre les emplois salariés et les emplois non-salariés. En Île-de-France, quasiment un emploi sur quatre, un emploi sur cinq est lié au tourisme, à la chaîne touristique. Que ce soit au niveau des transports, au niveau de l'hébergement, de la restauration, des réceptifs. Donc, on voit que le secteur du tourisme est fondamental pour l'économie.

    Le secteur du tourisme pourrait-il être durablement touché ?

    Ça va mettre à mal un secteur qui allait plutôt bien parce que la croissance mondiale a été, en partie, tirée par le tourisme, avec déjà les Chinois qui représentent 250 milliards de dollars de dépenses. Les Américains, 200 milliards de dollars de dépenses. C'est un secteur extrêmement lourd et fortement pourvoyeur d'emplois. Pour l'instant, les conséquences étaient dramatiques pour des pays comme le Cambodge, comme la Thaïlande. Ça nous paraissait extrêmement loin, mais ça se rapproche. Heureusement que la France dépend fortement aussi du tourisme français et européen. Rappelons quand même que l'an passé, ce sont les Français qui ont sauvé la saison touristique.

     

    source: https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/restauration-hotellerie-sports-loisirs/les-etats-unis-fermes-aux-europeens-une-decision-aux-consequences-dramatiques-pour-l-ensemble-de-la-filiere-touristique_3862777.html

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  • Coronavirus aux Etats-Unis : une zone de confinement près de New York, la garde nationale déployée

    New Rochelle, dans la banlieue de New York, va être placée en confinement. Aux Etats-Unis, on compte plus de 1000 cas pour 30 décès.

    La tension monte outre-Atlantique. Pendant de longues semaines, alors que la Chine puis l'Europe étaient frappées par le Covid-19, les Etats-Unis, et surtout leur président Donald Trump, ont semblé ne pas prendre très au sérieux ce nouveau coronavirus.

    Mais Trump et les Américains ont semblé se réveiller, un peu brutalement d'ailleurs, ces derniers jours, avec le virus qui sévit désormais très concrètement sur leur sol. Il y a d'abord eu mardi l'annonce du placement en quarantaine de deux élus républicains, qui ont côtoyé de près le président, provoquant chez ce dernier un changement radical de doctrine. Et aussi ce bilan qui continuer de se gonfler jour après jour, avec 1037 cas et 30 morts aux Etats-Unis.

    Surtout, ce mercredi, on apprend que la menace est aux portes de New York, puisque la ville de New Rochelle, située à 25 km de la Big Apple, est tout simplement placée en confinement.

    Un confinement « souple »

    Le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a expliqué que les soldats de la Garde nationale, en nombre non précisé, seraient envoyés dans « une zone de confinement » de 1,6 km de rayon, au sein de cette ville de 80 000 habitants. Ils seront chargés de « ravitailler les habitants et nettoyer les écoles », a-t-il indiqué.

    Dans les faits, autour de cette ville de la banlieue new-yorkaise, toutes les écoles vont fermer et les grands rassemblements sont désormais interdits. En revanche, le gouvernement a, selon ABC News, détaillé un plan de confinement « souple », vu que les gens peuvent tout de même entrer et sortir de la zone de confinement et les petites entreprises peuvent rester ouvertes.

    Comme en Chine ou en Europe, le Covid-19 s'installe donc dans la vie des Américains et vient perturber leur quotidien. Ainsi, les candidats démocrates à la présidentielle américaine, Joe Biden et Bernie Sanders, ont tous deux annulé leur meeting de campagne mardi en raison de l'épidémie.

    De son côté, le président Trump a assuré qu'il était prêt à être testé pour le coronavirus, soulignant toutefois qu'il se sentait « très bien ».

     

    source: http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-aux-etats-unis-une-zone-de-confinement-pres-de-new-york-la-garde-nationale-deployee-11-03-2020-8277204.php

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  • Etats-Unis: un petit agriculteur laitier cumule les heures pour résister

    Le réveil de Jim Davenport sonne tous les matins à 2h45 pour la préparation de la première traite. Les longues heures de travail ne l'effraient pas mais après plusieurs années de vaches maigres, il envisage "pour la première fois" de fermer boutique.

    "Au Nouvel An, je me suis dit que si la situation au 31 décembre 2020 n'était pas meilleure qu'au 31 décembre 2019, il faudrait songer à plier bagages", confie-t-il dans son étable à Ancramdale, un hameau à deux grosses heures au nord de New York.

    Ses 64 vaches laitières sont restées à l'intérieur en ce jour glacial et venteux de janvier, mastiquant nonchalamment le fourrage sans cesse renouvelé ou se reposant aux côtés de la vingtaine de chats qui assurent le contrôle des rongeurs.

    Coiffé d'une casquette verte au logo de sa coopérative, moustache bien taillée sous des yeux rieurs, Jim Davenport passe d'une bête à l'autre, les appelant par leurs prénoms, donnant parfois leur date de naissance. Engoncé dans des vêtements chauds, il s'occupera plus tard des veaux et génisses logés dans des hangars à l'extérieur.

    A bientôt 60 ans, l'agriculteur se verrait bien travailler encore vingt ans - il adore son métier et aime l'idée de nourrir les gens. Mais "il faudrait au moins que je gagne de l'argent ou que je puisse partir (à la retraite) sans dette".

    Il loue son exploitation, sur laquelle il vit avec sa femme, enseignante à la retraite, et où ont grandi ses deux filles.

    "Loi du plus fort"

    Après une année exceptionnelle en 2014, les prix du lait ont chuté sans jamais vraiment se redresser avant fin 2019. Les agriculteurs sont habitués aux mauvaises années, pas à cinq de suite.

    Le problème principal, estime Jim Davenport, c'est que les Américains "sont devenus très bons pour produire du lait".

    Entre les progrès génétiques et nutritionnels, une vache produit aujourd'hui deux fois plus de lait qu'en 1980. La consommation de produits laitiers augmente légèrement chaque année mais la surproduction est chronique.

    Les coûts en aliments, en carburant, en main d'oeuvre, ne cessent, eux, d'augmenter. Jim Davenport s'inquiète particulièrement d'une nouvelle loi obligeant les employeurs dans l'Etat de New York à augmenter le salaire horaire au-delà de soixante heures par semaine.

    Dans ce contexte, "c'est la loi du plus fort", constate-t-il sans amertume. Les fermes les plus grosses ont plus de chances de s'en tirer, les plus petites souffrent.

    Trop endettés, sans successeur à l'âge de la retraite, ou parce que dans certaines zones les terrains valent plus que l'activité de la ferme, nombre d'agriculteurs ont jeté l'éponge: le nombre d'exploitations laitières a plongé de 20% en cinq ans aux Etats-Unis pour s'établir à 37.468 fin 2018.

    "Quand je me suis installé dans le village en 1987, il y avait 27 exploitations laitières. Aujourd'hui, il y en a trois", remarque Jim Davenport.

    Le petit rebond des prix du lait fin 2019 laisse espérer une embellie. Mais la situation reste fragile.

    Prime de qualité

    Jim Davenport parvient à tirer son épingle du jeu grâce à la qualité de son lait, pour laquelle il a reçu de multiples récompenses.

    Tout tient à la propreté, assure-t-il. Dans l'étable, les bouses des vaches, des Holstein et des Ayrshire, sont très régulièrement évacuées avec un racloir. A l'heure de la traite, les pis sont soigneusement désinfectés puis nettoyés avant la pose d'une des quatre trayeuses mécaniques de l'étable.

    L'agriculteur reçoit une prime de qualité de la part de l'organisation à laquelle il vend la majeure partie de sa production, Agri-Mark.

    Il vend aussi, à un prix un peu plus élevé, du lait, des yaourts, et de la crème sous la marque Hudson Valley Fresh, qu'il a montée avec une dizaine d'agriculteurs du coin, à des épiceries haut-de-gamme de New York ou à des baristas soucieux de connaître leurs fournisseurs.

    Impliqué dans la vie locale, Jim Davenport reconnaît qu'il n'est pas le plus grand gestionnaire. Mais l'idée, dit-il, est "de gagner suffisamment d'argent pour pouvoir réduire les heures".

     

    Il est "content" quand, sur une semaine de 168 heures, il parvient à en travailler moins de la moitié. Son objectif est de ne travailler "que 70 heures par semaine à 70 ans".

     

    source: https://www.ouest-france.fr/economie/aux-etats-unis-un-petit-agriculteur-laitier-cumule-les-heures-pour-resister-6717721

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  • Une partie du mur de Donald Trump tombe du côté mexicain... à cause du vent

    Une portion du mur entre la Californie et le Mexique est tombée sur des arbres, sans faire de victime.

     

    ÉTATS-UNIS - Le chemin est encore long avant que les États-Unis aient le “mur très puissant” voulu par Donald Trump pour les séparer du Mexique. En Californie, une partie de ce mur, promesse de campagne emblématique du président américain, est tombée sur des arbres du côté mexicain de la frontière ce mercredi 29 janvier, rapportent nos confrères du HuffPost américain. Le vent l’a fait tomber.

    Une vidéo partagée par CNN et le Guardian montre la barrière d’acier, haute de plus de neuf mètres, couchée sur des arbres entre la ville de Calexico en Californie, à près de 160 kilomètres au sud de San Diego, et Mexicali au Mexique.

    “Heureusement, les autorités mexicaines ont répondu rapidement et ont pu détourner le trafic des rues alentour”, a indiqué un garde-frontière cité par le Los Angeles Times. L’incident n’a pas fait de blessé.

    D’après lui, les panneaux du mur venaient d’être installés et le béton qui devait les soutenir n’était pas sec. Le vent soufflait jusqu’à 48 km/h dans la zone mercredi, d’après le service météorologique américain.

    Les opposants politiques de Trump en rient

    La veille de l’incident, Donald Trump se vantait encore de la solidité de son mur, note le HuffPost américain. “Nous sommes en train de construire ce beau mur (...) Cette frontière puissante est érigée à une vitesse record”, avait-il dit mardi à Wildwood, dans le New Jersey, lors d’un meeting.

    Forcément, la nouvelle de ce coup de vent n’a pas manqué de faire sourire les opposants politiques du président américain. Certains ont rappelé avec ironie que ce mur, que Donald Trump jurait de faire payer par le Mexique, est parti pour être le mur le plus cher du monde... payé entièrement par les États-Unis.

    “Je possède des immeubles. Je construis, c’est mon travail, je sais comment construire. Personne ne construit comme je construis. Personne. Et les constructeurs à New York vous le diront. Je construis les meilleurs produits.”
    - Donald Trump

    En novembre, le Washington Post avait rapporté que des contrebandiers en provenance du Mexique s’étaient introduits aux États-Unis ces derniers mois en perçant des trous dans de nouvelles sections du mur frontalier à l’aide de scies disponibles dans le commerce de détail pour environ 100 dollars.

    Donald Trump a obtenu le 9 janvier l’autorisation de puiser 3,6 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) dans le budget du Pentagone pour la construction de ce mur, qui peine à voir le jour. La promesse du président américain d’ériger une barrière sur les 3200 kilomètres de la frontière avec le Mexique a fait l’objet de nombreuses batailles au Congrès et en justice, freinant sa réalisation.

     

    Près de 160 kilomètres auraient pour l’heure été construits selon Donald Trump.

     

    source: https://www.huffingtonpost.fr/entry/mur-trump-mexique-tombe_fr_5e32ee67c5b611ac94d0bb6f

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